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mercredi, 04 décembre 2019

Grève du 5 Décembre 2019

Demain, 5 décembre.

Je suis pour la défense des services publics.
Je suis pour la défense du système de retraites par répartition.
Je suis pour l'égalité Femme/Homme dans les salaires et les carrières.
Je suis pour une retraite minimum.
Je suis pour la prise en compte de la pénibilité au travail.

Je suis contre le démantèlement de la puissance publique (aéroports, suppression de postes dans la fonction publique...)
❌ Je suis contre le jacobinisme rampant depuis 2017.
❌ Je suis contre le libéralisme total avec ceux qui peuvent et qui réussissent, et les plus faibles sur le bas côté de la route.

Demain, 5 décembre à 11h00 à Brest, je serai Place de la Liberté.

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dimanche, 01 décembre 2019

Keep Calm and Carry On

Une campagne électorale, qui débute, est toujours un moment important pour la démocratie locale. C'est une période unique, qui revient tous les 6 ans, et qui permet aux différentes listes de faire des propositions, d'engager des débats et, le cas échéant, de susciter l'adhésion d'une majorité d'électeurs.

A toute époque, ces temps électoraux sont aussi des moments de tensions où l'adrénaline monte en flèche dans les corps habités par une frénétique envie de gagner : ceci est tout à fait louable voire même nécessaire pour entraîner une dynamique, aussi courtoise et positive soit-elle.

Comme vous le savez, je ne me représente pas au Relecq-Kerhuon. Ce qui ne m'empêche pas de porter un intérêt particulier pour la ville dont j'aurai eu la chance d'être le premier magistrat pendant 12 ans. Je ne suis donc pas ou "plus" un danger pour les deux autres listes qui disputent la première place à celle de L'Union pour Le Relecq-Kerhuon, conduite par Laurent Péron. Pas ou "plus" un danger car fondamentalement je ne vais pas courir les rues, les cages d'escaliers pour convaincre du bien fondé d'un programme dont je ne suis plus du tout l'artisan.

Et pourtant.

J'ai lu ici et là la volonté des deux autres listes de ne pas faire une "campagne contre la majorité". J'ai même lu et entendu que "le bilan du Maire était un bilan positif". Et si l'on ne gagne jamais sur un bilan c'est, au moins, fort aimable de le reconnaître (1). Cependant, derrière les belles façades se cachent parfois d'autres réalités. C'est ce que j'ai vécu ce week-end en recevant un e-mail d'un candidat sur l'une des deux listes face à celle de Laurent. Je n'ai pas trop compris car, vous le verrez, ce mail fait suite à un historique d'échanges de 2017. Il apparaît donc qu'en 2017 j'étais fréquentable, gentil et tout ce qui va avec, mais qu'en 2019 je suis... tout ce que vous aurez lu. On dira que Monsieur F n'est donc plus favorable à ma personne. Dont acte! Cela vient en complément d'un autre candidat, que l'on nommera Monsieur C qui considère quant à lui, aussi, que je suis un "traître" alors que pendant près de 12 ans c'était une quasi idylle complète avec... moi-même. Fatalement, une fois les intérêts privés, et associatifs, largement servis, il est plus facile d'aller chez le voisin ensuite (les initiés comprendront cette dernière phrase sans difficulté). Ces attitudes desservent TOTALEMENT l'engagement citoyen et conduisent, hélas, à détourner les électeurs des isoloirs.

Aux autres listes : ne soyez pas fébriles! Ne perdez pas votre sang-froid, une campagne n'est pas une lutte qui vise à la destruction des uns et des autres. Quant à ma modeste personne, je tiens à rassurer Monsieur F, Monsieur C et tous les Monsieurs-Madames à qui cela ferait plaisir, je n'ai pas prévu de "disparaître" prochainement. Bien au contraire.

Vous pourrez lire le contenu du mail en cliquant sur la photo ci-dessous.

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(1) : au cas où vous ne l'auriez pas lu d'ailleurs... le bilan de mandat ICI

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dimanche, 17 novembre 2019

Invitation du Président de la République

Monsieur le Président de la République,

J'ai bien reçu, comme l'année dernière, votre invitation à venir à votre rencontre au Palais de l'Elysée le mercredi 20 novembre 2019 à 19h et vous en remercie.

Je me permets, cette année encore, mais pour des raisons différentes, de m'étonner de cette invitation qui concerne l'ensemble des Maires inscrits au congrès - soit un peu plus de 5000 maires selon l'Association des Maires de France que j'ai fait contacter - , alors que, dans le même temps, les services de l'Elysée informent qu'il n'y aura de place au sein de la Salle des Fêtes que pour 1500 personnes. L'Elysée précise, dans votre invitation, qu'il est urgent de répondre par oui ou par non, sinon il ne sera plus possible de venir. Etonnant procédé : soit on invite les 5000 soit personne. Un Maire lorsqu'il adresse une invitation aux voeux, il jauge en fonction des invitations expédiées, pas en précisant que les premiers seront servis.

Contrairement à l'année dernière où vous n'aviez pas fait le déplacement Porte de Versailles, et selon les informations relayées par la presse, vous devriez être présent au Congrès des Maires la veille. Je vous en remercie car il est important que vous honoriez votre parole donnée en 2017 d'une part, et que vous veniez à notre rencontre, d'autre part là où sera la quasi totalité des 5000 Maires. Cependant, permettez moi d'être interrogatif en tant qu'élu local de 41 ans, Maire jusqu'en mars 2020 après un total de 12 années en tant que premier magistrat d'une ville bretonne, Le Relecq-Kerhuon, 12 000 habitants. En effet, chaque mois, chaque année pour nos budgets primitifs nous comptons nos euros pour ne pas avoir à faire évoluer la fiscalité locale. En effet, depuis que l'Assemblée Nationale a voté la disparition de la taxe d'habitation et en complément des nombreuses baisses de dotations que nous avons subies, je sais ce que représente de faire des économies pour une ville (1). Vous même avez exigé avec le "pacte de Cahors" que certaines villes d'une certaine strate, ainsi que les métropoles, ne dépassent plus 1,2% d'augmentation par an en dépenses de fonctionnement sans quoi, nous serions à l'amende. Bien loin donc des lois de décentralisation votées en 1982. J'en traduis donc que vous êtes sensible aux économies puisque vous militez activement pour la baisse des emplois publics aux 4 coins de la France.

Monsieur le Président, le budget de l'Elysée (2) est passé de 103 millions d'euros par an à 105 pour 2020 (+1,94%). L'Assemblée Nationale a voté cette hausse, laquelle était déjà de 7% entre 2017 et 2018. Dans le même temps, nous, nous perdons des recettes, l'on nous prive des leviers qui nous permettent d'investir pour l'avenir et pire, on nous montre du doigt comme si nous étions de mauvais gestionnaires. Ceci est usant et terriblement fatiguant. Nous sommes au quotidien a la portée de nos administrés. Et personne ne me réclame moins, tout le monde veut plus. Que vois-je? Que l'on nous demande à nous, élus locaux de nous serrer chaque jour un peu plus la ceinture et qu'en face, au siège de la présidence, le budget continue d'augmenter. J'ignore combien coûtera la réception pour les Maires, probablement une goutte d'eau dans le budget global; mais la décence voudrait qu'après le mouvement des Gilets Jaunes, qu'après ce que votre majorité a voté pour diminuer nos capacités d'investissement, vous ne fassiez pas cette soirée privée aux frais de la République. Votre seule présence au Congrès des Maires suffisait amplement à satisfaire les premiers édiles de notre République. Moi le premier.

Monsieur le président, c'est un Maire désabusé et dans l'incompréhension la plus totale à la lecture de votre invitation qui vous adresse cette lettre ouverte. Mais comme je suis homme à assumer mes écrits et mes responsabilités, je serais heureux de pouvoir vous l'exprimer en face à face à l'occasion de votre visite Porte de Versailles. Cette lettre restera sans doute comme une bouée à la mer, mais elle traduit le malaise profond que subissent les Maires de notre pays.

Pour toutes ces raisons, et vous l'aurez compris, je décline votre invitation au Palais de l'Elysée.

En espérant avoir retenu toute votre attention,

Veuillez agréer, Monsieur le Président, en l'assurance de ma plus haute et républicaine estime.

 

Yohann Nédélec

Maire de Le Relecq-Kerhuon (29), 2ème vice-président de Brest métropole.

(1) Le Relecq-Kerhuon, depuis 2017 : perte de près de 300 000€. Soit l'équivalent de 10 agents de proximité, le changement d'une toiture de gymnase, la construction d'un Point Information Jeunes, de deux années de reste à charge pour la collectivité pour la restauration scolaire, de 10 véhicules municipaux électriques ainsi que le changement total de notre parc luminaire en mode LED. 

(2) Budget Elysée

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mercredi, 13 novembre 2019

Tramway : En Marche arrière pour la droite LREM.

La proposition si retrofuturiste de M.Coatanéa pourrait nous faire sourire si l’on ne constatait pas qu’en arrière-fond il s’agit purement et simplement d’abandonner tout d’abord Lambézellec en lui refusant autoritairement une mobilité structurante, puis d’abandonner ensuite ce qui a fait le succès du tram à Brest, sa capacité à répondre aux besoins.

Et puis qui croire ? Le M.Coatanea du 4 Octobre 2019 qui demande aux élus en conseil de métropole d’avoir le tramway sur le port de commerce via les rampes ? Ou celui d’hier qui transforme totalement son discours ? On le savait déjà opportuniste depuis son ralliement à la droite LREM mais girouette sur un sujet aussi important, cela inquiète.

De plus, pour des raisons purement budgétaires (et pourtant contradictoires comme je l’expliquerai), M.Coatanéa abandonne un projet qui a pourtant fait l’objet d’un accueil plus que favorable de la part des Brestoises et des Brestois lors de la période de concertation.

Mais sans doute qu’il n’est pas au courant puisqu’il n’a participé à aucune des 18 réunions qui ont rythmé ce moment de démocratie participative. Ni même déposé une seule contribution par écrit ou par e-mail…

De même, s’il s’était intéressé au sujet, il aurait sans doute pu être présent lors des réunions du 6 ou du 13 mai où la question du trolleybus a été abordée. Il aurait même pu lire le compte-rendu de celles-ci, ici, et trouver des éléments. 

Pour l’aider et répondre sans doute à l’étonnement des habitants de notre métropole, voilà quelques informations.

Le trolleybus n’a pas la capacité d’accueil d’un tram (120 contre 200 personnes) : comment répondre alors au fort besoin de l’axe Gare-Cavale Blanche qui passe par le dense centre-ville, la très fréquentée université et nos deux sites hospitaliers (Morvan et Cavale-Blanche)

* Un trolleybus a besoin de s’accrocher à deux lignes électriques pour rouler : compte-t-il faire passer 31km de nouvelles lignes électriques dans le panorama brestois ?

* Et à certains endroits, cela représente un potentiel danger : place de la liberté, le tram devra-t-il passer sous les lignes électriques du trolley ?

* Sur la sécurité, M.Coatanea a dû oublier que passer par le Port suppose de passer en plein PPRT (Périmètre de Protection des Risques Technologiques) dans une zone sensible sur le port, ou soit, carrément, par la pénétrante sud !

Et pour en revenir à la proposition faite, il faut noter qu’il s’agit purement et simplement de délaisser un projet structurant et stratégique pour une proposition de bout de ficelle.

M.Coatanéa abandonne l’idée d’un tram en site propre pour un trolleybus pris dans la circulation. On perd donc la capacité à tenir les temps de passage et l’opportunité de rénover les quartiers que l’on traverse comme cela s’est fait à Europe pour la ligne 1, comme ce qui est prévu de faire pour Bellevue avec la deuxième ligne de tram[1].

D’ailleurs 31km de trolleybus, c’est au moins 50 rames (selon le ratio prévu pour la seconde ligne de tram) à mettre sur voie juste pour tenter d’avoir une fréquentation qui réponde aux besoins, tout en sachant que cela ne sera jamais le cas puisque le trolleybus sera pris dans la circulation, qu’il ne peut accueillir autant de passagers et qu’il est largement moins attractif qu’un tram.

On s’étonnera d’ailleurs de voir un tracé qui passe par des endroits où il y a si peu de demandes que le trolleybus roulerait en fait à vide. Car Marc Coatanéa, voulant apparaître comme pro actif, est surtout rétrograde : il ne sait donc pas que des études capacitaires sont réalisées avant de lancer un projet ? (75 000 personnes potentiellement concernées sur Bellevue et Lambezellec)

Ajoutons que choisir un trolleybus c’est rendre impossible la mutualisation des équipements, des pièces et des techniciens que permet la deuxième ligne de tram.

Au final, la proposition de Marc Coatanéa n’est ni pragmatique, ni pertinente, ni économe.

  • Elle demanderait de forts investissements sous-évalués par le candidat.
  • Elle ne répondrait en rien aux besoins de mobilités présents et futurs.
  • Elle aurait des conséquences sur le paysage et la sécurité.

Nous avons souhaité quant à nous répondre aux besoins structurants de notre métropole, en ayant un tram rapide et efficace sur l’axe Gare-Bellevue-Cavale Blanche, un BHNS régulier et confortable entre Lambézellec et la gare et de meilleures dessertes des communes de la métropole grâce aux restructurations de lignes, aux pôles d’échanges multi-modaux et aux études sur l’itinéraire de rocade et des liaisons rapides. Quant aux coûts, M.Coatanéa voudrait faire croire à des économies avec beaucoup d'approximation : un trolleybus? 850 000 euros l'unité. Il en faudrait 40 voire 50 pour cette ligne là. L'électrification? 2 millions du Km… Tout en "zappant" totalement Lambezellec!

Quant aux propositions vélo de 15 Km : le réseau actuel totalise 175 Km de pistes cyclables. Nous avons pu en créer 33 Km en 9 ans, le schéma directeur vélo qui sera voté en décembre engagera encore plus la collectivité. Mais là encore, Monsieur Coatanea n’a pas daigné participer aux réunions publiques organisées sur le sujet pour porter haut et fort ses propositions.

Une campagne est un moment unique pour faire des propositions mais ce n’est pas parce que la période des fêtes arrive qu’il faut promettre tout et n’importe quoi dans l’amateurisme le plus total…

 

[1] Et cela revient sur les engagements pris avec l’Anru et l’Etat dans le cadre du NPNRU de Bellevue

 

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4 Octobre 2019 : M.Coatanéa est POUR. 12 Novembre 2019 : M.Coatanéa est CONTRE

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mercredi, 06 novembre 2019

Municipales à Brest

Le 5 janvier dernier, interrogé par la presse, j’avais fait savoir que : «  Je serai candidat pour être Maire de Brest si François Cuillandre n’y va pas ».

Je ne suis pas de ceux qui pensent que l’on peut dire tout et son contraire, que ce qui est vrai un jour peut être démenti le lendemain. Ainsi, conformément à mes engagements j’ai retiré ma candidature pour être le 1er des socialistes à Brest dès lors que François Cuillandre a annoncé la sienne. Il s’agissait là d’être cohérent et, surtout dans cette période troublée de la parole publique, prouver que l’on est fidèle à sa parole.

Je n’ignorais rien de la situation judiciaire de François Cuillandre. J’en avais tranquillement et longuement échangé avec lui. A mes yeux, l'évolution procédurale du 17 octobre dernier n'enlève rien aux qualités unanimement reconnues que possède le Maire de Brest; je le sais profondément attaché à Brest et aux brestois. Je le crois résolument tourné vers l’avenir et porteur d’ambitions pour la pointe bretonne. Je reste enfin convaincu qu’il est aujourd'hui le seul candidat suffisamment solide pour être en capacité de continuer à faire de Brest une ville de gauche, solidaire, innovante, vive, rayonnante. Je ne vois pas en quoi, en un mois, les qualités que je pouvais lui prêter auraient disparu subitement. Et si j’avais eu le moindre doute à ce sujet, je me serais porté candidat au mois d'octobre. Le challenge ne m’a jamais effrayé, ma courte expérience politique passée le prouve là où en 2008 personne, sauf quelques fidèles, ne croyait en mes chances de décrocher la Mairie du Relecq-Kerhuon.

L’annonce de mon ralliement a, certes, provoqué un certain nombre de réactions de déception. Je peux les comprendre mais plus qu’autre chose je crois profondément à la force du collectif et même si l’on n’est pas numéro un, on est dans une équipe et on porte le même message, le même dynamisme et la même envie. Tout cela était et est toujours partagé avec François Cuillandre.

Je maintiens donc mon soutien à François et confirme, s’il en était besoin, que je serai candidat auprès de lui pour mener de nouveaux projets pour Brest. Avec lui et avec tant d’autres, de nouvelles têtes, de nouveaux talents mais également avec celles et ceux qui sont déjà en fonction et qui ne comptent pas leurs heures pour la ville et la métropole, nous nous mobiliserons pour que les brestoises et les brestois continuent à être fiers de la cité du Ponant. Une équipe est un savant dosage d’expériences et de nouveautés. Je m’inscris totalement et durablement dans cette dynamique.

Que certains se rassurent, ou s’inquiètent, l’équipe travaille déjà depuis de nombreuses semaines. Ces aléas n’empêchent aucunement les uns et les autres  de réfléchir, de rencontrer, de produire, sur tous les sujets de notre quotidien.

Et sur un plan politique : comme dirait Ronan Pichon, leader de la liste EELV, avec qui j’étais samedi soir pour leur lancement de campagne : « Nous ne nous trompons pas d’adversaires. Nos combats sont contre la droite et l’extrême droite » et je rajouterai : pour toutes les brestoises et les brestois surtout.

"Encore + de Brest" : c’est ce que nous allons vous offrir !

 

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