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mercredi, 02 juillet 2008
La province a le blues...
Déjà évoqué à maintes reprises sur ce blog mais ayant été la star de la session du Conseil régional de jeudi et vendredi dernier, la décentralisation pose problème.
Elle ne pose pas problème en tant que telle car la démarche est louable et révolutionnaire en 1982 quand Gaston Deffere s’attelle à ces projets voulus par François Mitterrand. Elle pose souci car l’Etat ne respecte pas ses engagements et qu’il n’a pas joué le jeu. Ce n’est pas de moi : c’est l’essence des propos de Didier Pourquery dans son édito de Libération (27/06/2008). Et il a raison.
Le Plan ferroviaire breton ? L’hôpital de Carhaix ? La redéfinition future des secteurs des brigades de gendarmeries ? Nous en payons, localement, le prix fort. Nos collègues des régions voisines partagent cette même analyse. Cet Etat qui veut faire des économies (mon post sur la suppression du service passeport dans notre mairie) accélère le mouvement. C’est un choix politique. Reste que sur le terrain la langue commence à toucher terre dans de nombreux domaines.
Chacun se rejetant la balle en refusant de payer l’ardoise. La SNCF pour l’exemple : 1500 kilomètres de voies, trop dégradées, ne peuvent être utilisées à des vitesses normales. Aux régions de financer ? Ok ! Mais l’argent qui va avec ne suit pas. Alors chacun laisse les dossiers en …l’état.
SNCF et RFF (Réseau Ferré de France) toujours : suite au dramatique accident en Haute Savoie il y a un mois, le Gouvernement réagit en informant qu’il faut débloquer une somme conséquente pour supprimer 80 passages à niveau très rapidement. Pour avoir rencontré les principaux intéressés je puis vous assurer qu’il n’y a rien de concret. Pire, au Relecq-Kerhuon, notre PAN 306 (Passage à Niveau 306) de Kerscao n’est plus dans la longue liste des endroits potentiellement dangereux. Nos interlocuteurs de RFF et de la SNCF ne partagent pas cet avis, ils savent qu’il demeure extrêmement dangereux mais que les statistiques (encore elles !) ne justifient plus de le laisser classé.
Pour l’anecdote, une histoire qui se termine mal. En 2004 un passage à niveau en France devient la triste scène d’un accident mortel pour une dizaine de personnes. L’enquête s’ouvre, tout le monde s’émeut, chacun y va de son commentaire en exprimant le ras le bol de ce PAN. Les autorités s’offusquent qu’il n’ait jamais été supprimé… Diable ! Tout cela pour apprendre que, comme au Relecq-Kerhuon, il avait été classé. Puis déclassé… Et voilà le résultat.
Clairement : nous sommes face à un choix politique et financier, point à la ligne. Celui ou celle qui osera mettre en parallèle un budget et des vies humaines n’aura qu’à bien se tenir…
07:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Commentaires
bonjour
je passe tous les jours sur le passage a niveau de kerscao; je peut vous dire que quand je suis entreux deux camion dans ma patite voiture et que ca ralanti je suis pas rasurere il a eux telement d accident sur ce passage a niveau pour moi pour mon opinion il et temps que la sncf prend aussi c responsabiliter et surtout l etat je nes pas d enfant mes quand j ai mes neveux avec moi pour la journee et que je doit aller au centre leclers je peut vous dire que je fait un scacree detour
merci de votre ecoute
Ecrit par : franck | mercredi, 02 juillet 2008
Le problème de fond est que l’Etat, surendetté, s’est donné comme priorité absolue, dans un contexte de quasi stagnation économique, de réduire son déficit tout en allégeant l’impôt. L’essentiel des politiques publiques sont au service de cette priorité : la décentralisation renvoie vers les collectivités territoriales, sensée être meilleure gestionnaire, les dépenses d’intervention en ne compensant pas intégralement le coût des compétences transférées ; les PPP permettent d’externaliser l’endettement et la gestion de certains ouvrages. Cela a une conséquence pour les collectivités : elles deviennent petit à petit des structures de gestion qui, compte tenue de la contrainte financière qui leur ait imposée, ne disposent plus de réelles marges de manœuvre politique.
Ecrit par : emmanuel | mercredi, 02 juillet 2008
A Emmanuel :
Le problème est bien là : comment se substituer aux manquements d'un Etat obstiné à favoriser une certaine catégorie? J'entends déjà les soupirs de certains lecteurs...
N'empêche que. Le quotidien budgétaire d'une ville la plupart la lit dans la presse. Moi je la pratique au quotidien avec des choix assumés.
1) Appliquer notre programme.
2) Ne pas augmenter l'impôt quand la marge de manoeuvre de l'emprunt est réel.
3) Maîtriser le fonctionnement qui est de loin le plus dur dans une municipalité comme la nôtre étant donné les besoins, les attentes.
Concernant le Partenariat Public Privé (PPP) je vous invite à lire les post de Jean Jacques Urvoas à ce sujet. C'est savoureux...
Au plaisir de discuter économie et budget avec vous...
Cordialement,
Yohann Nédélec.
Ecrit par : Yohann Nédélec | mercredi, 02 juillet 2008
Bonjour
Au sujet de ce passage à niveaux que nous sommes nombreux à emprunter il fut tout de même rappeler une règle de bon sens....:
• Ne pas se coller au "cul" de la voiture qui ai devant vous, ceci vous laissant une marge suffisante pour ne pas vous retrouver bloqué sur la voie....si la voiture devant moi est a l'arrêt, je ne m'engage pas !
le feux tricolore sur l'axe de la voie de kerscao est quant a lui, beaucoups trop court lorsqu il passe au vert; ceci à pour conséquence que lorsqu il passe à l'orange, voir au rouge, il y à systématiquement deux à trois voitures qui sont déja engagées....et donc pouvant se retrouver sur la voie ferrée...alors que bien souvent, le signale de la barrière ce déclenche.
(Aux heures de pontes..j'entend bien)
Rallonger le temps du feux verts sur cet axe, "stresserait", a mon avis, beaucoup moins les chauffeurs, qui du coups, respecteraient mieux le feux rouge...
Souvent, sur cet axe, si je suis derrière un bus et deux voiture, lorsque le feux passe au vert, et que les trois ou quatre véhicules sont passés, je me retrouve deja au feux rouge...bien souvent j'ai été tenté de le griller...ou de passer à l'orange...
D'autre véhicules bifurques par le parking du Leclerc...
Le fait donc de rallonger ce feux verts de 10 secondes et que celui dans face passe au rouge un peux avant permettrais de dégorger la circulation, car souvent bloquer par des voitures souhaitants tourner a gauche (direction Brest) et étant "bloqué par des gros camions de la scarmor ou de la zone....qui eux viennent d'en face et sont donc prioritaires...
Ecrit par : basquin | samedi, 05 juillet 2008
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