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jeudi, 15 mai 2008

La grève, un droit à respecter.

932f833cda094b53d42b5f9f77786b08.jpgCe jour est un jour de grève pour les enseignants. Grève légitime qui ne doit pas être remise en cause. Xavier Darcos s’est fendu d’une phrase homérique : « jeudi ce sera la grève des maires socialistes ».

Façon toute personnelle sans doute d’interpréter le fait qu’une majorité écrasante des premiers édiles français refusent le SMA. Que je sache, sur 36 000 communes je doute que 34 000 aient un maire socialiste. Si une vague rose a déferlé sur la France en mars dernier à l’occasion des élections municipales il s’agit, ici, de ne pas tout mélanger. Je connais bon nombre de maires UMP et divers droite qui ne soutiennent pas cette mesure et qui ne feront pas appliquer la demande du Ministre de l’éducation nationale.

Pourquoi ?

Le débat a eu lieu hier soir en mairie à l’occasion d’un bureau municipal où Madeleine Chevalier a exposé la situation locale. Ses explications étaient on ne peut plus claires et je n’ai pu qu’abonder dans son sens demandant même à ce que la position de la majorité municipale soit prise en compte dans le PV prévu à cet effet.
En aucun cas une mairie ne peut accepter de se substituer aux manquements et aux incohérences d’un état qui ne cache plus que les caisses sont vides et dont le corps enseignant, et par ricochet les élèves, sont les premières victimes.

Je n’ai pas vocation, en tant que maire, à faire assurer un service public parce que l’état auquel j’appartiens se désengage chaque mois un peu plus. Dans le même raisonnement je ne vois pas pourquoi je viendrais « casser » l’élan, démocratique et libre, des enseignants à vouloir exprimer de manière bien légitime leur ras-le-bol.

Pour toutes ces raisons et pour ne pas faillir ni à mes responsabilités ni à l’esprit politique qui est celui de la majorité municipale ainsi que le mien, je n’ai pas signé la convention permettant d’instaurer le service minimum dans les écoles.

Qu’en pensent « nos » droites locales ? Plus prolixes pour tenter d’exister par des interventions ratées et décalées au risque de paraître accrochés à une branche définitivement rompue de l’arbre ; mais dont les protagonistes sont les seuls à ne pas s’être rendu compte que la page était tournée…

Commentaires

La proposition du gouvernement est d'autant plus absurde qu'elle reviendrai à faire garder des enfants par des personnels qui ne sont pas formés pour ça ! Est-ce que les agents qui travaillent généralement aux finances, aux espaces verts ou à l'état civil ont vocation à s'occuper de nos enfants quand l'Etat est incapable de garantir le dialogue social ? Qui fera le travail de ces agents pendant ce temps là ? Et Quid de la responsabilité en cas d'accident d'un enfant, sans personnel formé à leur encadrement ? les parents se retourneront-ils contre l'Etat... ou contre le maire ?
Autant de questions pour lesquelles Darcos n'a pas de réponse. Bâcler une mesure pour faire un coup, politique avant les municipales est une chose. persévérer en faisant croire que c'est la panacée est d'autant plus grave.
Errare humanum est, perseverare diabolicum... Apparemment, la droite en perd son latin !

Ecrit par : Etienne | jeudi, 15 mai 2008

Monsieur DARCOS, au lieu de prôner un Service Minimum d'Accueil auprès des maires, devrait travailler à la mise en place d'un Service Maximum d'Accueil tout au long de l'année scolaire en remplaçant les professeurs des écoles absents (stages ou maladie) et en donnant enfin aux enfants des conditions de scolarisation propices aux apprentissages et au devenir des futurs citoyens. Ce n'est pas une école de la 2ème chance qu'il faut penser mais bien l'Ecole de la même chance pour tous les enfants et en particulier à ceux en difficulté. Moins d'enseignants dans les écoles, moins de psychologues scolaires et de maîtres ré-éducateurs dans les Réseaux d'Aide aux Enfants en Difficulté ne permettra pas d'aider efficacement et quotidiennement les enfants en échec. Ceux-ci seront-ils contraints d'écourter leurs vacances, de rallonger leur journée de classe ou leur semaine afin de bénéficier de l'aide qui leur sera retirée chaque jour? Devront-ils renoncer à leur temps de loisirs?

Ecrit par : Florence | jeudi, 15 mai 2008

La grève servirait elle à quelque chose si l'on en croit la presse et les médias qui relayent ce matin la loi que veut imposer sarkozy aux français. Sous des allures bonenfant du "rassurez-vous je m'occupe de vous", ce sont des relents populistes qui se font jour.
Modification de la loi sur les institutions? Je crains le pire dans ces conditions.

Nos remparts régionales et municipales tiendront-elles encore longtemps?

Ecrit par : jean-luc m. | vendredi, 16 mai 2008