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vendredi, 29 juin 2007

Sombre avenir pour l'Education Nationale.

f116009b2f573cda4a1ba598f752bae3.gifEmoi ce matin à la déclaration de Xavier Darcos concernant la suppression de 10 000 postes dans l’Education Nationale pour la rentrée 2008. Surprise ? Etonnement ? Réaction immédiate des syndicats. Pouvons-nous être vraiment surpris par une telle annonce ? Pouvons-nous jouer les dramaturges en apprenant cette décision ? A mon sens, la réponse est naturellement non. J’ai même un scoop pour vous, cher Bloggeurs : Nicolas Sarkozy est Président de la République. Il l’avait dit pendant sa campagne, il l’avait martelé durant ses meetings et l’avait, enfin, confirmé à l’occasion du débat entre les deux finalistes à l’élection présidentielle : « Je réduirais le nombre de fonctionnaires et 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite ne sera pas remplacé ». On ne peut pas être plus clair. J’imagine déjà la rentrée scolaire avec ses manques de moyens, ses classes surchargées, des professeurs débordés. Si à la réduction des crédits alloués à l’Éducation Nationale on ajoute la suppression des postes je ne vois pas bien vers où le gouvernement veut nous mener en terme de politique d’éducation. Plus de 20 000 nouveaux élèves (premier et second degrés) par rapport à la rentrée 2007 sont d’ores et déjà prévus en 2008. Comment gérer ? Comment travailler dans de bonnes conditions ? L’Education Nationale n’est pas une multinationale que l’on brade au premier venu avec des coupes sévères en matière d’effectif. Ce n’est pas un objectif de rentabilité qui est demandé mais bel et bien de réussite pour tous.
Bienvenue dans la réalité « Made In » Sarkozy.