jeudi, 03 septembre 2009

Taxe Carbone : quézako pour le PS?

taxe_carbone.jpgA quelques jours du débat au Parlement sur la taxe carbone proposée par le gouvernement, l’on peut entendre tout et rien sur la façon d’aborder ce sujet, notamment sur la position du PS.

 

Nous sommes favorables à une fiscalité écologique permettant d’accompagner la modification profonde et nécessaire des modes de vie et de déplacement. C’est une certitude. Mais nous sommes convaincus qu’une telle contribution pour être acceptable, doit recevoir l’adhésion de la population et donc être juste socialement. Ce qui est loin d’être le cas en l’état.

 

C’est la raison pour laquelle le PS s’oppose à la taxe carbone proposée par le président de la République, inefficace écologiquement car ne s’attaquant pas avec force aux grands pollueurs, et accroissant la pression fiscale sur les familles. Que proposons nous ?

 

Nous prônons la création d’une contribution énergie-climat dont le produit serait intégralement consacré à des compensations sociales liées à la lutte contre le changement climatique.

 

Une raison de plus de s’opposer à la taxe carbone du gouvernement, dont le produit sera utilisé à réduire le déficit public ou à compenser la suppression de la taxe professionnelle (Université de rentrée du MEDEF, E.Woerth annonce la compensation de cette taxe carbone. Déjà !)

 

Au-delà d’une contribution incitant au changement des comportements, il faut défendre des réponses qui s’attaquent aux causes du réchauffement climatique. Il faut redoubler d’efforts pour que les conditions de la construction ou la réhabilitation des logements permettent de réduire la consommation énergétique.

 

Dans cet esprit et s’agissant des transports en commun, un grand « plan de transports carbone zéro » autour de deux propositions doit pouvoir émerger :

  • Financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ;
  • Incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramener le coût des déplacements domicile-travai à moins de un euro par jour. 

Sans ces mesures pour accompagner la fiscalité écologique, celle-ci ne sera qu’une nouvelle ponction fiscale sur les ménages sans effet pour l’environnement.

jeudi, 11 juin 2009

BiBi est sur les rails

Region_Bretagne_logo.jpgJ’étais hier à l’inauguration de la première rame du premier TER nouvelle génération baptisé BiBi.

 

Les élus régionaux n’étaient pas peu fiers de présenter ce bijou de technologie à la presse et aux utilisateurs : c’est une vraie révolution en terme de transport. Il marque ainsi la volonté affirmée depuis 2004 de faire du développement durable et de la protection de l’environnement l’une des priorités de la majorité au Conseil régional.

 

Ce train est un train hybride construit par la société française Bombardier, société bien connue des utilisateurs des rames de métros à Paris ainsi qu’à Londres ; il fonctionne ainsi au diesel et à l’électrique.

 

Mobilité durable, respect de l’environnement il va sillonner les rails bretons à partir d’aujourd’hui en attendant ses petits frères qui seront au nombre de 9 courant d’année.

 

Grâce à sa technologie bi-mode et bi-courant, la nouvelle rame est capable de circuler sur l’ensemble du réseau TER Bretagne et d’utiliser l’alimentation électrique partout où elle est présente. Cette innovation présente bon nombre d’avantages comme la limitation des émissions de CO2 en utilisant l’alimentation électrique dès que possible, la récupération et la restitution de l’énergie de freinage, donc une économie d’électricité et enfin la continuité des voyages évitant ainsi aux voyageurs de changer de train.

 

 La région Bretagne et le Conseil général ont investi à la hauteur des enjeux afin de pouvoir relier Brest à Nantes via Quimper dans d’excellentes conditions et en un temps record.

 

 Pour votre information  le premier BiBi s’appelle… Iroise !

BiBi.jpg

 

mardi, 20 janvier 2009

Lancement de l'Agenda 21

agenda 21.jpgPromesse de campagne et volonté de la majorité des élus nationaux, nous lancerons vendredi soir, avec Ronan Tanguy et Romuald Hubert, à l’Astrolabe, la première réunion publique destinée à la population et aux associations concernant notre Agenda 21 local.

Durant la campagne électorale de l’année dernière vous aviez été nombreux à nous interpeller sur ce sujet. J’avais, à l’occasion de la présentation du programme le 25 janvier, annoncé la création de cet Agenda 21 destiné à établir un cahier des charges précis et rigoureux sur l’ensemble des décisions municipales.

Souvent et de manière générale, la population interprète le terme d’Agenda 21 comme spécifiquement destiné à évoluer sur un plan uniquement environnemental. Si cette donnée est essentielle elle n’est pas la seule. Le social, les ressources humaines, les constructions, les associations... Tous ces éléments doivent rentrer dans un cadre précis et répondre à des exigences pour, je cite « permettre de répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ».

Car tout est lié. Finis les projets à la petite semaine et qui tendent à ne voir qu’à un horizon limité (5 à 10 ans) ; il faut se projeter sur du long terme avec une vision qui va de 25 à 40 ans minimum. Comment sera Le Relecq-Kerhuon dans 40 ans ? Quelles habitudes auront pris ses habitants ? Comment fonctionneront les services publics ? Que restera t-il de nos bâtiments municipaux construits récemment ?

Lourd chantier que l’équipe municipale entend saisir à bras le corps pour répondre par des actions concrètes dès le budget 2010 si nous avançons suffisamment vite et bien. Brest métropole océane sera partenaire de ce travail. Je ne peux que vous inviter à venir découvrir les premières bases, les premières pierres de ce qui sera, à partir de 2010-2011, notre livre de chevet pour toutes les actions impliquant l’être humain dans son environnement.

* Logo Agenda 21 réalisé par Caroline Garrec, service communication, Hôtel de Ville.