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lundi, 20 juin 2016

Vive le fromage français!

Le Royaume Uni sortira t-il de l’Europe jeudi prochain à l’occasion d’un référendum promis par le premier ministre Cameron pour se faire réélire en 2015 ? Ne commentons pas les sondages, laissons les faire leur business habituel. Cependant, cette question m’a beaucoup intéressé ; plus globalement les pays anglo saxons m’intéressent. Et la politique chez eux aussi.

Venons en au fait : à l’occasion d’une de mes semaines de navigation en tant que salarié j’ai eu la chance au gré des échanges avec nos passagers de converser sur cette question. En effet, sur des traversées de 24h pour l’Espagne nous avons le temps d’échanger, de discuter avec nos voisins d’Outre Manche, et cela est toujours très riche d’un point de vue linguistique d’abord et culturel ensuite. Au détour d’une conversation je demande à ma cliente si elle est fin prête pour le vote de la semaine prochaine. Elle éclate d’un rire bien puissant et me dit sans gêne ni hésitation « Yes ! Out ! » (Oui ! Dehors !) l’une de ses voisines attentive à nos échanges et sans doute en confiance, me dit plus posément qu’elle aussi votera pour la sortie de la Grande Bretagne de l’Europe. Et autrement que par quelques lignes dans un quotidien qui livre simplement le % de pour et de contre, s’en est suivi un excellent échange sur le pourquoi de ce vote : une vraie crainte d’un afflux continue de ce qu’ils nomment « les étrangers » tout d’abord (pas dans le sens raciste du terme, à la Marine Le Pen et du Front National). Même s’ils reconnaissent que leur île et leur histoire sont intimement liés à l’immigration. Le fait que les politiques ne leur aient jamais dit qu’ils voulaient des Etats-Unis d’Europe et que, finalement, nous nous dirigerions vers cela. Que la plupart de ceux qui décident (technocrates) n’ont pas été élus et que le conseil européen l’est encore moins. Enfin qu’ils n’acceptent pas que d’autres pays viennent se mêler de la vie de leur royaume. Des arguments spontanés, bien pesés (que l’on soit pour ou contre). L’une d’elles me dira « Rassurez-vous, nous continuerons à acheter les bonnes voitures françaises, nous continuerons aussi à aller en vacances dans votre superbe pays et nous continuerons même à acheter votre Pont l’Evêque que nous adorons. Vous verrez, rien ne changera ! » Leur idée est tout de même d’ouvrir la porte à une alternative : si le Royaume Uni s’en va, pour sur que d’autres vont vouloir faire la même chose. Et de conclure : en 1975 nous avons voté oui pour la CEE, oui pour les échanges ; mais là, nous ne sommes plus en phase ». J’ignore bien entendu si ces deux passagères sont représentatives du peuple anglais. Deux autres sur une autre traversée, commentant la presse britannique donneront aussi leur point de vue : l’une veut rester, l’autre a déjà voté par procuration et ce sera non.

Et au final, s’ils s’en vont, que se passera t-il ? J’ai juste souvenir de 2005 et du référendum voulu par Jacques Chirac sur le traité européen justement. L’on nous disait droite et gauche confondues que si le non l’emportait ce serait l’apocalypse. On sait ce qu’il advint en mai 2005… De voir les Tories (conservateurs) et les travaillistes (PS anglais) main dans la main pour alerter du danger me rappelle donc une image : celle de Sarkozy et de Hollande appelant à voter oui. 

N’est-ce pas là les dernières cartouches dans une bataille qui prend l’eau de toute part ? Et puis il y a le drame de la semaine passée : Jo Cox... Quelles incidences? ces échanges ayant eu lieu avant le drame.

And God Save the Queen isn’t it ?

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samedi, 11 juin 2016

Une photo, une histoire, un lien.

Billet d'humeur ce jour au retour de la remise de la médaille d'honneur de la ville à Raymond Morizur, Lucette Cornec et Roger Broustail. Je ne ferai pas ici le panegyrique de chacun, juste se poser et capter ce moment où j'ai beaucoup de fierté et une immense humilité devant ceux, celui en l'occurence, qui représente un partie si importante de la ville, de son monde sportif et associatif; ces 3 compères, récipiendaires de ce jour qui oeuvrent dans l'ombre pour un territoire avec une puissance infinie.

Ces Kerhorres qui me racontent ma propre histoire, ma propre famille, mes racines et qui me font penser que j'ai une chance folle d'être Maire d'une cité comme celle-là.

Cette photo en dit long et je souhaitais vous la faire partager. Les regards, la dignité, le respect, la proximité avec une parenthèse de 50 années qui nous sépare. Ce sont ces moments là, chers lecteurs, que j'adore particulièrement. Avec eux je ne peux jamais oublier d'où je viens.

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14:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

jeudi, 09 juin 2016

Clet Abraham revisite nos panneaux routiers.

Aurez vous eu le coup d'oeil? Probablement pas en conduisant car la concentration est telle que nous n'aurez sans doute pas le temps de voir les différences qui ont poussé sur nos panneaux routiers.

La ville est heureuse d'accueillir sur son territoire, dans ses rues un artiste de renom : Clet Abraham peintre et sculpteur de son état et qui a sillonné le monde et visité les plus grandes capitales avant de poser pour quelques temps ses valises sur la métropole brestoise, plus précisément dans le quartier de St Pierre à Brest et sur notre ville.

Lorsque l'on regarde le pedigree de cet artiste il y a de quoi avoir le vertige tant ses balades sont nombreuses et ses productions tout autant. Dans sa logique d'émancipation culturelle et dans la volonté d'inclure la culture au plus proche des habitants sans être élitiste, la ville s'est rendue disponible pour jouer avec nos panneaux routiers et les rendre plus...fun même si leur objectif premier n'est pas celui-là. Jouer avec les formes, interpréter des couleurs, donner une histoire à un panneau; c'est clairement ce que Clet Abraham a su faire. Certes, ce travail est éphémère mais il présente un nouveau concept du street art ou de l'art public, appellez le comme vous le souhaitez. Au delà de coller, de détourner, l'artiste aura aussi appuyé ses créations en se rendant dans les collèges locaux, notamment Camille Vallaux et St Jean de la Croix pour expliquer son art et aussi sensibiliser à la sécurité routière, aussi jolis soient-ils on ne badine pas avec la sécurité.

En fait, Isabelle Mazelin et le service culturel vous invite à vous balader en coeur de ville et à trouver les nouveautés, qui sait, vous y arriverez très bien juste au coup d'oeil! Quant à l'artiste, lorsque l'on cherche à en savoir plus sur Wikipédia l'on se dit que l'on a un peu de chance de compter dans la longue liste des capitales et mégalopoles mondiales. Berlin, New-York, Bruxelles, Florence, Londres... et Le Relecq-Kerhuon. Et à ceux qui sursauteront, cette oeuvre n'aura coûté aucun € à la ville, c'est un partenariat noué grâce à votre élue en charge du dossier...

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15:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer |  Facebook | | | |

vendredi, 03 juin 2016

Le Relecq-Kerhuon "commune riche"... vraiment?

Dernièrement Le Télégramme de Brest a édité un classement du revenu moyen annuel des 50 plus grandes villes de Bretagne. Dans les commentaires journalistiques j'ai pu y lire que "Le Relecq-Kerhuon chipe la place de la ville la plus riche de la région brestoise à Plougastel", ou bien encore "Le Relecq-Kerhuon fait une belle percée détrônant au passage Plougastel au classement des villes moyennes les plus riches de la couronne brestoise". Ces analyses ou commentaires m'ont interpellé... Connaissant bien mon territoire j'ai trouvé cela certes accrocheur pour la communication mais beaucoup, beaucoup plus "nuançable" dans la réalité du quotidien. En effet : de quoi, de qui parlons nous. Est-ce la commune (ses caisses) qui sont riches? Ses habitants? J'ai donc demandé aux services municipaux toute une série de chiffres et d'analyses depuis 2008, j'ai compilé, analysé et il en ressort une image bien différente de ce qui y est communiqué. Car quitte à faire une analyse, autant la faire avec TOUTES les données afin de pouvoir se comparer aux autres villes. Je vous propose de me suivre dans mon explication (un peu plus longue que d'habitude, désolé!).

L’article du Télégramme, indique que le montant moyen de l’impôt sur le revenu des foyers imposés de la commune a augmenté de 17,13%, ce qui s’explique certes par l'augmentation des revenus de certains ménages, mais aussi par les effets des réformes fiscales (notamment à la suppression de la demi-part fiscale pour les conjoints survivants, qui pour certains sont devenus imposables). Néanmoins, la situation est bien plus contrastée que ne peut laisser entendre l’augmentation figurant dans l’article et masque de fortes inégalités.

Tout d’abord, il y a une baisse de près de 4 points du nombre de foyers imposés entre 2007 et 2014 (de 61,9% à 57,9%). Or, ce que ne mentionne pas l’article, c’est que dans le même temps, la population de la commune a augmenté : en 2007, la population légale était de 10 860 habitants contre 11 581 en 2013, soit plus de 700 habitants supplémentaires. Et malgré cette augmentation de population, la part du nombre de foyers imposés a baissé. En conséquence, s’il y a moins de ménages imposés entre 2007 et 2014 sur une population qui a pourtant augmenté, c’est qu’il y a dorénavant une plus grande mixité sociale, liée notamment à l’arrivée de ménages à revenus plus modestes dans les logements sociaux livrés sur la période mais aussi les accessions sociales à la propriété. A toutes fins utiles au 1er Janvier 2015, Le Relecq-Kerhuon est numéro 2 après Brest pour le % de logements conventionnés : 17,34% Qu'en est-il de nos deux voisines Plougastel et Guipavas? Ce ne sont pas les mêmes chiffres...

Et le RSA (Revenu de Solidarité Active)? Notre ville est aussi la deuxième après Brest  en terme de nombre de bénéficiaires : 326 habitants contre 294 à Plougastel par exemple. Autre élément qui permet aussi d'évaluer la situation sociale d'un territoire : les Aides Individuelles de Solidarité Active (AISA), lesquelles visent à  lever les freins à l'insertion sociale et/ou professionnelle; là encore notre commune est la seconde de la métropole en terme de nombre de ménages bénéficiaires avec 11 pour nous contre 132 pour Brest et 1 à Guipavas. La Couverture Maladie Universelle créée sous Lionel Jospin : notre ville est  la 2ème commune de la Métropole après Brest et la 8ème du département (sur 286!) en pourcentage de bénéficiaires de la CMU Complémentaire (3,2%). Les aides financières pour les habitants en difficulté et votées par le conseil d'administration du CCAS sont en constante augmentation, de 8 en 2008 nous sommes à 18 en 2015 (chauffage, énergie, essence pour aller travailler...) Ces aides allaient de 2438 euros en 2008 quand elles ont été créées à 4756 en 2015.

Le montant moyen de l’impôt sur le revenu des foyers imposés de la commune a bien augmenté de 17,13%, mais ce chiffre ne donne qu’une vision partielle de la situation socio-économique des ménages de la commune.

En effet, cette augmentation masque l’existence de forts écarts de revenus sur la commune, des ménages très aisés cohabitant avec une population à revenus modestes, dont une part non négligeable bénéficie des minima sociaux, de la CMUC-C ainsi que des aides sociales facultatives délivrées par le CCAS comme évoqué ci-dessus.

Par ailleurs, la réputation supposée de commune « riche » qu’a Le Relecq-Kerhuon est largement pondérée par la progression entre 2007 et 2014 de la part des ménages non imposables, par l’augmentation significative du nombre de logements sociaux et par une précarisation voire une paupérisation de certains ménages. Mécaniquement ceux qui ne payent plus d'impôts sur le revenu laissent progresser ceux qui en payent encore et notamment ceux qui gagnent très bien leur vie.

Cette coexistence de ménages à forts et à faibles revenus démontre que, plus qu’une commune « de riches », Le Relecq-Kerhuon est une commune de mixité sociale. Et que pour la sémantique (car elle est importante) ce sont certains ménages qui ont de gros revenus, ce n'est pas le budget de la ville qui est....."riche". CQFD. Et puis sur mixité... fier de l'avoir.

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Sources :

Données FSL (Fonds de Solidarité au Logement) 31/12/2015

Statistiques CCAS 01/01/2015

CAF

Adeupa du Pays de Brest

INSEE RFL 2010

lundi, 30 mai 2016

Que du bonheur...

... Où comment passer un excellent week end sur notre ville! Passer hier matin vers 11h00 sur le site du Gué Fleuri et entendre les passants et déballeurs d'un jour se féliciter du temps et de la bonne humeur, ça n'a pas beaucoup de prix pour un élu, bien au contraire! Certes, pour le temps nous n'y sommes pas pour grand chose : sacré coup de bol avec (encore) des prévisions papier éronées, chacun l'aura d'ailleurs noté. Bref, un succès total pour la 5ème édition du DestoK avec 100 emplacements remplis par les habitants présents depuis 7h15 le matin. Des annulations de dernière minute ont permis à la liste d'attente d'être saisie et de permettre ainsi aux impatients de venir déballer jouets et vêtements entre bibelots et meubles d'époque. Le tout dans un cadre magnifique en témoignent les photos que je vous livre. L'année dernière le DestoK était jumelé avec le concours d'OFNI : tabac monumental sur les rives de l'Élorn; cette année nous avons souhaité distinguer les deux événements pour une meilleure gestion de l'espace public. Reste que du matin au soir ce fut un vrai moment convivial et je suis très heureux de pouvoir aussi montrer ce côté positif de notre ville aux promeneurs extérieurs.

Une ville ça peut aussi vivre avec des idées, de la volonté et de la motivation. Tant de communes sont devenues des cités dortoirs où, finalement, l'on ne fait que dormir. Pas de cela chez nous.

Et pour ceux qui, plutôt nautisme, voulaient goûter aux plaisirs de l'Élorn avec, par exemple, une sortie de 30 minutes sur Mari Lizin, il fallait se rendre sur l'Estacade Jean Kerneis pour profiter de la Fête du Nautisme du Centre Nautique du Relecq-Kerhuon, à la Maison de la mer Guy Liziar. Voyez, du soleil, de la bonne humeur, des idées, du monde et hop! en avant les histoires d'un Le Relecq-Kerhuon Positif!

Vivement le week end du 3 juillet : les OFNI, 25 candidats en course. Et du délire à prévoir... Nous sommes déjà au travail quant à nous...

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Là aussi le Grand Pavois a été hissé pour une belle attractivité du site.

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Avec Chantal Guittet, Jocelyne Le Guen, Patrick Péron, Johan Richard, Laurent Péron et Tom Héliès.

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