vendredi, 04 septembre 2009

Pour eux aussi c'était la rentrée...

IMG_0528.JPGLa rentrée scolaire s’est déroulée dans d’excellentes conditions, hier, dans l’ensemble des groupes scolaires de la commune.

 

Une présence supplémentaire était de mise hier mais dès 8h45 pour accueillir l’inspecteur d’académie qui effectuait un comptage des élèves en petite, moyenne et grande section de maternelle : en effet, dans une classe le nombre de bambins atteint 41. Est-ce raisonnable ? Est-ce travailler dans de bonnes conditions pour les enseignants ? Est-ce un bon départ pour les 2-3 ans qui débutent ?

 

Tout cela est à mettre en corrélation avec les 13 500 suppressions de postes pour cette rentrée et 16 000 l’an prochain ce qui me fait dire que Mr Chatel et dans la suite logique de Mr Darcos.

 

Au Relecq-Kerhuon les enseignants, les parents d’élèves réclament l’ouverture d’une classe. Madeleine Chevalier, adjointe aux affaires scolaires et moi-même avons bien entendu relayés cette demande l’appuyant, arguments à l’appui, pour la faire aboutir. J’ai à l’esprit notre « victoire » de septembre 2008 avec l’ouverture d’un poste à Jules Ferry alors s’il faut de nouveau descendre à Quimper, j’y descendrais avec la même détermination : offrir de bonnes conditions d’accueil et de travail de part et d’autre. Pour info : 50 demandes dans le département pour...5 ouvertures.

 

La décision éminemment politique de ne pas prendre en compte les 2 ans n’est pas sans poser de problèmes : les effectifs nous deviennent donc défavorables alors que la municipalité a acté un soutien sans faille à la scolarisation des enfants dès 2 ans si les parents le souhaitent… La droite s’y oppose préférant ainsi ne pas avoir à recruter plus d’instituteurs et d’institutrices.

 

Je le dis et je le réécris : lorsque l’on me dit que dans une ville on ne fait pas de politique, je boue. Je boue car les décisions prises « là-haut » nous pénalisent « en bas ». Mais la droite ne dit mot là-dessus.

 

Je me félicite enfin des investissements décidés par la municipalité : plus de 245 000 € octroyés pour les travaux dans l’école avec notamment la rénovation de Jean Moulin maternelle : elle était belle l’école hier matin ! Toute neuve, toute colorée. Au final, c’est aussi ça qui compte…

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Les élus et services à la rencontre des enseignants et élèves du Groupe scolaire Jules Ferry.
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Coup de jeune nécessaire pour l'école maternelle Jean Moulin
Photo (groupe) Chantal Chatelain.

mercredi, 27 mai 2009

Diversion!

violencesscolaires.jpgLe moins que l’on puisse dire c’est que depuis quelques jours, les membres du gouvernement Fillon s’en donnent à cœur joie.

Ils font proposition sur proposition. Je dois vous avouer que sur fond d’élections européennes, je me demande dans quelle mesure tout cela n’a pas vocation à faire diversion dans une campagne où abstention pourrait bien rimer avec atténuation… des résultats médiocres obtenus depuis leur élection par Nicolas Sarkozy et consort.

Mais alors là, la diversion est à la mesure de la nécessité d’atténuer si j’en crois, j’ose le terme, les énormités portées récemment par Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, d’une part et Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale d’autre part.

Le premier a annoncé lundi le dépôt d’un amendement à l’Assemblée Nationale permettant aux salariés en arrêt maladie de continuer à travailler. Comment dire ? Est-ce là le signe de la nécessité de travailler plus pour gagner plus ? De l’image farouchement dévouée de Rachida Dati sortant de la maternité et reprenant le chemin du ministère quelques jours après son accouchement ? J’aurais eu tendance à croire que c’était une blague si Xavier Bertrand n’avait pas soutenu ladite proposition dès ce mardi matin arguant que ce dispositif « répond à un problème précis ». Et puis est venu l’après midi de ce mardi où finalement « l’amendement Lefebvre » aura fait un pshittt, désavoué par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet qui annonçait que le gouvernement était défavorable à cette proposition qui « peut être mal interprétée ». Dont acte !

Quant au deuxième, le voilà parti à supprimer pas moins de 13 500 postes d’enseignants mais à créer des sortes de « forces mobiles qui dépendraient du rectorat » de manière à lutter contre les violences scolaires. Figurez-vous qu’après avoir provoqué un tollé général en évoquant les fouilles systématiques des élèves, on l’entend désormais évoquer la possibilité d’équiper les établissements scolaires de portiques, ou de systèmes de vérification électronique. D’autres pays l’ont fait dit-il. Sauf que dans les autres pays en question, les Etats Unis en l’occurrence, les équipements mis en place fonctionnent de manière pérenne à hauteur de moins de 1% d’entre eux. Quelle efficacité ! Je n’ai pas entendu le ministre Darcos parler de la nécessité de remettre l’éducation au cœur de la mission des établissements scolaires, ni évoquer le terme de sociabilisation, par contre je l’ai bien entendu répondre à Yves Calvi lundi soir en expliquant qu’il ne voyait pas d’inconvénients à faire payer des amendes aux parents dont les enfants auraient des comportements disconvenants…

Entre inepties et thème récurrent de la sécurité mon cœur balance mais en tous cas, çà sent les élections tout çà !