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samedi, 01 novembre 2014

5 ans

Le quinquennat a remplacé le septennat aux élections présidentielles de Mai 2002. Mais le vote, quant a lui, datait du 24 septembre 2000 : les français avaient approuvé le principe par la question posée, alors, par Jacques Chirac. J'étais favorable à cette question posée et avais voté oui.

C'est souvent à l'aulne des années que l'on perçoit mieux les limites des décisions qui peuvent être prises : cumulée à l'inversion du calendrier électoral (la présidentielle arrive toujours avant les législatives) la réforme présidentielle rend la situation politique parfois surprenante. Exemples : Manuel Valls se sent obligé de préciser que Hollande est le candidat naturel du PS en 2017. A l'UMP il n'est plus question que de cela entre Juppé qui tiendrait la corde face à un Sarkozy qui, finalement, s'essouffle de manière si rapide que l'on oublie qu'il a été battu voilà un peu plus de deux ans. Et nous ne sommes qu'en...2014! Bref, l'accélération du calendrier pose un certains nombre de problèmes dont celui qui consiste a être obsédé par la préparation de "primaires" comme aux USA (dont le mandat présidentiel est de 4 années et dont les élections de mi mandat, les mid-term, se traduisent dans 90% des cas par une claque au parti au pouvoir à la Maison Blanche) et d'en oublier que le temps politique n'est pas le temps de la concrétisation des actions menées.

En effet, la situation actuelle rend la population exigeante et impatiente; aidée en cela par des médias qui en demandent toujours plus et toujours plus vite. Fatalement la caisse de résonance est idéale lorsque l'on est mécontent! Sauf que je souhaiterais savoir pourquoi, par exemple, l'UMP demande à Hollande de faire, en 2 ans,  ce qu'ils n'ont pas pu ou su faire en 10 ans (2002-2012) sauf à être dans la surenchère et dans la démagogie la plus totale... point sur lequel je ne pourrai m'aventurer tant j'ai du respect pour nos représentants nationaux (sic).

Sauf qu'à un moment, ras-le-bol. Un mandat dure ce qu'il dure et que l'on se moque de savoir qui sera candidat : ce que les français veulent c'est du résultat et donc du temps pour celui qui a été élu. Le temps est le seul élément invariablement efficace pour réussir et pour transformer profondément les choses. Mitterrand avait écrit qu'il fallait "laisser du temps au temps". Je conclurai quant à moi que le temps ne décide rien; mais il permet tout. Ils bossent et on en recause fin 2016?

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03:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

y aurait il une durée de mandat idéale ? pas sur pour plusieurs raisons :
Les deux derniers septennats ont vu l'exécutif pieds et poings liés pour cause de cohabitation , les presidents un socialiste d'abord puis un ump devaient composer avec l'opposition devenue majorité , je ne suis pas sur que celà soit l'idéal ni meme benefique tant celà peut devenir un conflit de personnes au detriment de l'interet general .

les deux derniers quinquennats montrent également leurs limites : un premier "les 2 doigts dans la prise" , avec un tel mepris de la "populace" que celle ci a sanctionné l'élu . Un second , l'actuel , avec un constat terrible : 1000 emplois perdus chaque jour depuis le debut du mandat, un premier , premier ministre dépassé ,dogmatique , anachronique , et il ne s'est rien passé , jusqu'a quelques reformes recentes avec un nouveau premier ministre à mi mandat , mais on a déjà perdu 2 ans 1/2 , 2 ans 1/2 d'immobilisme c'est énorme c'est insupportable dans notre environnement en crise , quel temps perdu .

Quant au médias s'ils sortent de leur complaisance habituelle envers les pouvoirs en place : c'est probablement un signe !

Écrit par : anchorage | samedi, 01 novembre 2014

politique quasiment inchangée dans ses grandes lignes depuis un quart de siècle...

Écrit par : BERNARD | mercredi, 12 novembre 2014

Les commentaires sont fermés.