samedi, 19 septembre 2009

"Ils te feront Bretagne"

40%20ans%20web.jpgCi-dessous un article paru dans le magazine Armor.

 

 

"Une nouvelle page est à écrire par tous ceux qui au plus profond d’entre eux sont bretons. Trentenaires ou jeunes quadras, parfois moins, ils entreprennent et osent. Ils représentent la relève aussI bien en politique, dans l’entreprise et les associations que dans le monde de la musique, du sport, des médias ou de la haute gastronomie. Ils sont la Bretagne avec leurs espérances et leurs rêves pour les vingt ou quarante prochaines années. La Bretagne de tous les possibles.

 

Les uns sont à la pointe dans leur domaine, les autres déjà plus que des espoirs. C’est aux responsables politiques d’ouvrir le chemin. Notre territoire ne dispose pas, comme par le passé, de figures charismatiques d’envergure nationale, comme René Pléven, Yvon Bourges ou Raymond Marcellin. Au Conseil régional, Christian Guyonvarc’h (UDB), Christian Troadec (gauche bretonne), David Le Solliec (UMP) sont des élus qui comptent. Côté femmes, les socialistes Sylvie Robert et Isabelle Thomas ainsi que l’élue MoDem Isabelle Le Bal, fille de Jean-Yves Cozan, pourrait jouer les premiers rôles à l’avenir. Il faudra sans doute compter sur les benjamins de l’assemblée bretonne, Yohann Nédélec et Nicolas Morvan, devenus maires respectifs du Relecq Kerhuon et de Moëlan sur mer lors des municipales de 2008. Une génération d’élus a émergé dans les cinq départements à la faveur de ces élections. On pense d’une part à Jean-Yves de Chaisemartin à Paimpol (ex UDF) et à Agnès Le Brun (droite) à Morlaix, tous deux assis dans le fauteuil du maire, et d’autre part dans la métropole rennaiseà  Caroline Ollivro (MoDem) et au jeune Grégoire Leblond (UMP).

 

Gardons un œil sur le Mouvement Populaire avec Michel Grall, député-maire de Carnac, et l’ancien parlementaire Philippe Rouault toujours bien présent. Les socialistes pourront puiser dans le vivier du cabinet de Jean-Yves Le Drian à la Région  : Lenaïc Briero, Gwenegan Bui, Michaël Quernez par ailleurs vice-président du conseil général du Finistère. L’homme fidèle du président, Gwendal Rouillard, est l’un des éléments les plus prometteurs de la jeune garde. On devrait également entendre parler de ces Morbihannais actifs dans les cabinets ministériels, de Gilles Dufeigneux (chez François Fillon) à Olivier Breuilly (chez Christine Albanel) en passant par François Guéant et David Robo (proche de François Goulard).

 

En politique, une nouvelle génération emmenée par Gaël Briand (UDB), Gaël Fleurent (Parti Breton) ou Gaël Roblin (gauche bretonne) envisage l’identité comme un atout. L’avenir nous dira si la Bretagne est soluble dans la France. Sans responsables bretons connus et reconnus dans les sphères parisiennes et européennes, il est difficile d’envisager un avenir florissant pour notre vieille Armorique. Le poids du député Jean-Jacques Urvoas au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale se fait chaque jour grandissant. Le fulgurant Benoît Hamon se souviendra-t-il qu’il est originaire de Saint-Renan ? Cap sur la Loire-Atlantique avec le précoce député vert François de Rugy et Franck Louvrier, directeur de la communication de Nicolas Sarkozy, qui pourrait un jour briguer la mairie de Nantes. "

 

Ronan Le Flécher

 

nota bene : évolution d'un article paru dans le numéro des 40 ans du magazine armor

mardi, 08 septembre 2009

Un pas en avant, un pas en arrière.

20091123_francois_bayrou.jpgFrançois Bayrou a, finalement, répondu à Martine Aubry via ses universités de rentrée. Répondu, certes, mais à moitié : je ne sais pas plus si le MoDEM accepte de soutenir les candidats de gauche aux régionales, je ne sais pas plus non plus si le MoDEM accepte de valider une ligne clairement de gauche dans la conduite des affaires.

 

La stratégie du leader centriste est dangereuse à mon sens : à vouloir picorer dans toutes les cours, il finira par être rejeté par chacun. Lorsque  je parle de chacun je veux bien entendu dire « tous » les partis politiques. Courtiser l’ensemble des partis institutionnels pour tenter de se faire une place au soleil n’est jamais payant.

 

Beaucoup s’agacent de la bipolarité gauche/droite. Mais diable ! Ce n’est pas en 2009 qu’a été créée cette différence. Penser quelque chose est, selon moi, le propre de l’existence. Faire des choix, non pas idéologiques, est un acte de bravoure. Le même Bayrou expliquait en 2005 « à force de penser la même chose, on ne pense plus rien » à propos de l’UMP.

 

Or c’est la tactique qu’il emploie : penser comme l’UMP sur un certains nombre de questions, comme le PS pour d’autres, des Verts, du PC et ainsi de suite… Tout cela pour apparaître comme le sauveur et comme celui qui sait fédérer. Le Télégramme, hier, prédisait un « hiver long » pour l’homme du Béarn.  On le dirait à moins : on voit la difficulté de l’équilibre à l’UMP, qui à un moment donné, implosera tant les contradictions sont fortes.

 

Car, finalement, c’est bien l’Elysée en 2012 qui intéresse notre homme. Peu importent les moyens pour y parvenir « tous les coups sont permis ».

 

vendredi, 28 août 2009

"Ouvrons les portes et les fenêtres"


envoyé par PartiSocialiste.
Allez visiter notre site consacré à nos travaux : savoir ce que nous allons faire, de quoi nous allons débattre, quels thèmes sont abordés, une vraie richesse qui prouve, malgré certaines informations tronquées, que le PS est un parti qui travaille.

mardi, 30 juin 2009

Le FN en pointe?

20070501fnlepen.jpgLe FN s’apprêterait-il à entrer à l’Hôtel de Ville de Hénin-Beaumont ? Le risque est grand.

Revivre le 21 avril 2002 est une sensation que je ne goûte guère.

Reste que j’ai été inquiet de constater le silence de l’UMP jusqu’à hier après midi où, enfin, le parti présidentiel appelait à voter pour le candidat de gauche et républicain.

 

Le FN existe toujours. Sarkozy a siphonné son fonds de commerce voilà deux ans mais l’électorat est toujours là, aux aguets. Et en arrivant à près de 40% des voix au premier tour, il s’agit d’un nouveau signal d’alerte très fort : il y a certes le rejet de l’ancien maire socialiste pour ses malversations, mais pas que. Libération écrit que « depuis longtemps le FN a ciblé Hénin-Beaumont » ; pensez donc, Marine Le Pen y faisait 24% au premier tour des législatives de 2002, 34% au second.

 

Rejet des politiques en place, crise économique, bassin d’emplois sinistré, licenciements à gogo : le sol est fertile pour l’électorat d’extrême droite qui sait surfer sur ces éléments néfastes.

 

Bien entendu, en Bretagne nous ne sommes pas concernés par les mêmes problèmes, bien entendu que le FN y fait ses scores très bas (4,83% présidentielles 2007, 1,99% législatives et 1,90% aux européennes au Relecq-Kerhuon) mais il faut garder à l’esprit les 18% de 2002  à la présidentielle et le vote refuge des électeurs quand tout va (ou peut aller) mal.

 

Reste que lorsque je vois les politiques ultra sécuritaires, ultra nationalistes des municipalités FN (Toulon, Orange, Vitrolles) je me dis que le danger est réel. De même et de part ma fonction et quand je vois le pouvoir qu’à un maire en France (n’en déplaisent à certains, on fait de la politique, excusez moi à l’UMP) les conséquences peuvent être désastreuses en matière de politique sociale, de logement, de culture aussi sans parler des écoles.

 

Bref, votez bien dimanche prochain mais force est de constater que mes vœux ne s’exaucent pas puisque Perpignan est restée à droite, largement, dans le cadre d’une triangulaire…

 

lundi, 18 mai 2009

Double face (ou volte face?)

claude-allegre-nicolas-sarkozy.jpg Laurent Joffrin ce matin sur France Info expliquait, ou tentait de, pourquoi l’ancien ministre de Lionel Jospin, Claude Allègre, allait entrer au gouvernement.

 

Exercice délicat s’il en fallait car chacun, au final, est libre de ses choix et de ses actes. J’entends déjà les commentaires me vantant les bienfaits de l’ouverture. Dont acte. Claude Allègre n’est plus adhérent du PS et souhaite être utile à son pays.

 

Toujours selon le même journaliste Sarkozy utiliserait cette carte faute d’avoir des poids lourds suffisants dans les rangs de l’UMP. Notre gouvernement serait atteint d’une maladie récurrente : une extrême usure après deux ans de pouvoir Sarkoziste lesquels doivent être cumulés aux 12 années de pouvoirs Chiraquien.

 

Pour ou contre, c’est le grand débat. Beaucoup me disent « toutes celles et tous ceux qui veulent travailler ensemble n’ont qu’à le faire ! A bas les étiquettes » Oui ! Sauf que dans la conduite quotidienne des affaires et des projets on ne vit pas sur un nuage si nous n’épousons pas la même « ligne fédératrice ». Qu’il y aient des désaccords, des débats, des discussions oui ! Mais qu’il y ait divorce avant  même d’avoir consommé c’est un peu regrettable.

 

Reste que je suis dubitatif sur les motivations réelles de Monsieur Allègre. Comment cet homme de gauche pourra t-il cautionner :

·         Le bouclier fiscal

·         La loi HADOPI

·         Les tests ADN

·         Le ministère de l’identité nationale

·         La loi sur les universités…

Et tant d’autres…

Je ne sais comment on peut vivre avec une telle dualité. Kouchner, Bockel et Besson ont réussi alors pourquoi pas lui, sauf à sombrer dans un état de démence.

vendredi, 03 avril 2009

Je m'étonne

Quand j'expliquais que certains ne vivent pas bien le résultat du 9 Mars 2008...

Ci dessous le communiqué de presse à paraître, normalement, demain matin dans les quotidiens.

« Au cours du conseil municipal du 1er avril, rapporté dans les pages (du Télégramme et de l’Ouest France) du 3 avril, Marcel Dantec a indiqué que l’opposition ne serait pas respectée depuis le début de la mandature. L’équipe majoritaire « L’Union pour Le Relecq-Kerhuon » s’étonne de tels propos d’autant que les motivations du départ de Madame Caulie Olivier ont été rapportées en son absence à l’occasion du conseil municipal.

Monsieur Dantec l’ignore sans doute mais le jour du dépôt de sa lettre de démission, Yohann Nédélec, maire, a reçu personnellement madame Caulie-Olivier pour échanger sur les raisons qui l’ont poussée à quitter le conseil municipal ; le tout dans une ambiance détendue, de confiance réciproque. En aucun cas il n’a été question de « mise à l’écart ». Il n’est bien entendu pas question de rapporter des propos tenus à cette occasion en l’absence de l’intéressée.

Une opposition écartée ? Pour preuve, la majorité a proposé la présence d’élus de l’opposition au sein de la commission agenda 21 : refus. Renaud Sarrabezolles, président du groupe majoritaire a par deux fois relancé la porte-parole de l’opposition (par écrit) pour leur exprimer notre intérêt à prendre en compte des propositions que nous pourrions appliquer, le tout dans l’intérêt général : second refus.

Toutes les commissions municipales, de recrutement et les comités divers et variés (Kerlaouena, Camfrout, Agenda 21, Médiathèque…) sont ouverts à l’opposition. Les séances plénières et les comptes rendus sont systématiquement diffusés et présentés aux mêmes élus. La volonté de transparence, notamment, pour le dossier Kerlaouena en est la preuve vivante.

Monsieur Dantec chercherait-il à créer un climat délétère là où il n’y a pas raison d’en avoir ? Certains d’entre nous ont connu l’opposition pendant 7 ans, parfois plus, ils peuvent donc apprécier... Etre battu n’est pas la fin du monde pour autant que l’on sache pourquoi on l’a été… réflexion qui semble faire défaut à certains élus. »

lundi, 09 février 2009

Le Pen, toujours Le Pen

2783837513-le-pen-un-jour-le-maire-de-marseille-s-appellera.jpgJean Marie Le Pen a une nouvelle fois dérapé, volontairement, pour faire parler de lui à l’occasion des élections européennes. Selon lui, peut-être un jour, le maire de Marseille s’appellera « Ben Gaudin ».

Oui, et ensuite ? Où est le malaise ? Où est le problème ? Est-ce une honte d’avoir un maire, un député, un président d’origine maghrébine ? Les Etats Unis ne viennent-il pas d’infliger une belle leçon au monde entier avec l’élection de Barack Obama ?

Beaucoup d’interrogations pour une seule et même réponse : la haine des autres, des couleurs, des populations caractérise bien ce que je déteste le plus chez un homme qui, tel le chant du cygne, tente une dernière envolée sémantique pour se faire remarquer. Et de quelle manière. Cette résurgence nationale va dans la lignée de ce qui se passe avec la réintégration des évêques intégristes : non la shoah n’a pas existé, non il ne retirera rien tant que des preuves ne seront pas trouvées…

Quelle tristesse d’en arriver là. Quelle tristesse de continuer, en ces temps de tensions mondiales, à opposer les uns aux autres et/ou de revenir sur des vérités qui ne demandent qu’à être acceptées, pas ignorées.

Aujourd’hui il pleut, aujourd’hui je trouve que l’extrême droite fait beaucoup parler d’elle et ça me met de mauvaise humeur.

vendredi, 09 janvier 2009

Journée d'un Maire

La fonction d’élu est loin d’être une sinécure. Lorsque je parle de la fonction d’élu il va sans dire que c’est aux responsabilités. Parfois il y a des moments plus compliqués, plus ternes, non pas liés à la politique mais liés aux relations avec les personnes.

Je veux parler de moments pénibles qui consistent à aller annoncer de mauvaises nouvelles, délicates, à des familles qui ne s’attendent pas à cela. Si j’éprouve le besoin de communiquer là-dessus, auprès de vous c’est parce que, tout simplement, j’ai vécu cette épreuve aujourd’hui et que je souhaite aussi que les lecteurs sachent, s’ils ne le savaient pas déjà, qu’il n’y a pas de manuel, il n’y a pas de guide, pas de discours préconçus pour annoncer une nouvelle comme celle là. Un départ naturel est, certes, moins dur, peut-être, à annoncer qu’un départ voulu mais la difficulté est réelle, la tristesse des familles immense.

Plus globalement j’ai toujours réclamé un véritable statut de l’élu avec, entre autres, ces formations, ces appréhensions ; mais rien n’existe et les élus, le maire, se retrouvent face à des détresses qui peuvent, parfois, ébranler. Il faut trouver les mots, les gestes, les façons de dire. Pour l’élu il faut pouvoir encaisser des images, des situations : tout cela fait partie de notre quotidien et, bien entendu, en pareille situation le reste me paraît bien secondaire et peu important…

mardi, 06 janvier 2009

Le PS du Relecq-Kerhuon a son Blog

Banniere3.jpgJe souhaite la bienvenue sur la toile à un nouveau Blog : celui de la section PS du Relecq-Kerhuon. Les adhérents de la section avaient manifesté leur souhait de voir cet outil naître pour échanger, débattre et proposer via le net.

C’est chose faite grâce, notamment, à Romuald, par ailleurs conseiller municipal du Relecq-Kerhuon, à qui je renouvelle mes félicitations.

Cet outil, comme ce Blog et comme tous les autres, doit être une fenêtre, un élément supplémentaire pour joindre vos représentants, les interpeller ou tout simplement faire part de vos remarques sur la situation politique locale ou nationale.

Ce Blog doit d’ailleurs avoir une dimension autre que locale bien qu’il le sera de temps à autre. L’image, à tort, d’un PS englué dans ses divisions n’est que le reflet d’une infime partie et encore, celle là même étant parisienne vu dans le prisme de l’écran de télévision… A nous de montrer aussi nos efforts, nos compétences ; après tout nous savons si bien le faire !

J’en profite alors pour saluer nos nouveaux adhérents et invite les autres personnes tentées à venir nous rejoindre : Renaud Sarrabezolles vous accueillera de la plus chaleureuse des manières ! Son e-mail : r.sarrabezolles@wanadoo.fr, vous pouvez aussi adhérer en ligne en cliquant ici.

Le lien pour notre Blog : http://enhautagauche.over-blog.com/