mercredi, 30 septembre 2009
Le Roi parle!
Aujourd’hui a lieu le grand oral de Dominique de Villepin. Ce même jour, à quelques encablures du Palais de Justice, c’est un autre élu qui passera son grand oral mais devant le président de la République : en effet, aujourd’hui mercredi 30 septembre se tiendra l’entrevue de Jacques Le Guen avec Nicolas Sarkozy.
Que vont-ils bien pouvoir se dire ? Un poignard dans une main, une fleur dans l’autre ?
Les régionales en ligne de mire : qui de lui ou de Bernadette Malgorn sera choisi ?
Digne des temps féodaux, l’UMP doit aller quémander l’autorisation du roi pour y aller (ou pas) sachant que semaines après semaines les « comités de soutien ad hoc », partisans de Madame Malgorn, voient le jour.
Et pourtant… Que se passe t-il à l’UMP sur les régionales ? Pourquoi tant de ministres devant choisir entre leur fonction et la présidence d’une région en cas de victoire refusent tout bonnement d’y aller : Auvergne, Pays de la Loire, Basse Normandie. Après le trop plein, voilà les vaches maigres.
Le courage c’est d’aller à la bataille même si l’on n’est pas le favori. Ce qu’ils donnent comme impression c’est de se dire « c’est cuit, je ne vais pas me ridiculiser à perdre, le ministère est une sécurité ».
Car si la gauche avait raflé 20 régions sur 22 en 2004, elle peut légitimement rester très majoritaire en 2010.
L’exemple breton est criant de vérité avec une droite divisée entre sa branche étatique visible (Malgorn) et l’anti sarkozysme primaire (Le Guen). La première privilégiant le relais des actions du Gouvernement, le second étant ancré sur le terrain.
Cette mascarade est grotesque : chacun sait que ça se finira avec Bernadette Malgorn. Jacques Le Guen, au mieux accepterait-il d’être N°2, au pire resterait-il à la maison…
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samedi, 19 septembre 2009
"Ils te feront Bretagne"
Ci-dessous un article paru dans le magazine Armor.
"Une nouvelle page est à écrire par tous ceux qui au plus profond d’entre eux sont bretons. Trentenaires ou jeunes quadras, parfois moins, ils entreprennent et osent. Ils représentent la relève aussI bien en politique, dans l’entreprise et les associations que dans le monde de la musique, du sport, des médias ou de la haute gastronomie. Ils sont la Bretagne avec leurs espérances et leurs rêves pour les vingt ou quarante prochaines années. La Bretagne de tous les possibles.
Les uns sont à la pointe dans leur domaine, les autres déjà plus que des espoirs. C’est aux responsables politiques d’ouvrir le chemin. Notre territoire ne dispose pas, comme par le passé, de figures charismatiques d’envergure nationale, comme René Pléven, Yvon Bourges ou Raymond Marcellin. Au Conseil régional, Christian Guyonvarc’h (UDB), Christian Troadec (gauche bretonne), David Le Solliec (UMP) sont des élus qui comptent. Côté femmes, les socialistes Sylvie Robert et Isabelle Thomas ainsi que l’élue MoDem Isabelle Le Bal, fille de Jean-Yves Cozan, pourrait jouer les premiers rôles à l’avenir. Il faudra sans doute compter sur les benjamins de l’assemblée bretonne, Yohann Nédélec et Nicolas Morvan, devenus maires respectifs du Relecq Kerhuon et de Moëlan sur mer lors des municipales de 2008. Une génération d’élus a émergé dans les cinq départements à la faveur de ces élections. On pense d’une part à Jean-Yves de Chaisemartin à Paimpol (ex UDF) et à Agnès Le Brun (droite) à Morlaix, tous deux assis dans le fauteuil du maire, et d’autre part dans la métropole rennaiseà Caroline Ollivro (MoDem) et au jeune Grégoire Leblond (UMP).
Gardons un œil sur le Mouvement Populaire avec Michel Grall, député-maire de Carnac, et l’ancien parlementaire Philippe Rouault toujours bien présent. Les socialistes pourront puiser dans le vivier du cabinet de Jean-Yves Le Drian à la Région : Lenaïc Briero, Gwenegan Bui, Michaël Quernez par ailleurs vice-président du conseil général du Finistère. L’homme fidèle du président, Gwendal Rouillard, est l’un des éléments les plus prometteurs de la jeune garde. On devrait également entendre parler de ces Morbihannais actifs dans les cabinets ministériels, de Gilles Dufeigneux (chez François Fillon) à Olivier Breuilly (chez Christine Albanel) en passant par François Guéant et David Robo (proche de François Goulard).
En politique, une nouvelle génération emmenée par Gaël Briand (UDB), Gaël Fleurent (Parti Breton) ou Gaël Roblin (gauche bretonne) envisage l’identité comme un atout. L’avenir nous dira si la Bretagne est soluble dans la France. Sans responsables bretons connus et reconnus dans les sphères parisiennes et européennes, il est difficile d’envisager un avenir florissant pour notre vieille Armorique. Le poids du député Jean-Jacques Urvoas au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale se fait chaque jour grandissant. Le fulgurant Benoît Hamon se souviendra-t-il qu’il est originaire de Saint-Renan ? Cap sur la Loire-Atlantique avec le précoce député vert François de Rugy et Franck Louvrier, directeur de la communication de Nicolas Sarkozy, qui pourrait un jour briguer la mairie de Nantes. "
Ronan Le Flécher
nota bene : évolution d'un article paru dans le numéro des 40 ans du magazine armor
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lundi, 15 juin 2009
Qui est Qui?
Bernadette Malgorn est partout. Selon le site du Télégramme « Grain de sel », elle s’accroche et se fixe sur son rocher breton laissant imaginer tout ce qu’il y a à imaginer pour les élections qui se dérouleront dans 9 mois (les régionales pour être précis).
Ça peut paraître étonnant voire surprenant qu’un adhérent du PS dont le parti n’est pas en forme des plus olympiques puisse rebondir sur ce post paru aujourd’hui ; sauf que je n’ai pas le sentiment d’avoir tout compris sur le fonctionnement de l’UMP pour la désignation de leur tête de liste régionale. J’avais cru comprendre que Jacques Le Guen, actuel député, était seul en lice et que, de facto, il se retrouvait leader.
C’est, semble t-il, sans compter sans la validation parisienne de ce choix. Or chacun sait que l’Elysée veut faire payer le prix fort aux Villepinistes locaux et divers un peu partout disséminés en France. Le plan B serait donc Bernadette Malgorn, ex préfète de Région qui souhaite alors se frotter aux suffrages des Bretonnes et des Bretons.
Je trouve ça marrant et parfois agaçant. Si elle veut y aller, pourquoi ne le dit-elle pas clairement ? Pourquoi ces supputations ridicules dans la presse ? Pourquoi cette tête faussement naïve quand la question lui est posée ? Je lis également ce matin et dans le même registre que Manuel Valls (PS) se déclare d’ores et déjà candidat à la primaire au PS ; on aime, on n’aime pas mais au moins le jeu de faux semblant n’existe pas.
En tant que conseiller régional j’aimerais bien savoir qui de Jacques Le Guen ou de Bernadette Malgorn va conduire la liste UMP. Pour le PS ce sera naturellement Jean-Yves Le Drian. Quant aux listes départementales, nous devrions être au clair en octobre-novembre.
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lundi, 08 décembre 2008
La Bretagne à 5 départements?
Je suis, forcément, avec beaucoup d’intérêt le débat provoqué par les paroles du Chef de l’Etat à l’occasion de la clôture du congrès des maires à Paris et concernant les éventuelles fusions de régions, de départements.
La presse régionale s’en est fait l’écho très rapidement et a ressorti des cartons le vieux serpent de mer que représentent 1) la Bretagne à 5 départements 2) la fusion de la Haute et de la Basse Normandie.
Plus proche de nous, souhaitons nous voir la Loire-Atlantique intégrer la Bretagne ? Nantes en Bretagne ? Parions que si je lance un sondage sur ce blog la réponse sera connue sous peu : une majorité écrasante de citoyens bretons est pour un tel rapprochement.
En 2004, Jean-Yves Le Drian avait promis dans son programme de lancer le débat et d’avancer conjointement avec le département concerné, ce qui fut fait en Octobre 2005 date à laquelle une commission mixte Bretagne/Pays de la Loire a été créée. A ce jour nous sommes au point mort et chacun se tourne vers l’Etat et vers les assemblées pour demander la révision de l’article 72 de la Constitution régissant les collectivités territoriales.
Etre pour ou contre, n’est pas, à mon avis et dans un premier temps, la question. Que ferions nous d’un 5ème département ? Est-ce logique ? Y a-t-il une finalité ? Comment gérer l’arrivée de Nantes face à Rennes ?
Je souhaiterais un débat régional sur la question ; que nous prenions notre temps et au-delà des aspects « folkloriques passéistes », que nous nous posions les bonnes questions : économiques, démographiques, structurelles. Nul doute qu’à l’occasion des interventions des groupes politiques de la région pour la prochaine session, le sujet ne vienne sur le devant de la scène.
Et vous, votre sentiment ?
12:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, région, 5 départements