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lundi, 04 mai 2015

Good luck Mister Milliband

Entorse aux habitudes locales, je rédige cette modeste note sur les élections britanniques qui me passionnent depuis des mois. J'ai pu les suivre par médias interposés mais notamment grâce aux journaux qui ont un véritable format totalement différent d'avec ceux de notre pays. La Grande-Bretagne n'est-elle pas d'ailleurs le pays où la presse écrite fait des bons à 2 chiffres?

Reste que jeudi les anglais votent.

Pas par pure idéologie mais pour des raisons vraiment politiques je souhaite ardemment la victoire des travaillistes avec Ed Milliband à la barre du 10 Downing Street à quelques encablures de Big Ben. La vie politique britannique est plus homogène qu'en France avec deux grands partis : le Labour (équivalent du PS) et les Tories (UMP). Les Lib Dem (Modem-Udi) et le Ukip (FN) fermant la marche. La campagne est bien différente de l'autre côté de la Manche... D'ores et déjà là-bas la reprise est une réalité indéniable et ce depuis des semaines. Chez nous les balbutiements se font jour. Sauf que.

Les conservateurs, à force d'avoir usé et abusé de contrats ultraflexibles sur le marché du travail avec des offres à "0 heure" lesquels permettent d'être embauchés sous contrat mais en fonction des besoins de l'entreprise et sans pouvoir toucher des aides sociales si pas d'activité; payent le prix fort d'une précarité qui explose. La reprise aidant, Cameron assène de la nécessité de baisser, encore, les impôts : erreur économique qui satisfait les plus nantis et le monde de la finance mais qui ne permet plus aux britanniques de s'en sortir convenablement. Ed Milliband a fait de l'augmentation du coût horaire du travail sa priorité : une augmentation de 23% sur 4 ans. Engagement de redistribution que permet la fin de la crise.

Sans vouloir passer en revue l'ensemble des projets, c'est aussi la dimension europééenne qui me préoccupe. Si le Royaume-Uni n'a pas ratifié le traité de Maastricht et qu'il n'est pas à l'Euro cela ne signifie en rien qu'ils son absents du dispositif européen, bien au contraire! (espace Schengen par exemple). Cameron, par souci d'opportunisme pour cajoler les conservateurs tentés par l'extrême droite du Ukip propose son référendum sur la sortie de l'Europe; une proposition populiste qui n'a d'aboutissement que la promesse non tenue.

La Grande-Bretagne n'est déjà plus tout à fait une île depuis 1994 lorsque Mitterrand et la Reine Elizabeth inauguraient le Tunnel sous la Manche, alors faire croire que le pays se passera de l'Europe pour tout, y compris face aux dangers mondiaux est un mensonge de haute voltige... A l'heure où j'écris ces lignes le Labour et les Tories sont au coude à coude. Fingers crossed for Ed! 

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08:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

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