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samedi, 30 août 2008

"Débrouillez-vous!"

322e5802d377d1445f8b95e4f4492ae6.jpg Ces quelques mots lancés par Xavier Darcos lors de sa conférence de presse de rentrée resteront sans aucun doute gravés dans les mémoires.
Outre le fait qu'ils tiennent plus du bêtisier qu'autre chose, ils ne m'amusent pas, loin de là.
"C'est votre mission" ajoute Xavier Darcos aux élus locaux, de l'opposition surtout, qui rappellent les difficultés de mise en oeuvre de la nouvelle organisation scolaire : la semaine de 24 heures.
Vous le savez sans doute, le gouvernement a décidé de supprimer l'école du samedi, de passer le temps scolaire hebdomadaire de 26 heures à 24 heures et que les enfants en difficulté devront bénéficier de deux heures de soutien par semaine.
Sauf que cette décision est, comme à l'accoutumée avec le gouvernement Fillon, dépourvue de toutes mesures d'accompagnement (sauf si bien sur, les suppressions de postes annoncées dans l'éducation nationale permettaient de pallier aux décisions hatives du gouvernement - sic!-)
Qu'en sera-t-il de l'organisation du travail des personnels municipaux comme les ATSEM, comment peut on gérer pratiquement mais également financièrement les ressources nécessaires à encadrer les enfants ne bénéficiant pas de soutien, un frère et une soeur l'un bénéficiant du soutien et l'autre non vivront-ils sur un rythme différent?
Un nombre certain de questions qui reste aujourd'hui sans réponse. Bref, une fois encore, l'état décide et les collectivités territoriales se doivent d'appliquer ces décisions.
La décentralisation a ses travers que la raison ignore.

vendredi, 29 août 2008

Obama Number One

6cfa0739914dc362a281afefd3c2ab27.jpgLes démocrates ont désigné leur champion de manière officielle, hier, à Denver. Mon choix n’allait pas à Barack Obama mais tendait plutôt à aller vers Hillary Clinton ainsi que j’avais pu l’écrire sur ce blog. Plusieurs raisons m’avaient conduit à cela : les médias, comme en France, ont joué la partition d’Obama pendant les primaires. Nouveau, de couleur, jeune, entreprenant, inconnu voilà 4 ans… face à quelqu’un qui était « moins » vendeur car déjà sur médiatisée et, en quelque sorte, représentante de ce que, soit disant, les américains ne veulent plus : le pouvoir aux mains d’une seule famille (dynastie Kennedy, celle des Bush père et fils).

La crainte est donc grande qu’Obama montre ses limites dans la course de fond qui l’attend et qui se terminera début novembre. Cette médiatisation à outrance n’est pas sans me faire rappeler le même scénario en France en novembre 2006.

« On vous dit que Ségolène Royal est la meilleure car c’est écrit dans le presse », on connait le résultat et, force est de constater que pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy aura toujours eu cette longueur d’avance que Ségolène Royal n’aura jamais réussi à rattraper. A cela s’est ajouté un parti qui a traîné les pieds pour aller faire la claque sur les podiums et autres réunions…

Aux USA c’est un peu différent, sensiblement différent même puisqu’il fallait voir avec quel talent Miss Clinton s’est enflammée pour Obama conjurant ses supporters de faire fi des primaires et de se rassembler derrière le leader noir. Clinton, husband, finira aussi par l’adouber.

Je dois reconnaître que tout cela a manqué à Ségolène Royal. La France aurait aimé pareille image. Sauf que quand « ils » sont revenus, elle les a… rejetés. La rancœur est tenace, sauf à Denver hier semble t-il…

jeudi, 28 août 2008

ANPE : Nouvelles règles du jeu?

651066e6728a862e6950fabe620e157d.jpgDans très peu de temps les chômeurs devront se conformer à la législation régissant le fonctionnement de la toute nouvelle entité ANPE-ASSEDIC. Une pression accrue va alors s’exercer sur le chômeur qui ne trouve pas (ou qui ne veut pas…) d’emploi.

Après 6 mois seulement de recherches d’emploi, chaque individu devra se plier à des exigences toutes autres que celles pour lesquelles il estimait avoir le droit (salaire notamment). La question est simple : est-ce une bonne chose ou une mauvaise chose que de provoquer ce changement radical dans les mentalités.
Certains, non concernés, penseront que c’est une bonne chose en lançant à la cantonade qu’il y a trop d’abus. Il y en a, certes, comme partout. Mais posons-nous la question des secteurs d’activités : certains font grise mine et des allocataires persévérants ne trouvent pas de débouché.

Doit-on les contraindre, alors, à abandonner la voie pour laquelle ils sont faits au prétexte que ça n’a que trop duré ? Doit-on sanctionner le chômeur consciencieux, qui cherche, qui se démène et qui ne trouve pas ? A cela rajoutée la barrière kilométrique…

Cette façon de penser peut séduire, théoriquement parlant. Sur le terrain, c’est autre chose. Cela mérite que l’on se pose la question. Je crains, pour ma part, une paupérisation et un tirage vers le bas des salaires. Le risque est grand.

mercredi, 27 août 2008

La Rochelle version 2008.

76aa64d90afa5f219cf7b1e1d0cb6d44.jpgTout séminaire, tout congrès est sensé accoucher non pas d’une souris mais d’un projet, d’une ligne de route claire et compréhensible. Que puis-je attendre de l’université de rentrée du PS à La Rochelle ? Que puis-je attendre du futur congrès de Reims ?

J’attends avant toute chose une cohésion la plus large possible. Mais attention, je ne souhaite pas un « consensus mou » qui a trop longtemps prévalu et qui a porté préjudice au travail du parti (incapacité à donner une vision claire, impossibilité d’une parole unique, sensation de désordre…). Si les avis divergents sont l’essence même de la démocratie, il ne faut pas oublier que dans cette même démocratie il y a des hiérarchies et qu’il s’agit de les respecter. Le patron, c’est le patron en somme… Du coup, une cohésion avec un vrai chef. Une vraie majorité.

J’attends ensuite que si cette majorité n’est pas réalisable à l’issue de ce premier rendez-vous (personne ne se détachant véritablement), que nos responsables aient au moins l’intelligence de travailler en bonne harmonie en évitant de penser systématiquement à 2012. Je l’ai déjà dit : mon opinion est que je ne suis pas persuadé que le 1er secrétaire du PS en novembre prochain doit être le candidat de 2012.

J’attends enfin du travail et des réponses collectives sur notre identité face aux enjeux nationaux et internationaux. L’Europe aussi… Nos voisins y sont parvenus. La Grande-Bretagne a, en 1996, réussi à ressurgir. En Espagne également.

Du travail et des réponses donc : un peu, finalement, ce que font les élus de gauche sur le terrain.

mardi, 26 août 2008

Souvenirs, souvenirs..

4598ae37c6c033d3fc3af9e9b942c4ac.jpgCe sont près de 400 personnes qui avaient pris place sur le Foirail vendredi soir pour la projection sur écran géant du film « Nos jours heureux » de Olivier Nakache et Eric Toledano.

Une fois n’est pas coutume, les caprices météorologiques nous avaient épargnés et c’est sous le signe de la franche rigolade que cette soirée s’est passée.

Jamais caricatural, ce film nous livre les secrets d’une colonie où « tout est bien qui finit bien » mais où le calme et la sérénité ne sont pas toujours de la partie.

C’est vrai, ce film ne marquera probablement pas de son empreinte l’histoire du cinéma français mais chacun d’entre nous s’est reconnu dans le rôle de tel animateur ou tel autre colon.

Un nouveau succès donc pour un pari pris par l’équipe municipale avec Isabelle Mazelin en chef d’orchestre.

Et si les colonies de vacances, c’est pas des vacances pour tout le monde, je tiens ici également à saluer le travail et l'implication des services techniques municipaux qui, tout au long de cet été, au travers de nos animations, auront mis un point d’honneur à ce que chaque spectateur vive les meilleurs moments possibles dans les meilleurs conditions possibles.

lundi, 25 août 2008

Quel Afghanistan demain?

0d5a9049b2408f2ad89edfe21dbeab4f.jpgAinsi que je le souhaite, je ne réagis plus « à chaud » aux informations qui peuvent nous parvenir considérant qu’un homme ou une femme politique quel qu’il soit, doit pouvoir prendre du recul.

Ce qui s’est déroulé en Afghanistan est quelque chose d’invivable pour la plupart d’entre nous. Et pourtant ces familles vivent le quotidien de la brutalité guerrière depuis la semaine dernière. Ici et là s’élèvent des voix pour sommer le président de rapatrier ses hommes en France.

Un sondage paru vendredi dernier se fait l’écho d’une majorité de français (55%) qui serait pour un retrait des forces armées. J’aurais pensé que cette majorité aurait été encore plus large… poser ce genre de question à 5 jours d’un choc national…

Certains politiques sont constants depuis 2001 (de droite comme de gauche), d’autres varient selon l’humeur et l’opportunisme. C’est regrettable.

J’ai soutenu l’action de Jacques Chirac lorsqu’il a décidé d’envoyer des hommes sur place. A mon avis, retirer le contingent est une ineptie à l’aulne des risques encourus aux quatre coins du monde lesquels sont articulés autour de groupes fanatiques destructeurs et illégitimes. Cependant, comme l’a fait Zappatero en Espagne dès son élection, analyser les répercussions d’un éventuel retrait, même partiel, serait selon moi le meilleur moyen de ne pas hypothéquer notre avenir.

Partir est une erreur, s’arc bouter aussi.

A Monsieur le président et monsieur le Ministre de la défense de trouver le juste milieu.

jeudi, 21 août 2008

Nos jours heureux.

805aeb5406e2671cf5c80e826ebc6281.jpgDans la lignée de nos animations estivales nous proposons quelque chose qui n’est pas en soi révolutionnaire mais qui n’avait jamais été tenté au Relecq-Kerhuon. Si Brest et d’autres villes l’ont déjà expérimenté nous nous étions à la traine…

Cet été verra donc l’arrivée du cinéma de plein air.

Toujours tributaires du temps nous avions parié, au moment de la date, sur une possibilité de relatif beau temps fin août. Croisons donc les doigts puisque vendredi soir à 22h00 sera projeté « Nos jours heureux » de Eric Tolenado et de Olivier Nakache.
Sorti durant l’été 2006 ce film se veut être un clin d’œil aux colonies de vacances mouvementées, semées d’embûches pour les organisateurs qui tentent d’encadrer un jeune groupe.

Volontairement Isabelle Mazelin et Marie-Laure Garnier ont souhaité diriger ce film vers un public jeune accompagné des parents ou pas pour passer un bon moment sur la pelouse du Foirail, derrière la Mairie a proximité de l’école de musique.

Pour tous les goûts, pour tout le monde… rendre un été, que nous n’imaginions pas aussi mauvais il faut bien le reconnaître, plaisant et agréable au Relecq-Kerhuon.
Rendez-vous donc dès demain vers 21h30 pour une projection destinée à toutes et à tous !

mercredi, 20 août 2008

Mouton de Panurge.

9f50988fb627c26cf4ca8da6229656d7.jpgAprès les J.O venons en à la visite du Dalaï Lama en France pendant près de 3 semaines. Là encore la France nage dans la plus grande confusion voulant ménager la chèvre et le chou avec, manifestement, un président de la République pas très à l’aise dans son costume de président de l’Europe pour 6 mois.

En effet, que faire ? Recevoir ou pas recevoir le Prix Nobel de la Paix ? (Rien que ça !). Il semblerait que la décision d’aller ou de ne pas aller à la cérémonie d’ouverture des J.O (fut ce pour 10 heures) eut été prise de manière rapide, sans tergiversation.

Mon opinion est que nous assistons à une course à l’échalote depuis que deux éléments sont venus perturber la visite « discrète » du Chef spirituel tibétain : le tôlé des parlementaires au Sénat la semaine dernière (droite et gauche confondues) en recevant le Nobel de la paix dans un bureau de 20 m² puis la décision de Ségolène Royal toujours prompte à coup médiatique, à le rencontrer à Nantes. S’en suit alors une avalanche d’invitations, de souhaits de rencontres pèle mêle du président qui l’invite le 10 décembre ( ?), de Kouchner qui voulait vraiment mais qui n’ira pas (JDD) avant de se raviser, de Rama Yade qui serait heureuse…

S’en est limite vexant pour cet homme qui un coup est rejeté car dérangeant en pleins J.O et qui devient le centre d’une Dalaï Mania générale de nos politiques.

Jean-Marc Ayrault signifiait que nous frisions le ridicule, je partage son avis. Au pays des droits de l’homme ça fait tache. Au fait, merci Madame Bruni-Sarkozy…

mardi, 19 août 2008

Petite porte pour dicateur en retraite.

5df8dccebc59a29b405a5d24bdb5dda1.jpgAprès près de 9 années passées à la tête du Pakistan, Pervez Musharraf a présenté sa démission au président de l’assemblée nationale ce lundi.

L’homme, qui avait renoncé l’an passé à sa casquette de chef des armées sous la pression internationale, quitte la présidence pakistanaise poussé vers la sortie par ses rivaux qui avaient annoncé début août leur intention de lancer une procédure de destitution contre lui.

Alors que dimanche encore, il n’était pas question de démission, on peut se demander quelles ont été les conditions de cette reddition. Pervez Musharraf espère « que la nation et le peuple pardonneront ses erreurs ». Il semble que le PPP (parti pour le peuple pakistanais de l’ex cheffe assassinée Benazir Bhutto) se soit montré relativement conciliant dans l’éventualité d’une immunité là où le parti de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, renversé en 1999 par le putsch de Musharraf, qui était alors son chef des armées, refusait toute idée d'immunité et voulait le voir jugé pour haute trahison.

Sortie par la petite porte en tous cas pour celui qui, longtemps, a été considéré par les Etats Unis comme son meilleur allié dans la lutte contre le terrorisme, devenu encombrant après avoir décrété l’état d’urgence et réprimé l’opposition en 2007.

Interrogée sur la situation au Pakistan, Condoleezza Rice s'est contentée de noter que l'avenir de ce "bon allié" était une affaire intérieure pakistanaise. Dont acte !

lundi, 18 août 2008

J.O K.O

a6dd2c54991c4ea1923bdd5ed5ede0f3.jpgIl paraît que les Jeux Olympiques se déroulent actuellement à Beijing, lieu de la démocratie par essence.

Je dis « il paraît » parce que jamais des jeux olympiques ne m’auront aussi peu intéressé. Non pas que le sport n’ait pas ma préférence ; même si je n’en suis pas un praticien régulier, mais il faut reconnaître que plane un sentiment plus que bizarre sur ces jeux qui me semblent de part en part, joués d’avance avec une tromperie géante des spectateurs.

Je ne suis pas des services secrets et aucune preuve ne me permet d’étayer mes arguments : simplement des images volées sur mon écran de télévision dans lequel j’aperçois des autorités locales virer manu militari la presse dès lors qu’un compétiteur pékinois est en difficulté.

Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! Quand la vérité dérange, autant la trafiquer. Bref, des images détournées, une presse bâillonnée, des compétiteurs médusés. Tout cela m’inspire plus à lire qu’à regarder ces programmes.

C’est triste

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