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vendredi, 08 janvier 2016

Génération Mitterrand

Avec ses failles et ses forces, sa lumière et sa part d'ombre, je suis cette affiche qui s'étalait sur tous les murs Decaux de France en 1988, celui de la Génération Mitterrand. Même si à cette date je n'avais pas encore 10 ans, les années passant toute une génération allait s'associer à "Tonton" pour un tas de raisons. Mais comprendre Mitterrand c'est lire. Lire. Beaucoup lire. Des ouvrages de qualité et des ouvrages plus critiquables, je pense au bouquin de Michel Winock où de nombreux paragraphes laissent pantois, laissant même la romance s'inviter dans ce qui se veut être une biographie.

Un catholique de droite qui migre, chemin faisant vers la gauche, attentif à la justice sociale après ses périodes de captivités. Il y a aussi la francisque bien entendu. Il y a plus tard la guerre d'Algérie même si un mauvais procès lui est intenté dans les exécutions décidées lorsqu'il est Garde des Sceaux (le Dictionnaire amoureux de François Mitterrand par Jack Lang chez Plon). Mais il y a l'homme de culture, du progrès social et c'est cela qui m'a très vite ému, très vite attiré. Les 39h, la 5ème semaine de congés payés, la loi sur le prix unique du livre, la dépénalisation de l'homosexualité mais surtout l'abolition de la peine de mort là où nombre de concitoyens sont tentés par une marche arrière suite aux évènements de 2015 à Paris. Je ne rebute pas le terme de Monarque Républicain tel que l'a affublé Philippe Alexandre. Quand, depuis 2007, parfois la honte nous atteint, la gêne aussi de voir nos Chefs d'États en représentation, la question ne se posait pas quand François Mitterrand était président de la République. Rien n'est jamais tout blanc, rien n'est jamais tout noir. Reste que Mitterrand demeure, avec De Gaulle, le président que l'on retient et que l'on peut regretter. Celui qui déchainera autant de haines mais aussi autant d'adulation sans que l'on sache vraiment pourquoi.

L'homme, romanesque, charismatique s'est éteint un lundi 8 janvier 1996, il y a 20 ans aujourd'hui, et je m'en souviens. Je me souviens même de mes profs demandant de respecter une minute de silence. Je me souviens du moment où Jacques Chirac devient définitivement président de la République lorsqu'il s'adresse aux français en direct pour l'hommage à son prédécesseur. Je me souviens surtout des images, puissantes, d'un foule humaine qui se recueille Place de la Bastille où chante Barbara Hendricks "Le temps des Cerises". Barbara, l'autre cette fois, chantait "Regarde" en 1981.

"Un homme,

une rose à la main,

a ouvert le chemin,

vers un autre demain"

La boucle était bouclée.

De la Génération Mitterrand, l'on était passé à la Vénération Mitterrand.

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09:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

J'ai lu "la part de l'ombre " d'edwy Plenel.

Livre également très intéressant de ce journaliste de qualité.

Écrit par : jean | vendredi, 08 janvier 2016

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