mardi, 08 septembre 2009

Un pas en avant, un pas en arrière.

20091123_francois_bayrou.jpgFrançois Bayrou a, finalement, répondu à Martine Aubry via ses universités de rentrée. Répondu, certes, mais à moitié : je ne sais pas plus si le MoDEM accepte de soutenir les candidats de gauche aux régionales, je ne sais pas plus non plus si le MoDEM accepte de valider une ligne clairement de gauche dans la conduite des affaires.

 

La stratégie du leader centriste est dangereuse à mon sens : à vouloir picorer dans toutes les cours, il finira par être rejeté par chacun. Lorsque  je parle de chacun je veux bien entendu dire « tous » les partis politiques. Courtiser l’ensemble des partis institutionnels pour tenter de se faire une place au soleil n’est jamais payant.

 

Beaucoup s’agacent de la bipolarité gauche/droite. Mais diable ! Ce n’est pas en 2009 qu’a été créée cette différence. Penser quelque chose est, selon moi, le propre de l’existence. Faire des choix, non pas idéologiques, est un acte de bravoure. Le même Bayrou expliquait en 2005 « à force de penser la même chose, on ne pense plus rien » à propos de l’UMP.

 

Or c’est la tactique qu’il emploie : penser comme l’UMP sur un certains nombre de questions, comme le PS pour d’autres, des Verts, du PC et ainsi de suite… Tout cela pour apparaître comme le sauveur et comme celui qui sait fédérer. Le Télégramme, hier, prédisait un « hiver long » pour l’homme du Béarn.  On le dirait à moins : on voit la difficulté de l’équilibre à l’UMP, qui à un moment donné, implosera tant les contradictions sont fortes.

 

Car, finalement, c’est bien l’Elysée en 2012 qui intéresse notre homme. Peu importent les moyens pour y parvenir « tous les coups sont permis ».