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samedi, 03 octobre 2015

Histoire de voeux.

Ce que ma municipalité s'apprête à faire marquera probablement un tournant dans les traditions locales. J'ignore d'ailleurs quel sera le ressenti, voire les conséquences, d'une telle décision. Mais à l'heure où la ville perd plus de 180 000€ de dotations de l'État par an, j'en suis rendu à regarder partout. Vraiment partout. 500€ par ci, 1000€ par là; le tout cumulé et annuel, faisant une coquette somme non négligeable pour les caisses de la ville. Cependant je préfère préciser immédiatement : il ne s'agit pas de dépenses d'investissement (réalisations en dur pour faire court) mais bien de dépenses de fonctionnement.

J'ai donc proposé à la majorité ma décision de ne plus faire le traditionnel rendez-vous séculaire des voeux dits "à la population". D'ici à la fin de mon mandat c'en sera terminé. Une économie récurrente de plus de 5000€ a minima par an.

Certains diront que c'est symbolique, ce n'est pas tout a fait faux. D'autres diront que c'est justifié, c'est exact également. Reste que ces voeux (environ 1000 cartes expédiées) attirent environ 400 personnes tous les ans. Est-ce donc à toute la population? Les chiffres parlent pour moi. Sauf que je n'ai malheureusement plus le choix. Après la présentation d'un budget de fonctionnement en baisse de 3% en février 2015 (une première pour la ville), je dois continuer les économies pour éviter d'actionner le levier fiscal. Fébrile, j'attends encore la loi de finances 2016 qui ne s'annonce pas du meilleurs cru pour décider.

Chacun ici pourra livrer son sentiment. Bien, pas bien; la parole est libre mais comme tout est dans le détail, j'en suis rendu à cela.

Laurent Péron, adjoint aux Finances, travaille aussi sur le budget 2016 avec comme consigne de diminuer ce qui nous semble "encore" possible sans arriver à l'os. Je tenais à vous faire part de cette décision pour que ceux qui ne recevront pas de carte du Maire pour 2016 n'en soient pas vexés ou même inquiets, voire même en accusant La Poste de retards; mais une page se tourne bel et bien. Les dépenses pour les voeux, c'est terminé.

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vendredi, 02 octobre 2015

Complexe sportif : projet et financement acceptés.

L'un des investissements les plus importants du mandat a connu une étape essentielle hier soir à l'occasion du conseil municipal de rentrée là où se succédaient 13 délibérations. En effet, il était proposé aux élus de valider le projet et le plan de financement. Alain Kerdevez, adjoint aux sports, a pu revenir largement sur ce qui a conduit la municipalité à investir : la fusion des clubs de football, des infrastructures vieillissantes construites à la mi du 20ème siècle, pas adaptées aux besoins des clubs. Si l'on rajoute l'augmentation des licenciés, le développement d'une activité, le rugby, et l'achèvement du pôle culturel et sportif de la Médiathèque-Astrolabe.

Vaste projet de 3 800 000€, il va s'étaler sur 2 ans avec la réalisation complète du site (football, basket et rugby). J'ai noté avec intérêt la remarque de l'opposition considérant que le projet "allait dans le bon sens" mais au prétexte que ce dernier a évolué depuis février 2015 et que la somme budgétaire entre ces deux périodes a également évolué (différence entre les chiffres du programmiste et ceux de l'architecte) cette dernière n'a pas voté la délibération. Et pourtant délibération majeure lorsque l'on sait qu'elle prévoyait également les aides publiques et privées : pour résumer comment autoriser le Maire ou son représentant à aller chercher des euros (lorsqu'il y en a) pour baisser la facture globale. Avec une nouveauté et pour la ville et pour le territoire, je me dirige vers une politique de mécénat.

Des mécènes qui ont déjà été contactés et qui, dans un premier temps, répondent plutôt favorablement au projet de la ville. Je ne m'engage pas à ce stade sur les chiffres, ce serait bien trop risqué, mais les engagements de quelques uns me laissent entrevoir une bonne nouvelle pour la ville et pour ses contribuables.

Malgré cela, rien n'y a fait. Seule la majorité a voté favorablement pour la délibération proposée. Cependant pas d'inquiétude : premier coup de pioche théorique en janvier 2016.

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Les 2 terrains ci-dessus ainsi que le terrain principal Joseph Abgrall vont connaître une mutation de taille.

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vendredi, 25 septembre 2015

La proximité : richesses et limites.

Depuis l'année dernière les élus s'engagent sur le terrain à venir à la rencontre des habitants. 9 secteurs ont été distingués sur la ville et des élus référents pour les animer; lesquels sont par ailleurs disponibles tout au long de l'année pour répondre aux interrogations des riverains.

Avant hier s'est tenue la réunion du secteur 9, plus précisément le secteur Gambetta/Vallaux/Jaurès/Cale. Arrivé quelques minutes en retard je laisse fort bien les élus concernés animer les débats, Johan Richard en sa qualité d'Adjoint au Maire en charge de la proximité et Isabelle Mazelin ainsi que Marie-Thérèse Creachcadec, élues du secteur concerné. Je suis légèrement en retrait dans une salle bien pleine et visualise mieux l'assemblée d'autant que je n'ai pas, spécifiquement, à intervenir. Ces réunions sont riches à plus d'un titre même si l'exercice n'est pas aisé pour les élus. En effet, rarement les citoyens viennent spontanément prendre la parole pour féliciter. Plutôt pour exprimer un mécontentement ce qui, du reste, n'est pas un problème en soi puisque nous sommes aussi là pour ça.

Être légèrement en retrait c'est aussi entendre ce qui peut être dit alors qu'en animant je ne pourrais l'entendre. Tout d'abord la proximité vise à écouter et prendre note des doléances les plus récurrentes. C'est aussi présenter ce qui a été fait depuis 1 an, ce qui va être fait également. Dans le cas présent, les travaux à La Cale, l'estacade, la future sécurisation du site, la problématique du stationnement. Mais aussi le futur embellissement de Gambetta, des places de Metz et Jeanne d'Arc. La proximité c'est venir expliquer ou répondre, directement, aux interrogations voire casser la désinformation. En l'espèce le cas de la future urbanisation du site du Cosquer en est l'exemple type. Non la Mairie n'a pas un bunker où elle "cacherait" des plans. Non la ville n'a délivré aucun permis d'aménagement. A fortiori, non la ville n'a pas délivré de permis de construire et donc, non, aucun lot n'est déjà à vendre. Cette faculté de fantasmer sur ce qui n'existe pas n'est pas nouveau, mais il nous appartient, il m'appartient, de rétablir des vérités. Les réunions servent à cela.

Elles sont aussi utiles car, fatalement, nous ne savons pas tout sur tout et qui mieux que le riverain, l'habitant, pour alerter sur tel ou tel point?

Il nous faut également trouver cette gymnastique entre métropole et ville sur l'entretien du quotidien. La rareté des finances publiques ne nous y aide pas actuellement. Des propositions de réactivité existent et sont débattues avec la métropole afin d'éviter le trop plein d'insatisfactions lequel rejaillit en réunion. Ce n'est jamais bon, ni pour les uns, ni pour les autres.

Enfin je conclurai sur deux points : le premier étant que, même si ce n'est pas facile "d'en prendre plein la tête" pendant plus de 2 heures, ces rencontres seront maintenues. Le second que les élus, même avec la meilleure volonté du monde, n'empêcheront jamais les gens de rouler trop vite ou de ne pas faire preuve de civisme.  

 

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Un exemple de ce que nous avons comme retour. Objectif et désintéressé. Mais il s'agit aussi d'être franc et honnête envers le citoyen.

 

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dimanche, 13 septembre 2015

Odyssea 2015 : record battu

Avec plus de 10 600 inscrits et participants l'édition 2015 d'Odyssea restera comme l'édition de tous les records depuis son installation en 2006 sur la ville. Rendez-vous compte : 10 600 personnes en rose qui dévalent les rues et sentiers du Relecq-Kerhuon pour se mobiliser contre la maladie qui ravage tant de familles : le cancer du sein.

Si depuis deux ans de nombreux sponsors et pas des moindres ont, pour des raisons budgétaires, décidé de se retirer de cette action nationale c'est avec fierté que la ville du Relecq-Kerhuon continue son parteneriat avec l'équipe de Gwen Vigo et d'Arlette Le Grand. Je ne peux oublier nos amis du Stade Brestois 29 qui donnent toujours de leur temps. Ceci étant c'est un beau spectacle plein de solidarité qui est mis en avant. Arlette Le Grand, avant le départ du 9 Km marche, me glisse droit dans les yeux "On quitte pas Le Relecq-Kerhuon hein?!" Certitude : jamais nous ne lâcherons Odyssea. Pensez donc, avec plus de 60 000€ de dons pour la recherche, il faudrait être inconscient pour abandonner ce rendez-vous.

La preuve : l'équipe municipale a montré l'exemple! Et tous ne sont pas là... Jocelyne Le Guen, Ronan Kervrann, Madeleine Chevalier, Marie-Laure Garnier.

Ci-dessous, petite vidéo du moment!

 

et avec Chantal Guittet Députée, Pierre Karleskind vice-président de la Région Bretagne et Marc Coatanéa vice président de Brest métropole venus soutenir les valeureux sportifs.

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jeudi, 10 septembre 2015

Dotations : cohérence, courage et honnêteté.

Manifestement l'opposition nationale et régionale décide d'utiliser l'argument des baisses des dotations pour provoquer un rassemblement. Personne n'est dupe... Cela traduit bien la volonté des conservateurs de transformer un état de fait depuis 1 an et demi en tribune politique en vue des élections régionales du mois de décembre. Si je ne valide pas cette façon de faire faut il pour autant taire le mécontentement des élus? Je ne le pense pas et en suivant attentivement la conférence de presse du président de la République j'ai retenu un élément : la baisse des impôts de 2 milliards d'euros pour 8 millions de personnes.

C'est une bonne chose tant les contribuables considèrent  qu'ils sont étranglés çà et là par les prélèvements. Cependant je suis dubitatif de la traduction concrète sur le terrain.

En effet, les villes, les communautés de communes vont elles tenir avec le status quo? Nous représentons 70% de l'investissement public; à ce titre le président ne s'y est pas trompé puisqu'il a validé le bonus d'un milliard pour les villes qui investissent. C'est le cas ici! Nous investissons et continuons à le faire! Tout comme Brest et la métropole (les Capucins, le polder...) Sauf qu'avec une coupe supplémentaire de 175 000€ cette année (le point d'impôt est à environ 45 000€) je ne sais plus comment faire. Les bonnes paroles diront qu'il faut faire des économies. Bien souvent les donneurs de leçons ne savent pas trop de quoi ils parlent puisqu'ils n'ont pas de prise sur un budget. Sur la ville le budget 2015 a été construit avec une baisse de 3% des dépenses de fonctionnement ce qui est considérable et sans augmentation d'impôt (on appelle cela le pragmatisme et le courage).

Pour autant j'ai des écoles, des clubs de sports, un littoral, du patrimoine, un centre communal d'action sociale. Et tant d'autres compétences. Alors oui, faire attention et bien gérer. Non, pas sur celles et ceux qui investissent pour l'avenir. Monsieur le président, indexons les dotations sur la croissance, cela me semble une proposition honnête et acceptable. Car si vous baissez d'un côté, gloire à l'État. Et nous nous augmenterions sur le terrain, honte aux Maires, ça ne marchera pas.

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