mardi, 30 juin 2009

Le FN en pointe?

20070501fnlepen.jpgLe FN s’apprêterait-il à entrer à l’Hôtel de Ville de Hénin-Beaumont ? Le risque est grand.

Revivre le 21 avril 2002 est une sensation que je ne goûte guère.

Reste que j’ai été inquiet de constater le silence de l’UMP jusqu’à hier après midi où, enfin, le parti présidentiel appelait à voter pour le candidat de gauche et républicain.

 

Le FN existe toujours. Sarkozy a siphonné son fonds de commerce voilà deux ans mais l’électorat est toujours là, aux aguets. Et en arrivant à près de 40% des voix au premier tour, il s’agit d’un nouveau signal d’alerte très fort : il y a certes le rejet de l’ancien maire socialiste pour ses malversations, mais pas que. Libération écrit que « depuis longtemps le FN a ciblé Hénin-Beaumont » ; pensez donc, Marine Le Pen y faisait 24% au premier tour des législatives de 2002, 34% au second.

 

Rejet des politiques en place, crise économique, bassin d’emplois sinistré, licenciements à gogo : le sol est fertile pour l’électorat d’extrême droite qui sait surfer sur ces éléments néfastes.

 

Bien entendu, en Bretagne nous ne sommes pas concernés par les mêmes problèmes, bien entendu que le FN y fait ses scores très bas (4,83% présidentielles 2007, 1,99% législatives et 1,90% aux européennes au Relecq-Kerhuon) mais il faut garder à l’esprit les 18% de 2002  à la présidentielle et le vote refuge des électeurs quand tout va (ou peut aller) mal.

 

Reste que lorsque je vois les politiques ultra sécuritaires, ultra nationalistes des municipalités FN (Toulon, Orange, Vitrolles) je me dis que le danger est réel. De même et de part ma fonction et quand je vois le pouvoir qu’à un maire en France (n’en déplaisent à certains, on fait de la politique, excusez moi à l’UMP) les conséquences peuvent être désastreuses en matière de politique sociale, de logement, de culture aussi sans parler des écoles.

 

Bref, votez bien dimanche prochain mais force est de constater que mes vœux ne s’exaucent pas puisque Perpignan est restée à droite, largement, dans le cadre d’une triangulaire…

 

lundi, 09 février 2009

Le Pen, toujours Le Pen

2783837513-le-pen-un-jour-le-maire-de-marseille-s-appellera.jpgJean Marie Le Pen a une nouvelle fois dérapé, volontairement, pour faire parler de lui à l’occasion des élections européennes. Selon lui, peut-être un jour, le maire de Marseille s’appellera « Ben Gaudin ».

Oui, et ensuite ? Où est le malaise ? Où est le problème ? Est-ce une honte d’avoir un maire, un député, un président d’origine maghrébine ? Les Etats Unis ne viennent-il pas d’infliger une belle leçon au monde entier avec l’élection de Barack Obama ?

Beaucoup d’interrogations pour une seule et même réponse : la haine des autres, des couleurs, des populations caractérise bien ce que je déteste le plus chez un homme qui, tel le chant du cygne, tente une dernière envolée sémantique pour se faire remarquer. Et de quelle manière. Cette résurgence nationale va dans la lignée de ce qui se passe avec la réintégration des évêques intégristes : non la shoah n’a pas existé, non il ne retirera rien tant que des preuves ne seront pas trouvées…

Quelle tristesse d’en arriver là. Quelle tristesse de continuer, en ces temps de tensions mondiales, à opposer les uns aux autres et/ou de revenir sur des vérités qui ne demandent qu’à être acceptées, pas ignorées.

Aujourd’hui il pleut, aujourd’hui je trouve que l’extrême droite fait beaucoup parler d’elle et ça me met de mauvaise humeur.