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mardi, 10 février 2015

La faute à qui?

Le scrutin de dimanche dernier dans le Doubs a fait couler beaucoup d'encre. Encore. Les états majors politiques ont pris la parole pour dénoncer le risque de fascisme. Encore. Les analystes et politologues ont pointé les évolutions depuis les dernières élections. Encore. Bref, irrémédiablement la même chanson, la même artillerie lourde dénonçant l'extrême droite contre la République.

Sauf que tout cela ne fonctionne plus et l'esprit de mai 2002 a déjà un goût de repas de nouvel an resservi une énième fois. Il est loin le temps où la France et les français venaient au second tour de la présidentielle voter à 80% et où le candidat républicain faisait près de 83% des voix. La mienne comprise. A présent nous sommes 13 années plus tard, le cas se représente entre un candidat FN et un candidat PS : 49% de participation et le candidat républicain terminant avec un timide 51%. Pas la gloire au PS au soir du second tour...

Ce qui m'amène à écrire cela aujourd'hui : la faute à qui? La faute à qui cet enracinement? La faute à qui cette parole qui séduit à présent? La faute à qui si le front républicain ne fait plus recette et si, enseignement de base dans le dernier cas cité, la droite républicaine se tourne plus vers le Front National que vers le candidat socialiste?

Je pense que cette faute est la nôtre. La nôtre, celle des partis de gouvernement, celle de la gauche et de la droite qui n'ont pas su, une fois à l'Élysée et à Matignon, tenir la promesse d'un chômage qui baisserait et d'une croissance qui serait au firmament. Notre faute si à présent des électeurs viennent nous dire, viennent me dire "prochaine fois j'essaye le FN". En effet, il bénéficie du doute dévolue à son inexpérience du pouvoir national. Le "après tout, pourquoi pas eux, on les a pas essayé!" nous est servi fréquemment. Le point central de la contestation étant l'emploi : pas d'emploi, pas de revenu donc misère sociale donc bas côté de la route donc... l'extrême car la colère est immense.

Cette histoire vous la connaissez depuis le dernier choc pétrolier, je n'étais pas né mais ai toujours vécu avec cela. Et aucun des présidents depuis Pompidou n'a réussit a juguler la montée inexorable de ce cancer économique et social. Alors modestement je pousse mon coup de gueule à mes collègues socialistes à Paris, autant qu'à ceux qui dirigent l'UMP et qui aspirent à diriger le pays. Si vous ne savez pas, ne dites pas. Si vous n'êtes pas sûr de ce que vous avancez, ne promettez rien. Au niveau local personne ne se risquerait à faire des annonces tonitruantes sous peine d'être désavoué. Soyez humbles et dites comment vous souhaitez vous y prendre. Aussi, je souhaiterais, modestement qu'une pédagogie soit réalisée sur les thèses du parti frontiste lequel est présenté comme un parti sympa et presque aimant la démocratie... Sans invective, sans élever la voix. Que les électeurs sachent ce qu'il y a derrière.

J'ai fait ce travail grâce à la volonté de Renaud Sarrabezolles, 1er adjoint et secrétaire de section du PS de la ville, de décortiquer les positions économiques et sociales, les propositions de vies, de nos quotidiens. Certains diront que je fais de la pub pour ce parti mais allez sur ce site et cherchez. Si nous en sommes capables au niveau local il y en a bien un ou deux à Paris qui peut le faire, non?

Ensuite, une fois démasqué et décridibilisé, pourrons nous nous remettre autour de la table et présenter les différences entre le PS et l'UMP? car elles sont nombreuses mais tout est foutu par terre et dans une vaste confusion car ,hélas, le débat s'est déplacé sur le "c'est pas de ma faute, c'est de la sienne". A mon niveau, local, je suis fier de démontrer la différence entre une gestion de gauche et une gestion de droite. Et quand je regarde autour de moi le champ de ruines politiques suite à mars 2014 je me dis que... c'est p'être pas si mal. Et ici le FN ça fait "pschiit" comme dirait l'autre.

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21:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Le parler vrai vaut toutes les pédagogies politiques!!!!!! bravo Yohan

Écrit par : Adrien Saive | mardi, 10 février 2015

C’est salutaire de vouloir analyser la montée inexorable du FN. Mais je crois que tu ne pousses pas ton analyse assez loin et que tu ne perçois pas le phénomène dans son entièreté.

Le Front National, si on parle énormément d’un vote d’adhésion, est avant tout un vote de rejet. Il augmente au fil des ans, notamment depuis la crise. De plus, s’est ajoutée la dédiabolisation menée par Marine le Pen et qui est un succès... En même temps que le FN monte, l’abstention augmente à toutes les élections. L’abstention et le vote FN traduisent tous deux un rejet de la politique et un sentiment d’exclusion.

Pour le rejet, on pourrait s’arrêter sur 2012 et le sentiment de trahison qu’il laisse. Hollande promettait « le changement, c’est maintenant ». Il s’est construit en opposition à Sarkozy et paraît pourtant faire la même politique que lui. L’alternance ne marche pas. Le bipartisme est devenu un monopartisme. Forcément, le vote FN s’accentue puisque l’UMPS fait sens.

Je dirais que le FN est avec l’abstention et d’autres phénomènes une traduction du rejet du système politique qui ne fait pas participer les citoyens. Ils n’ont plus prise sur la politique. Le bulletin de vote n’a plus de poids. On peut accuser les citoyens de ne pas venir dans les partis politiques. Mais est-ce qu’on donne envie ? Est-ce qu’on donne envie quand nos débats politiques se résume à « combien de milliards d’économie va-t-on faire ? » Est-ce qu’on donne envie quand une grande partie de notre temps est passé à se taper dessus à propos d’investiture ?

Après les manifestations #JeSuisCharlie, que disaient les gens ? « Aux politiques de prendre le relais ». Prendre le relais de quoi ? Le relais de donner sens à la promesse républicaine. Notre rôle est de donner sens à notre devise « Liberté – Egalité – Fraternité ». Il faut que nous proposions un projet de société. Que l’on fasse de la politique au sens noble du terme. Ça paraît évidemment, ça paraît simple… Mais quel projet de société le PS propose ? Et l’UMP ?

La politique au sens noble du terme, c’est offrir un projet de société et faire participer les citoyens. C'est ne pas réduire la citoyenneté au vote. Je crois qu’il est indéniable qu’au niveau local, tu participes, Yohann, à donner du sens à la politique. A nous aussi d’en tirer des leçons.

Écrit par : Axel Nicolas | mardi, 10 février 2015

Bonjour,

Je partage l'analyse faite par Axel Nicolas.

Bonne journée.

Écrit par : pacap | mercredi, 11 février 2015

Tu as bien raison dans tout ce que tu dis mais moi ce qui me frappe, c'est que le p.s. ne réagit pas assez face à cette montée du fn, de l'homophobie, du racisme, j'en avais fait part à marylise Lebranchu lors d'un débat et elle approuvait ma réaction. Ce qu'il faut faire ce n'est pas dire que le fn c'est pas bien mais il faut démontrer que leurs idées, que leur programme est faux, complètement loufoque et irréalisable. Là on touchera les gens, là ils ouvriront les yeux. Il faut montrer ce qu'est le fn, un parti raciste, sans idée, et qui se délecte du malheur des autres.
Je suis contente de voir que tu réagis là ou d'autres élus devraient se manifester.

Écrit par : fernandes pereira isabel | mercredi, 11 février 2015

Quand les parties politique comprendront que la chose la plus important en France CE don't les citoyens et non leurs ambitions personnels et le bien vivre personnel et que but leurs but primordial Est le bien etre de leurs concitoyens ils auront toys compris Il Est temps de sortir des clivages des partis cordialement

Écrit par : delaunay | mercredi, 11 février 2015

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