Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 23 janvier 2017

Commentaire post électoral (de 1er tour)

J'ai adhéré au PS avec beaucoup de fierté et beaucoup de valeurs en Juin 1996 grâce notamment à l'engagement de mes aînés locaux lesquels étaient à l'origine de la création de la section en 1973. C'était un parcours logique après avoir milité au MJS avec Gwenegan, Hugues, Marc, Magali, Marie et tant d'autres (qui se reconnaîtront) depuis 1994. Jamais je n'ai cessé de cotiser. Jamais en 21 années. Et pourtant... il y en a eu des hauts et des bas.


J'ai adhéré car j'ai toujours pensé que rien n'était une fatalité, que la gauche pouvait changer les choses que ce soit au niveau local ou national, que l'humain était le meneur, pas le suiveur. Je n'ai pas changé d'avis là-dessus. J'ai adhéré car j'avais des valeurs profondes de laïcité, d'écoeurement du racisme, que le partage des richesses voulait dire quelque chose. En 2017 je n'ai toujours pas changé sur tout cela : ceux qui bossent avec moi à l'Hôtel de Ville (élus ou non) le savent pertinemment.


Entre temps j'ai eu la chance immense, grâce aux électeurs, d'être un élu de la République avec une fonction passionnante : celle de Maire. J'ai appris à composer, j'ai appris à fléchir parfois, j'ai appris à admettre la réalité économique, financière et humaine sur nombre de dossiers. J'ai appris à gérer un budget de 16 millions avec ses forces et ses faiblesses, ses contraintes. Avec toute mon équipe, fidèle et loyale, allant de mes camarades communistes, écologistes aux socialistes nous avons mené tant de beaux projets et nous continuons à les mener avec la même ardeur, même joie et même fibre.

Les responsabilités forgent le caractère et modèrent les utopies même si caresser les rêves n'est pas interdit.

Au PS il n'y a pas deux cartes d'adhérents : il n'y en a pas une qui serait de telle couleur et une autre d'une autre couleur au motif que nous soutiendrions tel ou tel candidat. Je suis socialiste autant que peut l'être Benoît Hamon ou Manuel Valls. Nous avons la même carte les uns et les autres. Il n'y a pas de sticker pour nous différencier.

C'est pourquoi lire, entendre, commenter que je pourrais être "de Droite" parce que je soutiens Manuel Valls est terriblement humiliant et profondément choquant. Mon parcours parle pour moi et n'ai aucune leçon de "gauche" à recevoir de qui que ce soit.

Je suis de gauche, je suis responsable, je suis audacieux dans notre gestion locale et dimanche je voterai pour Manuel Valls au second tour. Promettre le rêve est toujours plus porteur, populaire et aisé. Être crédible dans la réalité beaucoup moins sexy...

15:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.