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samedi, 09 juin 2018

Nous sommes prêts.

" Le moment est venu de nous reconnecter à tous ces français qui désespèrent de ne plus se sentir représentés. A ces syndicalistes, ces associatifs, ces citoyens qui ont continué à réfléchir sans nous et qui ne nous vivent plus comme le débouché évident de leurs revendications. Prenons le risque de sortir de nos murs, de nous laisser interpeller, bousculer et montrons leur qu'à nouveau ils pourront espérer avec nous. Ce réinstaller dans le paysage politique prendra du temps, il n'y a pas de formule magique pas plus qu'il n'y a de magicien"

C'est l'un des messages, si ce n'est le plus porteur, que le 1er Secrétaire du PS, Olivier Faure, a adressé aux membres présents à l'occasion du Conseil National de ce jour à Paris et sur les réseaux sociaux.

Je n'ai eu de cesse de le dire, de l'écrire : l'humilité est une richesse lorsque l'on veut conserver une crédibilité et lorsque l'on veut s'adresser aux citoyens qui acceptent de nous écouter. L'humilité dans la reconnaissance des raisons de notre défaite historique en 2017, l'humilité dans la parole donnée, l'humilité dans la prétention à changer les choses immédiatement. Car, finalement, nous avons tant déçu. Et la déception est bien souvent pire que l'indifférence puisque si déception c'est qu'il y avait, à la base, une attente, un espoir. Et c'était il y a 1 an. La quasi totalité des députés socialistes balayés en juin 2017 voient venir cette date avec une certaine amertume très probablement... Mais en attendant, discrètement, sobrement, intelligemment, le PS s'est remis en route avec le congrès d'Aubervilliers. Chaque fédération a renouvelé son exécutif et, très vite, toutes ces équipes se sont mises au travail. En Finistère, par exemple, l'équipe que j'ai la chance d'animer a su créer un Plan d'actions fédéral pour tous les responsables locaux des sections; j'ai eu l'occasion de le faire présenter à l'ensemble du "parlement" de notre parti, à Quimper le 26 Mai dernier. Déjà, la machine vibrait et les moteurs n'attendaient plus que d'être boostés. Depuis, avec François-Marie Cailleau notamment, je sillonne le Finistère à la rencontre des quelques 1100 adhérents qui nous invitent sur leurs territoires : Fouesnant, Bénodet, Carhaix, Tregunc, Quimper, Daoulas, le Pays des Abers... et ce n'est qu'un début.

L'attente est forte, les déçus du Macronisme, qui ont cru au discours, nombreux. Des retours s'amorcent. Il s'agit d'être à la hauteur et d'être prêt à proposer. Mais avant cela, à reprendre le "contact". Pour ce faire, nous lançons la plateforme numérique "La Ruche Socialiste" qui vise à ouvrir nos portes, à écouter tout le monde, à vous fare participer à nos travaux et notre programme européen pour les élections de 2019. Cette plateforme, résolument nouvelle pour notre parti politique, doit inspirer beaucoup de bienveillance de la part de ceux qui n'osent plus ou qui ne veulent plus nous parler : tout commence à présent. Avec de nouvelles méthodes, avec de nouvelles façons d'appréhender la politique, pour renouer ce contact avec les citoyens, les associations, les intellectuels, les ONG... Votre place est sur cette plateforme et, localement, vous pourrez, si vous le souhaitez, participer "in situ" à des rencontres sans que vous n'ayez à adhérer au PS mais que, pour autant, vous vous en sentez très proches.

Si nous sommes nombreux en Finistère à avoir voulu nous y coller alors que la majorité des commentateurs esquissaient un sourire poli, c'est parce que nous y croyons fortement. Les nuages se dissipent et la désillusion de la politique gouvernementale une réalité (APL, Contrats aidés, réforme de la SNCF, suppression de 120 000 fonctionnaires, CSG pour les retraits, suppression de l'impôt sur la fortune, detricotage de la loi Littoral, pacte financier qui ligote les collectivités...) Pour autant être dans la critique systématique sans rien proposer va bien un temps. Et ce temps est terminé. Olivier Faure l'assure : "Le PS est un parti qui s'oppose, mais ce sera un parti qui propose" et c'est bien dans cette optique que j'ai accepté de le rejoindre dans son équipe.

Long travail, lourd travail, progression probablement lente, nous gagnerons quelques points, centièmes de points même, dans les sondages au fur et à mesure. "Nous ne sommes pas pressés d'aller vite". Nous sommes conscients, studieux et d'une extrême motivation pour être là le moment venu : avec crédibilité, nouveauté et sérieux. Y compris dans le renouvellement des personnes au niveau national. 

Le jeu en vaut la chandelle pour celles et ceux qui lisent ce billet et chez qui un intérêt, même léger, s'est manifesté.

Nous sommes là, nous sommes prêts à travailler avec vous. Nous n'attendons plus que vous. 

 

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18:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

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