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mardi, 06 août 2019

Division = échec. (et souvent pour longtemps)

Ce 6 août 1935, il y a 84 ans, Brest tenait la manchette des journaux. En effet, ce 6 août 1935 éclataient des affrontements d'une rare violence faisant des morts et de nombreux blessés. Ce soulèvement de la population prit racine dans le malaise grandissant provoqué par les décisions du gouvernement de Pierre Laval imposant des conditions drastiques pour les employés de l'État pour, soit disant, faire face à la crise économique qui sévissait un peu partout en France.

La population ouvrière de Brest se rebellera massivement contre les forces de l'ordre. A l'époque, 6000 personnes vivent directement de l'Arsenal de Brest et toutes et tous sont directement touché(e)s par ces décisions injustes.

Pourtant, en 1935 sur le plan politique deux dates sont à mettre en avant : d'abord les élections municipales d'avril puis la naissance du Front Populaire en juillet de la même année.

Quelque part la seconde est une conséquence directe de la première. Notamment à Brest où la division de la gauche offre l'Hôtel de Ville à celles et ceux qui ne sont pas très enclins à soutenir le mouvement ouvrier. Car là est bel et bien l'idée de cet article qui commémore aussi un passé quelque peu oublié par celles et ceux qui vivent ici mais aussi celles et ceux qui ont travaillé à l'arsenal; Mon père en faisant partie pendant plusieurs décennies, mon grand-père avant lui.

La division a conduit à l'échec, le Front Populaire est né au niveau national. Il sera, en 1936, au pouvoir en France. Pour autant, à Brest, la gauche se sera éclatée façon puzzle.

A l'aube d'une rentrée politique extrêmement importante il faut mesurer les conséquences de la division, la traduction concrète de la guerre des égos, le sentiment, mortifère, de celles et ceux qui ne "voudraient pas" au motif de calculs savants mais bien aléatoires et hypothétiques. Le vieil adage "L'union fait la force" n'a jamais été aussi vrai et il s'agit d'éviter que l'histoire se répète. Quoiqu'il se passe nous sommes à la croisée des chemins avec une nouvelle période qui s'ouvre pour les décennies qui arrivent. A nous d'être intelligents, d'être fédérateurs et d'être ouverts sur les autres pour construire quelque chose de puissant et de durable mais de résolument ambitieux et original : là est tout l'enjeu de cette élection municipale dans 7 mois à présent. Je suis d'autant plus à l'aise de l'écrire que je suis passé aux actes voilà un certain nombre d'années lorsqu'il s'est agi de faire l'union justement. Celle qui était impossible depuis... 25 ans ou presque. Respecter l'autre, faire preuve d'humilité, reconnaître à sa juste valeur l'engagement des uns et des autres, changer radicalement de faire et d'agir. Voilà ce qu'il faut dire, ce qu'il faut reconnaître.

Septembre est demain. Evitons un retour un arrière. Rassemblons-nous. 

#EncorePlusDeBrest

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6 août 1935. Brest. Crédit photo : archives nationales.

09:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bonjour,

votre souci c'est qu'il n'y a plus "de gauche" à Brest. Que des cantines qui s'y référent quand il faut aller à la chasse aux places. Exemple facile pour moi, mais vous croyez que c'est des gens "de gauche" qui auraient osé prendre la décision de priver les électeurs et électrices brestois du contrôle de toutes les étapes des scrutins électoraux ? Cette farce régressive dure depuis 15 ans ! Je peux aussi sortir de mes archives militantes toutes les crasses locales municipales de ces dernières années.

Du coup le speech larmoyant autour "l'union de la gauche" n'est audible que par les petits groupes locaux qui n'existent que par leur négociation de strapontin avec le PS local.

Le PS a trahi. Il a tourné le dos aux valeurs "de gauche". Le bilan du mandat Hollande et de son gouvernement est affligeant au regard des régressions sociales imposées, de la violence d'Etat qui était aussi de rigueur. Hasard du calendrier, la noyade de Steve Maïa Caniço à Nantes fait écho à l'assassinat de Rémi Fraisse à Sivens sous un gouvernement socialiste. Plus proche de chez nous, des socialistes qui veulent imposer une centrale à gaz inutile, coûteuse et néfaste pour la santé des gens à Landivisiau.

S'il y a échec pour le PS brestois en 2020, cela sera facile d'en comprendre les raisons. Du coup les promesses de faire autrement demain apparaissent un peu facile.

En attendant, encore 7 mois à Brest de gouvernance Cuillandre.

Écrit par : Christian PERROT | mardi, 06 août 2019

Merci Yohann pour ce rappel historique qui hélas toujours d'actualité.E 1977 il y avait beaucoup de divergences entre le PS le PC les VERTS l'UDB le MRG...nous avions cependant réussi un accord gagnant.
Il faut trouver ce nouvel accord ,"continuons le combat","No pasaran"
Bon courage je t'embrasse
yannick

Écrit par : MICHEL | mardi, 06 août 2019

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