Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 19 avril 2014

Le commerce local : priorité de nos villes

L'étude réalisée concernant les pôles d'attractivité (le Télégramme de ce jour) met en avant le rôle essentiel de nos centres commerciaux sur Brest métropole. Parallèlement à cela, la crainte est que la périphérie mange la laine sur le dos de nos commerces de proximité dans nos villes.

Au Relecq-Kerhuon comme ailleurs.

La loi de modernisation de l'économie est venue "donner" des possibilités supplémentaires aux villes comme le droit, notamment, d'injecter de l'argent public pour maintenir le commerce de proximité le tout dans un cadre légal très précis. Bien entendu, chacun peut être fier d'avoir de grandes enseignes ici et là. Avouons que notre ville est idéalement bien placée pour jouir de cette proximité...

Cependant il est aussi du ressort des élus de rendre plus attractifs des zones ou des sites délaissés; même si c'est une initiative "privée". Le cas de l'ex Lidl est le plus éloquent après la mise sur pied de l'association des commerçants en 2008. Je l'ai annoncé pendant la campagne électorale : il y aura un repreneur de l'espace laissé vacant par le groupe allemand. Pour ce faire, la municipalité a eu un rôle moteur pour faciliter l'arrivée d'un indépendant très connu de l'autre côté de l'Élorn. Notamment sur un point, le parking souterrain de 46 places : la place de la Résistance manque cruellement de places de stationnement, c'était une problématique qui date de longtemps.

Fort de ce constat j'ai proposé aux propriétaires que la ville acquiert cet espace privé dans le but de le mettre à la disposition des habitants et des clients. Cette proposition aura permis au nouveau commerçant de diminuer ses charges (parking surdimensionné pour cette activité)  et de pouvoir ouvrir un commerce de 500m2 dès le mois de juin : le tout en étant complémentaire de ce qui se fait tout autour (primeur, boulangerie, charcuterie-traiteur...) et ainsi relancer de manière pérenne le commerce de proximité. Certes, on ne peut pas tout attendre de la puissance publique mais l'on peut être acteur et non pas simple spectateur.

Cette délibération sera soumise au vote des conseillers municipaux jeudi prochain lors du conseil. Parler c'est bien, agir c'est mieux.

Capture d’écran 2014-04-19 à 10.34.54.png

10:36 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

mercredi, 16 avril 2014

La quadrature du cercle

A peine le plan de Manuel Valls connu les avalanches de mécontentements tombent les unes après les autres. La gauche de la gauche crie au scandale et la droite s'oppose pour s'opposer. Je ne souhaite pas, ici, analyser ce qui semble bien ou pas. Je souhaite juste apporter mon sentiment en ramenant ces annonces sur un plan local et intercommunal.

J'ai eu l'occasion durant la campagne de poser la question de manière publique (notamment via le dépliant sur les questions/réponses) : comment gérer les attentes de plus de services en payant moins. Car là est bien la question : les impôts, la baisse des dépenses...

Sur notre commune comme sur notre communauté urbaine nous savons que nous devrons moins dépenser, moins investir (pour info, entre 2008 et 2014 nous avons investi 12 millions d'€, nous tablons sur 10 M€ de 2014 à 2020). Cela signifie t-il que nous ne ferions plus rien? La réponses vous la connaissez déjà puisque vous avez eu notre programme. Sauf que le 24 avril en conseil municipal une série de décisions sera prise afin de respecter nos engagement, et sur la fiscalité et sur les excédents de fonctionnement de notre ville. A l'inverse de l'État, je ne peux pas présenter un budget en déséquilibre. Je ne peux pas non plus emprunter pour payer les salaires ou le fonctionnement courant de votre ville, et c'est heureux ainsi.

Sauf que je doute que la population accepte que nous réduisions la toile sur les gardes liées à la petite enfance, sur l'entretien de nos espaces publics municipaux, sur l'utilisation du TrottiK, sur les subventions aux associations (93 000€ en 2013) sur la subvention de fonctionnement au CCAS (105 000€ en 2013). Le gouvernement demande aussi aux collectivités de "dépenser moins" sauf que nous sommes, collectivement, de bons gestionnaires qui respectons les deniers publics; les exceptions sont rares. La gabegie prétendue par les uns et les autres n'existe pas.

Manuel Valls a dit, à l'Assemblée Nationale, "nous devons gérer le pays en maîtrisant la dépense publique", je partage. Localement, je soumets à votre sagacité les choix qui s'opèrent : gérer en bon père de famille les + et les - ou bien faire de la politique et accompagner la ville. Je crois avoir eu la réponse le 23 mars mais il s'agit d'échanger sur ces sujets. Votre ville c'est 16 M€ de budget, environ, par an.

280px-Communauté_urbaine_de_Brest_(logo).svg.jpg

17:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

lundi, 14 avril 2014

Le travail accompli mérite un merci !

L'engagement politique, quel qu'il soit, est souvent décrié, critiqué. Des polémiques stupides se font jour sur un tas d'arguments tous aussi démagogiques et populistes les uns que les autres : surtout pour les élus locaux. Et lorsque je parle d'élu local je parle de la strate municipale ou intercommunale. Certain(e)s sont adeptes de ce sport mais finalement arrivent avec de biens modestes résultats dans les urnes...

J'ai donc souhaité, aujourd'hui, mettre en avant et remercier le travail qui a été mené par Renaud Sarrabezolles tout au long des 6 années en tant que vice-président en charge d'un dossier ingrat et compliqué: l'emploi et l'insertion.

Renaud est adjoint au Maire, certes, mais parallèlement à cela il avait rejoint l'exécutif de la communauté urbaine en 2008 en tant que VP. Je souhaite ici, et surtout parce que je suis devenu en quelque sorte le successeur en tant que VP, le remercier et mettre un tant soit peu ce lourd travail à l'honneur car je sais que cela l'a passionné : mission locale, plan intrecommunal pour l'insertion et l'emploi (PLIE), association "En route pour l'emploi", la maison de l'emploi  et de la formation professionnelle du Pays de Brest, le schéma urbain de cohésion sociale...

Toutes ces présidences ou présidences déléguées font parties du paysage de notre pays de Brest et ce sont des élus, un en particulier, qui a impulsé une dynamique dans ce domaine parfois dans des conditions compliquées notamment lorsqu'il a fallu aller défendre et justifier la refonte du PLIE pour percevoir les aides du FSE (Fond Social Européen) pérennisant ainsi le fonctionnement de la structure.

Pourquoi ce panégyrique à l'endroit de celui qui est mon adjoint aux affaires scolaires et à la petite enfance? Parce que cette fonction est méconnue du public, parce que cette fonction a été prenante mais qu'il s'y est investi à 100% et à l'heure où les citoyens peuvent se demander où va l'argent public, l'une des réponses est bien celle de l'emploi et de l'insertion. Nous lui devons, localement, le salon des métiers en uniforme, la clause d'insertion dans tous les marchés publics passés par la ville, la création de la convention entre le Crédit Agricole et la ville pour le permis à 1€.

Être élu n'est pas un métier, c'est une fonction en CDD mais si au moins au terme de son mandat la chose publique a progressé, le pari est tenu. Modestement et même s'il n'aime sans doute pas cela, mais tout comme François Cuillandre vendredi, je le remercie.

Capture d’écran 2014-04-14 à 17.23.48.png

17:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

vendredi, 11 avril 2014

Brest métropole : sur les rails.

Ce matin se tenait la séance d'installation des conseillers communautaires de Brest métropole océane : nouvelle étape après les élections municipales rendue encore plus importante depuis les annonces faites par le premier ministre sur la future carte des intercommunalités.

Regroupant les 8 communes au sein d'une même assemblée, la "CUB", ainsi dénommée depuis 1974, voit son aura évoluer. Dernier en date, le statut de métropole voté par les conseils municipaux en février dernier.

L'enjeu de ce mandat se situe à deux niveaux : poursuivre le développement de notre métropole en pointe bretonne et lui assurer sa pérennité comme locomotive au sein d'un pays de Brest encore mieux strcuturé(*) et parallèlement à cela être au plus proche du citoyen conformément aux engagements de campagne que nous avons pu prendre : la proximité pour les espaces verts, la voirie, l'entretien. Le nouveau président, François Cuillandre, ayant bien reçu le message 5/5 en proposant ce matin 3 vice-présidents en charge de la proximité sur des secteurs bien déterminés. C'est en marchant que l'on apprend et nul doute que nous réussirons notre pari.

Le président de notre communauté m'a demandé d'assurer la fonction de 2ème vice-président en charge du pôle métropolitain du Pays de Brest.

Une première  : dans l'histoire de la communauté urbaine c'est la première fois que le second vice-président est issu d'une des 7 communes autres que Brest. Merci pour cette confiance. Les enjeux sont immenses avec ce dossier : les interlocuteurs allant du Conquet en passant par la presqu'île de Crozon ou bien encore Lesneven ou Plabennec. Quant à l'avenir... il s'écrit dès aujourd'hui.

280px-Communauté_urbaine_de_Brest_(logo).svg.jpg

(*) Manuel Valls a, dans son discours de politique générale, placé comme priorité la nouvelle carte des intercommunalités à horizon 2020. Notamment en mettant sur orbite le nouveau projet de "bassin de vie" lequel est, chez nous, le Pays de Brest. 

(*) Élu(e)s au Conseil de communauté : Renaud Sarrabezolles, Isabelle Mazelin, Laurent Péron, Marie-Laure Garnier pour la majorité et Noëlle Berrou Galaud pour l'opposition divers droite.

 

image-c-540-380.jpg

 

15:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

mercredi, 09 avril 2014

Manuel Valls et les collectivités locales.

Hier, lors de son discours de politique générale, le premier ministre a annoncé trois éléments qui m'interpellent : le premier point étant, avec satisfaction, la poursuite de la réforme des rythmes scolaires avec des "assouplissements". Pourquoi pas. Ce que je m'apprête à faire, cependant, c'est de demander au premier ministre de poursuivre ce que le précédent gouvernement avait appelé le "fond d'amorçage" pour aider les villes à appliquer, dès 2013, la réforme. Une lettre va donc quitter l'Hôtel de Ville en ce sens. Poursuivre oui, avec les moyens financiers qui vont avec.

Le second point est la réforme de la carte des intercommunalités à horizon 2020 : qu'est-ce à dire? Allons-nous devoir nous regrouper plus? Si oui, est-ce pour prendre les compétences du Conseil Général qui serait supprimé en 2021? Obliger les plus petites communes à fusionner?

Enfin, les 10 milliards d'économie en direction des collectivités : pourquoi pas. Sauf à ne pas oublier que nous, villes, assumons 70% de l'investissement public (entreprises, emplois, lien social...) et qu'il s'agit de ne pas l'oublier. Je reste cependant optimiste. Je prépare avec mon équipe le budget primitif 2014 et les mauvaises nouvelles que nous pouvions attendre (Dotations) ne le sont pas tant que ça. Au contraire, nous arrivons à un statu quo ce qui, il faut le reconnaître, est un exploit en 2014.

Je conclus en notant simplement l'énergie dévorante du nouveau premier ministre qui a ma confiance en tant qu'élu local et en tant que citoyen. Mais, là-bas comme ici : "au boulot"!

manuel-vn.jpg

11:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | | | |