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vendredi, 08 mai 2015

8 Mai 1945 - 8 Mai 2015

A titre exceptionnel j'ai pris la parole pour les commémorations du 70ème anniversaire de la libération. Je ne suis pas trop adepte de réciter des discours qui ont mainte et mainte fois été dit. J'ai donc décidé de rédiger mon propre discours avec mes propres sentiments et mots tels que je peux les vivre. La simplicité d'un texte destiné à toute la population.

"Il y a des dates anniversaires que nous souhaiterions toutes et tous éviter. Celle qui nous rassemble aujourd'hui ne fait pas exception. Voilà 70 ans cette année que nous sommes libres et 69 ans que nous nous réunissons pour commémorer cette date qui fait partie de notre histoire mais aussi de l'histoire du monde.

La France et tous les pays alliés ont su, en 2014, fêter le débarquement.

La France et tous les pays alliés savent, à présent, fêter la Libération.

Nos amis, voisins, nos partenaires Outre-Rhin prennent évidemment part à ces moments de recueillement mais aussi de joie. Si nous sommes toutes et tous ici aujourd'hui réunis c'est pour nous souvenir mais aussi pour fêter la Liberté et glorifier notre République. Tout cela a été dit et tant de fois répété : les millions de morts qu'a engendré ce conflit mérite bien notre total recueillement et notre fierté absolue envers celles et ceux qui ont résisté et ceux qui se sont battus.

Il y a des phrases, des actes, des postures qui, parfois, peuvent paraître anodins. Et pourtant ils doivent prendre toute leur dimension. A ce titre je souhaiterais aujourd'hui, pour nous souvenir, vous narrer ce que j'ai vécu et comment je l'ai vécu.

C'était l'année dernière, année des commémorations. C'était fin mai soit quelques jours avant les grandes cérémonies du débarquement sur les plages de Normandie. C'était à Ouistreham là où s'est tenue la grande rencontre de tous les Chefs d'États. En y arrivant il y a un giratoire de taille conséquente à l'entrée de la ville. A l'année des dizaines de drapeaux des pays alliés flottent à l'air libre. Chacun sait très bien où il met les pieds en arrivant dans cette commune du Calvados... Cependant, à l'occasion de cette année 2014 très particulière, la ville de Ouistreham avait pour l'occasion décidé d'y apposer un énorme calicot visible de tous quelque soit l'angle d'arrivée et la direction souhaitée.

Sur ce support Mesdames et Messieurs il y avait modestement et humblement écrit :

"Merci et bienvenue à nos libérateurs"

Cette phrase, anodine, m'a beaucoup touché. Dans la torpeur d'un été débutant, le soleil au zénith laisse entrevoir la gaieté, la joie de celles et ceux qui se baladent à pieds, à vélo, les sourires sur toutes les lèvres me font dire que tous ces touristes, français, anglais, allemands ou d'autres pays sont heureux d'être ici. Et moi je réfléchis. Je réfléchis car, honnêtement, je n'avais jusqu'à ce jour jamais ressenti telle émotion, jamais je n'avais ressenti cette chair de poule qui glisse sur vos bras à la prise de conscience de la signification profonde de ces 6 mots mis bout à bout.

"Merci et bienvenue à nos libérateurs"

Avec humilité et sincérité la France remercie ceux sans qui je n'aurais pas été là, à ce moment là, au volant de ma propre voiture, ou bien ces touristes, ou bien encore ces habitants. Ceux sans qui nous ne saurions probablement plus ce que signifierait la Liberté. Ceux sans qui nous n'aurions pu être débarrassés des nazis barbares et tueurs.

Alors merci à eux, merci à tous ceux qui se sont unis pour la Liberé. A nous à présent de faire perdurer ce souvenir, à nous d'être à la hauteur de ces sacrifices humains pour la Liberté. A nous, sans cesse, de répéter que la liberté, justement, est fragile et que même en 2015  cette dernière de manière tout à fait légale et démocratique peut-être mise à mal par quelques illuminés qui pensent que réactiver les haines de l'autre nous garantirait une tranquillité, un bien être quotidien.

"Le bruit des bottes" n'est pas une fable : c'est une réalité.

Aujourd'hui nous fêtons la Liberté et nous pleurons nos morts tombés pour la France et pour Le Relecq-Kerhuon. Aujourd'hui plus que jamais soyons fiers de la France, soyons fiers de la paix et de ceux qui se sont battus pour. Aujourd'hui, comme hier, la République est forte, est une et indivisible.

Vive la République et vive la France."

 

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avec Nathalie Sarrabezolles, présidente du département du Finistère.

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Avec Mireille Gourlan présidente locale de la Fédération Nationale des anciens combattants prisonniers de guerre et combattant d'Algérie, Tunisie, et Maroc et Patrick Péron, Conseiller municipal délégué aux associations patriotiques en compagnie de Roger Pouvreau, 95 ans, et de Jean Saillour, 100 ans cette année. 

 

12:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

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