vendredi, 11 septembre 2009

ça roule, ou presque.

PontRecouvrance3.jpgLe Tramway est donc sur les rails, si je puis me permettre. La presse titre ce matin le côté « symbolique » puisque les travaux ont débuté. Mais tout de même ; il fallait voter hier en conseil de communauté le projet de réalisation de la première ligne de tramway.

 

Débuté à 17h00, le conseil n’avait que ce point à l’ordre du jour mais s’est tout de même terminé à 19h00 tant les échanges étaient nombreux.

 

François Cuillandre a effectué un historique : de Georges Lombard dans les années 80 au référendum voulu par Pierre Maille, puis de la campagne municipale brestoise de 2001 à ce jour, jour du vote en conseil de communauté. Le président a rappelé, à juste titre, l’importance d’un tel projet : 18 millions de voyageurs par an et environ 50 000 par jour sur la future ligne.

 

Alain Masson a, lui, rappelé que seuls 20% des personnes ayant déposé un commentaire sur les livrets prévus à cet effet étaient opposés au projet ; projet qui selon lui répond au principe du transport durable et de qualité pour une meilleure circulation en ville.

 

L’UMP a quant à elle préféré s’abstenir. Voter contre eut été ridicule : l’élection de la municipalité Cuillandre à près de  65% au deuxième tour permettait de comprendre l’adhésion des électeurs au projet. Le coût réel du chantier et le chiffrage des travaux pris en charge par le projet tram (voirie, assainissement…) auront été leurs chevaux de batailles.

 

A ce titre j’ai trouvé, mais c’est purement personnel, étonnant la non intervention de Laurent Prunier, le leader UMP de Brest.

 

Plus localement, je feuilletais les délibérations des conseils municipaux entre 2001 et 2008 avec les différentes interventions de l’ancien maire et des élus sur ce sujet, y compris le vote du conseil le 16 décembre 2004 : Toute l’ancienne majorité avait voté contre (25 voix). Toute l’opposition (sauf une « à regret ») avait voté pour. « le maire précise que, suivant divers sondages effectués, 1/3 de la population seulement est favorable au projet Tram » ou bien encore « le projet est déjà décidé(…)sans attendre l’aval du conseil communautaire, ce qui ne semble pas très démocratique » « la commune versera l’équivalent de 0,21 point d’impôt en plus ».

 

Vous noterez que seul l’élément financier guidait ce vote. Etre visionnaire passe aussi par un vote, parfois…

vendredi, 27 février 2009

Le Tram

br_1150103_1_20070129_px_470_.jpgA compter du lundi 9 mars, une enquête d’utilité publique concernant le tramway sera à votre disposition dans la galerie de la mairie.

C’est un passage obligé afin de permettre à tous les citoyens concernés de prendre connaissance du dossier et de donner leur avis sur le projet. Sorte de démocratie participative mais encadrée par la loi : c’est une obligation pour un projet d’une telle ampleur.

Même si Le Relecq-Kerhuon n’est pas directement concernée par la venue du tramway, peut-être le sera-t-elle un jour lorsque nous aurons obtenu la réalisation d’un tram train qui desservirait notre ville jusqu’à la gare de Brest. Cependant il s’agit d’être raisonnable et il convient d’expliquer que tout sera fait pour mais, qu’objectivement, ce n’est pas quelque chose qui verra le jour dans les années qui viennent. Comme pour le reste, Bmo sait et connait les attentes. Nous saurons l’affirmer haut et fort le moment venu.

En attendant vous êtes conviés à venir vous exprimer sur sa réalisation. C’est un moment fort qui mérite bien quelques lignes tant ce sujet en a fait couler, de l’encre ! J’ai toujours été, depuis 2005-2006 pour la réalisation de ce tramway. Il est aussi exact que dans un premier temps ce projet concernera la seule ville de Brest. Lorsque l’on parle de Gouesnou et de Guipavas il faut aussi être honnête : ce sont juste « les portes » qui sont concernées (l’échangeur à proximité du centre Leclerc pour Gouesnou, la zone du Froutven pour Guipavas) par la desserte des centres ville.

Quoi qu’il en soit c’est une avancée environnementale importante qui méritera d’être étalée sur l’ensemble de la communauté. Mais votre avis compte, vos remarques aussi : vous payez des impôts communautaires, vous avez donc la parole.