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jeudi, 03 novembre 2016

Primaires politiques : le sens de l'histoire

Certains les méprisent, d'autres les considèrent comme démocratiques, ce qui est mon cas. Les primaires deviennent et deviendront essentielles dans le paysage politique français. Les opposants considèrent que c'est la paupérisation de la vie politique puisque les partis en sont rendus à ouvrir les portes pour permettre aux non cartés de venir voter; je pense quant à moi que ce n'est pas une paupérisation voire même un affaiblissement mais bien une volonté de responsabiliser tout un chacun sur la question de qui peut (ou doit) représenter telle ou telle écurie à une élection.

En l'occurence ici à la présidentielle, démarche opérée par le Parti Socialiste en 2011. Depuis l'eau a coulé sous les ponts et même Les Républicains s'y sont lancés. Objectivement? Tant mieux. La question que je soumets à votre sagacité est la suivante : ne doit on pas alors nous diriger vers des primaires avec toute la population sur des territoires moindres que la présidence de la République mais néanmoins extrêmement important pour le citoyen? Je pense notamment aux Mairies des villes de tailles supérieures à 15 ou 20 000 habitants mais surtout le futur enjeu des décennies à venir : l'intercommunalité.

Ne doit-on pas donner la parole à l'ensemble des habitants d'un territoire pour savoir qui sera le patron ou la patronne d'un espace qui prend chaque année un peu plus de compétences? Si l'élection locale est la plus prisée des électeurs ce n'est pas un hasard. Et de mon point de vue c'est le sens de l'histoire de la démocratie locale. Les électeurs citoyens, adhérents ou non d'un parti devront dire qui ils souhaitent via une primaire citoyenne. Je crois le parti auquel j'adhère très ouvert sur ce point. Et si le législateur ne s'est pas encore couché sur ce sujet, rien n'empêche d'anticiper!

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vendredi, 14 octobre 2016

Projet La Cantine, mon intervention à Brest métropole.

"Monsieur le président, Chers collègues,

Sur ce rapport d’activité qui vient de nous être présenté par notre collègue Thierry Fayret je ne prendrai pas part au vote.


En effet, ayant démissionné de Brest métropole aménagement récemment je ne peux tout légitimement, et en cohérence, valider un rapport de sa direction que je conteste.


Je souhaite attirer l’attention de mes collègues Maires ici présents sur la gouvernance de la structure, par ailleurs essentielle pour notre métropole. Ce qui m’oppose à la direction, je le précise, de Bma peut, très clairement, se produire dès demain sur une autre commune de la métropole. Je crois d’ailleurs savoir que je ne suis pas le seul dans cette situation, ensuite il appartient à chacun de le faire savoir ou non… me concernant je l’ai fait savoir il y a déjà un an. Une longue année (octobre 2015-octobre 2016) de silences sur le sujet qui concerne Le Relecq-Kerhuon.

Pour reprendre les propos d’un élu dans la réunion du 22 septembre dernier sur le site de la Cantine « Bma n’est pas là pour mettre le bazar dans les communes », je ne pourrais dire mieux. Je tiens à préciser que je n’étais pas présent à cette réunion mais cela prouve surtout que la communication entre les personnes déléguées et moi fonctionne parfaitement.


Imposer, passer en force, enjamber, forcer, ignorer autant de verbes qui ne doivent pas être la réalité dans notre métropole. D’ailleurs avant métropole il y avait communauté urbaine et dans communauté urbaine et il y a communauté : vivre ensemble en tenant compte des uns et des autres et, surtout, des spécificités de nos villes.


Je veux croire à une issue heureuse, je suis confiant et optimiste. Je suis surtout résolu, déterminé et exclusivement tourné vers le respect de mes prérogatives afin de ne pas faire de cette situation une jurisprudence qui s’appliquerait, de fait, à l’ensemble des villes de la métropole : que Bma et des élus extérieurs aux villes concernées décident à la place des élus desdites villes. Il ne me viendrait pas à l’idée de décider d’un aménagement urbain sur Plougastel, Bohars ou encore Brest. Il y a des élections municipales pour cela.


Je souhaite juste faire entendre raison à ceux qui dirigent la structure.


Et pour votre information parfaite et complète et en dehors de tout intérêt politique j’ai appris hier soir que la dizaine de professionnels de santé (médecins, kinés, dentistes, pharmaciens, infirmiers…) se retiraient définitivement du projet porté par Nexity. Je ne suis pas architecte mais ai un peu de bon sens : arguments éminemment techniques, s’ils se retirent en totalité, du jamais vu, c’est que le projet est mauvais et incohérent. Et pour le coup, dans cette configuration, l’on ne pourra pas m’intenter de faux procès pour empêcher ce projet…"

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jeudi, 13 octobre 2016

Deux poids, deux mesures.

Hier soir, vers 22h30, entre un coup d'oeil sur l'émission de Carole Gaessler sur France 3 et mon fil Twitter je tombe sur un tweet du journaliste Jean-Luc Padellec lequel diffuse l'information suivante : "Place Guérin : le projet qui fâche enterré". Comme actuellement mon intérêt pour l'urbanisme sur la commune, et notamment dans certains secteurs bien identifiés, est à son comble mon pouce clique sur le détail de l'article du Télégramme. Et là je manque de tomber de mon canapé lorsque j'apprends, je cite, "la ville de Brest a indiqué que le permis concernant le projet immobilier privé du groupe Lamotte a été refusé (...) Brest métropole a pris acte de la décision du promoteur de ne pas déposer de nouveau projet".

En voilà une nouvelle intéressante!

D'abord je note que la ville de Brest, tout comme celle du Relecq-Kerhuon peut donc refuser un permis de construire sur les bases qui lui appartiennent au regard des certificats d'urbanisme délivrés et du code de l'Urbanisme. Point notable.

Ensuite, petit Maire que je suis je lis donc que le groupe privé Lamotte a pris la nouvelle comme telle, s'en est allé gentiment sans recours ni même projet alternatif! Voyez-vous ça! Bizarrement au Relecq-Kerhuon ce n'est pas la même histoire. J'ai également refusé un permis de construire d'un collectif d'une vingtaine d'appartements dans une parcelle exiguë Rue Louis Pasteur sur des bases sérieuses et incontestables que je ne développerai pas ici (mais je demeure à disposition pour celui ou celle qui le souhaite). Sauf que je ne suis pas Maire de Brest et que probablement le Groupe Lamotte doit considérer que l'on a que faire du petit Maire de la petite bourgade du Relecq-Kerhuon et assigne donc ce dernier en justice près le Tribunal Administratif! Alors quoi? Deux poids deux mesures selon qui est l'interlocuteur? Comment à Brest cela se passe en douceur et (presque) en silence et qu'au Relecq-Kerhuon on sort l'artillerie lourde avec le Tribunal Administratif? Brest a ses raisons de refuser et je les respecte. Je ne juge pas sur le fond, cela ne me regarde pas. Je juge sur la forme et sur des situations qui selon la ville évoluent. Ça commence à faire un peu-beaucoup et la suspicion va finir par pointer le bout de son nez (voir article du jour page Le Relecq-Kerhuon)

Dois-je donc m'attendre à cela sur d'autres sujets? Sur d'autres projets? Ce que je note ici c'est que cette décision fera jurisprudence et que l'on me fiche la paix à vouloir imposer des projets qui ne sont ni bons ni pensés pour notre ville. A ceux qui lisent ce post, tenez-le vous pour dit.

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Article en ligne ICI

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lundi, 03 octobre 2016

Bornes électriques : entre espoir et perplexité

Youpi! Ségolène Royal a annoncé la création d'un million de bornes supplémentaires pour les véhicules électriques en France lesquels ont triplé depuis 2014. Une bonne nouvelle donc. Dans le détail ce serait 100 000 points publics et 900 000 points "privés" c'est à dire l'installation dans votre garage facilitant ainsi votre décision de vous équiper d'un véhicule qui ne pollue pas.

Si j'accueille avec beaucoup d'espoir cette annonce au Mondial de l'Automobile je demeure cependant perplexe.

En effet, la ville du Relecq-Kerhuon a déjà, depuis 2010, actionné le levier du développement durable et de la préservation de l'environnement notamment en se dotant d'un large et vrai Agenda 21 mais aussi en déclinant de manière concrète des actes : acquisition des VeleKs pour le grand public (vélos à assistance électrique, première ville en France à l'époque) et achat de notre première voiture électrique, la Zoé, en 2013 pour les services de la ville.

Depuis, je suis heureux de croiser d'autres Zoé (pour ne pas pas la citer) sur les routes. Cependant la ville s'est vraiment sentie bien seule à l'époque. Seule car hormis la remise du Ministère du Redressement productif d'Arnaud Montebourg, nous n'avons pas eu grand chose pour nous inciter à cette transition. De plus, l'aide à l'acquisition était pour le "Made in France" en aucun cas pour l'écologie. Ensuite, l'on nous a promis des bornes un peu partout ici et là en Finistère : j'attends toujours. Le SDEF (Syndicat Départemental d'Energie et Équipement du Finistère) travaille et pilote sur ce déploiement; à présent le Ministère dit vouloir donner un coup d'accélérateur... Je crains malheureusement que l'ambition soit trop lointaine (horizon 2020). Comment une ville de 12 000 habitants peut déjà s'équiper d'une borne d'accès et que l'Etat ne peut pas imposer (depuis 2013!) le développement de tels équipements? Ce que je constate ici c'est que plusieurs marques viennent recharger les batteries à l'Hôtel de Ville, le besoin est donc là, une réalité. Je reçois aussi des demandes pour en installer ailleurs. Sauf que seul c'est compliqué.

Du reste, sur la métropole, ce sera notre ville qui aura montré l'exemple et je ne serais pas mécontent si nous recevions une marque de sympathie des autorités compétentes... une petite subvention serait appréciée comme l'on dit. Si Ségolène tu me fais l'honneur de me lire...

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dimanche, 18 septembre 2016

Joyeux Anniversaire Le Relecq-Kerhuon!

Le patrimoine est vivant, le patrimoine est riche, le patrimoine s'ouvre aux autres et aux autres de le rendre accessible, intéressant et en phase avec les attentes d'une population en 2016! C'est avec ces objectifs que la ville a proposé une ouverture des Journées Européennes du Patrimoine plus qu'originale, hier soir, à l'Hôtel de Ville... et pour fêter dignement les 120 printemps de votre ville : 1896-2016. Et si je n'avais pas été mis dans la confidence de ce que j'allais pouvoir voir sur la façade de la Mairie, la surprise a été partagée par au moins 800 personnes sur le parvis. Au son des paroles des enfants de la ville et sur des musiques adaptées, leurs dessins se sont déclinés en couleurs de manière tantôt dynamique, tantôt plus lente mais lesquels expliquaient l'histoire de notre ville : un vrai régal, un vrai bonheur et une pièce unique de ce que nous n'avions pas (encore) proposé aux Kerhorres. Se sont mêlés des élus d'autres villes aux alentours pour venir vivre "l'expérience Le Relecq-Kerhuon" dont "on parle temps dans la presse et ailleurs". Merci pour le compliment par ailleurs. Vous trouverez une petite vidéo ci-dessous d'un des moment de cette séance de projection.

A l'intérieur c'est un flux ininterrompu d'habitants qui a dévalé les couloirs du temps de la Mairie : salle du conseil, salle des archives, bureau du Maire, bureaux des adjoints, ancienne prison, salle des cérémonies, Plan cadastral Napoléonien... et un jeu de pistes bien pensé pour les jeunes pousses avec des points d'étapes un peu partout pour découvrir l'histoire de leur ville car là aussi est la particularité de cette soirée : le nombre important de jeunes qui étaient présents avec leurs parents ou grands parents. De plus la musique s'est glissée dans les dédales de l'administration et du pouvoir local : mon bureau s'est transformé en scène. Magique et tellement simple pour les visiteurs (à voir en vidéo également)

Aux portes de l'automne arrivant c'était une belle soirée dont, je le souhaite, vous garderez un beau souvenir. Ce jour l'aventure continue mais à Lossulien et à La Maison des Kerhorres. Le Relecq-Kerhuon a une histoire, jeune, mais une histoire dense et riche. Découvrez-la et profitez en pour lui souhaiter un joyeux anniversaire!

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les enfants ont dessiné leur mairie avec leurs couleurs favorites.

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La foule s'est massée sur le parvis pour admirer les couleurs de la ville.

Mon bureau avec son auditoire...

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