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mercredi, 11 juillet 2007
A quand un statut de l'élu?
Que l’on soit jeune élu ou plus ancien, un constat s’impose : la France manque cruellement d’un statut de l’élu. En 2005, sur les plages du Portugal je parcourais les documents à lire édités par les différents courants en préparation du Congrès PS du Mans de Novembre. La motion A de François HOLLANDE prévoyait ce statut. Ségolène ROYAL s’était engagée, en cas de victoire, à légiférer sur cette question. Avec les dernières élections autant dire que ce sujet sera reporté à plus tard…
Je réclame un vrai statut de l’élu. Mais qu’est ce que ce statut ? Que contiendrait-il ? Je pense tout simplement que pour faire de la politique de manière sérieuse et investie il faut soit être fonctionnaire ou être retraité. En effet, pour assumer parfaitement et à plein temps son mandat, il ne faut surtout pas être issu du secteur privé car les difficultés vont se dresser comme un mur de parpaings peut se dresser en quelques heures. Comment prendre des disponibilités ? Comment allier vie professionnelle et vie publique ? Comment mettre un terme à ce « cumul des mandats » ? Comment compenser les pertes financières liées à un départ de son entreprise et éviter, du même coup, toutes dérives ? La réponse se situe concrètement par la création d’un statut qui permettrait notamment à un (une) nouvel(le) élu(e) d’exercer sa mission de manière sereine. Un salarié du privé devrait pouvoir se mettre en disponibilité tout comme cela existe dans le public. Des indemnités calculées de manières cohérentes devraient être décidées. Un retour à son emploi devrait être possible une fois le mandat terminé (échec aux élections ou simple souhait de ne pas se représenter). Actuellement, rien de tout cela n’existe pour le simple élu qui souhaite s’investir dans la mission que lui a confié le peuple et s’en est très dommageable…
Un élu, pour compenser des pertes salariales, ne se verrait plus « obligé » de courir après les mandats pour cumuler plusieurs avantages financiers.Je ne souhaite pas une vie politique concentrée autour des retraités ni des personnes issues du secteur public ; je souhaite, avec eux, des personnes issues du milieu privé pour mieux représenter la diversité de la population : des jeunes, des personnes âgées, des cadres, des fonctionnaires, des artisans, des ouvriers… Toute une population qui souhaite s’investir mais qui ne le peut pas faute de réponse concrète.
Il paraît que la France souhaite de nouveaux élus, des élus plus jeunes, des élus issus de milieux divers… qu’à cela ne tienne ! Mesdames et Messieurs les députés, donnez nous les moyens de pouvoir exercer nos mandats et de ne pas être contraints à des palabres infinies avec nos hiérarchies !
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Commentaires
Ah !!! ces fichus fonctionnaires corporatistes ! C'est vrai qu'ils sont de plus en plus nombreux à occuper les rangs du Parlement... Arrêtons avec ces formules. Nous savons que depuis 2002, il y a beaucoup moins de fonctionnaires à l'Assemblée et beaucoup plus de professions libérales. De grâce cessons d'opposer les fonctionnaires aux salariés du privé. Oui, pour une réforme mais attention aux formules. Je n'apprécie pas du tout les lignes de cet article. Salutations, camarade !
Ecrit par : Frédéric Le Loc'h | dimanche, 15 juillet 2007
Je peux comprendre les agacements qui sont les tiens. Cependant, je tiens à rétablir ma position pour ne vexer ni ne froisser personne : je présente là un constat de la situation politique même si tu as raison d'expliquer que depuis 2002 il y a eu pas mal de changements. Néanmoins ces changements restent aléaotoires et au final, symboliques. Ce billet d'humeur que j'ai édité est une réponse à la situation que je vis actuellement et celle de tant d'autre d'élu. Les fonctionnaires n'ont pas à avoir honte de l'être, les salariés du privé n'ont pas à s'entendre sur leur malheur : c'est ainsi et il faut l'assumer. J'assume donc d'être dans le privé. Ma récation tenait plus dans le fait qu'il serait souhaitable (mais de ça je pense que tu l'as compris) d'adapter tout ce petit monde pour mettre chacun au même niveau afin de pouvoir exercer pleinement quelconque mandat (déjà rien qu'au Conseil Municipal depuis 2001 j'ai éprouvé nombre de difficultés pour assister à des réunions et autres représentations).
C'est pourquoi je réitère mon vif souhait de légiférer un jour sur cette question.
Quant au public : de grâce, ne pas me faire dire (ou écrire) ce que je n'ai pas dit! Je suis de gauche que diable! Le public à un sens pour moi, une vraie vocation pour celles et ceux qui y sont... Donnons nous les moyens simplement de réussir, à nos petits niveaux.
Amitiés.
Yohann
Ecrit par : Yohann NEDELEC | lundi, 16 juillet 2007