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jeudi, 09 décembre 2021

Conseil municipal de Brest - Délibération sur la sécurité -

"La ville de Brest a des réponses,

La ville de Brest travaille,

La ville de Brest, et nous allons le voir, positionne les questions de tranquillité et de sécurité comme deux priorités municipales.

Nous savons fort bien, toutes et tous, majorité comme oppositions, que ces réponses étaient attendues.

Ne pas communiquer ne signifie pas une absence de travail, bien au contraire. Voilà 16 mois maintenant que nous sommes à pied d’œuvre sur trois aspects bien distincts mais qui, au final, vous sont proposés dans le cadre d’une unique délibération :

  1. Le diagnostic local de sécurité qui nous sert de base, de repère sur la situation de Brest face aux enjeux de sécurité.
  2. La création de notre brigade de tranquillité urbaine qui sera une première réponse, de taille, pour les Brestoises et les Brestois.
  3. La convention qui va, dorénavant, lier la ville à l’Etat dans des efforts conjoints pour assurer la tranquillité de nos concitoyens.

Ces 3 éléments viennent comme une suite logique de ce qui a été fait et qui continue à l’être. Non ! La ville ne fait pas rien : elle fait.

Non ! La ville et ses élu.e.s ne se désintéressent pas de ces sujets : ils agissent.

Non ! La ville ne confond pas « vitesse et précipitation » : elle agit avec méthode :

  • Le chenil pour la brigade cynophile décidé sur le précédent mandat sera effectif en 2022 ; ce sont près de 700 000 euros que la ville investit pour soutenir l’action de l’Etat et de ses forces de l’ordre à la résorption des trafics de stupéfiants.
  • Des investissements conséquents réalisés sur le site de Colbert, St Martin, Bellevue et Lambézellec.
  • Le financement des vacations liées aux IPM (Ivresse Publique Manifeste),
  • Le contrat local de sécurité,
  • La charte de la vie nocturne que nous activons fréquemment en ce moment.
  • La création de la ligne Bleue pour sécuriser les retours vers les lieux d’hébergement des étudiants les jeudis vendredis et samedis soirs. Dans la même veine le principe des arrêts à la demande également.

Autant d’éléments qui participent à prouver que la ville fait. Que la ville agit.

Personne n’a jamais nié, certainement pas nous, qu’il y avait un sujet de plus en plus prégnant sur la sécurité et la tranquillité. Les élections municipales ont d’ailleurs été le moment où les points de vue, les échanges ont pu s’opérer et, le moment venu, être tranchés par les électrices et les électeurs.

Jamais nous n’avons balayé d’un revers de la main ces sujets là comme jamais nous n’avons laissé un courrier adressé au Maire ou à moi-même sans réponse, une demande de rendez-vous qui n’aurait pas été honorée, de nombreuses sollicitations sur les réseaux sociaux également. Avec sérieux, pédagogie, méthode nous traçons notre sillage loin des caricatures que certaines et certains aiment à dépeindre comme si, quelque part, il y avait une forme de jouissance à aggraver des situations, à ajouter de l’huile sur le feu là où, finalement, nous devrions avoir une entente cordiale et un objectif partagé de voir cette tranquillité retrouvée pour toutes et tous, principalement en centre-ville mais pas que.

Nous avions, dès 2020, notre projet de brigade de tranquillité urbaine. Pour ce faire il fallait l’assoir sur une base qui nous permette d’y voir clair, d’y voir de manière limpide ce qu’il se passe chez nous : mais attention ; pas en lisant des articles, aussi bons soient-ils, pas en lisant Twitter ou Facebook, non, faire un vrai travail minutieux d’analyses, d’échanges et d’auditions, de comparaisons aussi. En somme un travail sérieux loin du tumulte médiatique.

Alors, bien entendu, tout ne va peut-être pas aussi vite que souhaité. Mais ce DLS est véritablement la pierre angulaire de notre politique de tranquillité : tant sur les actions concrètes en terme de présence sur le terrain que sur la pédagogie, la prévention et l’accompagnement.

Près de 35 personnes ont été interrogées dans un rapport final de 127 pages : une bible, si j’osais, qui nous permet d’avancer.

35 personnes avec les élus mais aussi le procureur, le commissaire central, le sous-préfet et toute une série d’acteurs qui ont été auditionnés depuis le printemps dernier. Et pour être totalement transparent et démontrer la réelle ouverture de notre majorité j’ai proposé à Mr le Maire d’intégrer des représentants de nos oppositions à ce travail : c’est pourquoi Madame Malgorn et Monsieur Coatanéa ont été attentivement auditionnés ; Gage du sérieux de notre équipe dans le respect des minorités sur une question aussi centrale.

Je souhaite, on le verra et à tout le moins, qu’ils nous en sauront gré.

Que faut-il en retenir ?

Une hausse de 9,2% des atteintes à l’intégrité publique entre 2016 et 2020, notamment liées aux violences sexuelles et menaces violentes.

  • Quand la France est à 5,1 pour les coups et blessures, Brest est à 6.4
  • Pour les violences sexuelles, la France est à 1, Brest à 1,1.
  • Pour les vols avec violence mais sans arme, la France est à un ratio de 0,7 et Brest à 1,6.

Parallèlement à cela et eu égard à la situation sanitaire en 2020 et 2021 le taux d’atteintes aux biens est en baisse constante avec en exemple concret un indice de 2.8 en 2020 contre 3.2 en 2019 quand la France est à 5.3.

Les vols à la roulotte baissent de manière spectaculaire avec 6,9 en 2019 et 5,2 en 2020.

Au-delà des chiffres, qui nous parlent, des coups et violences, le plus souvent gratuits d’ailleurs, l’un des sujets les plus importants dans ce DLS est bien le trafic de stupéfiants qui est largement répandu, visible et qui touche l’espace public mais, également, résidentiel car, et vous l’aurez compris, il y a de plus en plus de consommateurs derrière les fenêtres de votre quartier, de votre voisinage… (l’Observatoire Français des Drogues nous avons 5 millions d’usagers dans l’année dont 1,5 d’usagers réguliers et 900 000 quotidiens.) Ces chiffres concernent les estimations parmi les 11-75 ans)

L’autre sujet qui a de quoi nous inquiéter mais qui est déjà connu est bien la consommation excessive d’alcool. Le cumul ou la conjonction de ces deux addictions nous mènent à des situations sur l’espace public mais également privé qui sont sérieuses, tendues et ont pour conséquences ce fort sentiment d’insécurité d’une part, et une explication au taux de violences des coups et blessures.

Et puisqu’il s’agit ici de ne pas faire d’angélisme, contrairement aux idées reçues, mais de faire des constats et de livrer une réalité partagée : 3 éléments majeurs.  Les violences liées aux addictions précitées, le harcèlement de rue pour les jeunes filles et plus généralement les femmes ; à mettre en lien avec le sujet des livreurs sur l’espace public, sujet sur lequel là aussi nous avons mobilisé beaucoup d’efforts et qui, actuellement et je l’espère, de manière pérenne, est solutionné. Et bien entendu le phénomène des Mineurs Etrangers en Errance à l’origine de certains méfaits comme les vols dans les magasins ou directement sur les personnes sans oublier le trafic de stupéfiants. On ne peut non plus passer sous silence les occupations de halls de certains immeubles, les rodéos à Kerourien ou à Lambezellec, les incendies volontaires qui ont parfois été commis.

Pour autant Brest reste-elle les deux pieds dans le même sabot ? Assurément pas.

  • Nous avons le CMSPD (Conseil Métropolitain de Sécurité et de la Prévention des Risques)
  • Les GPO dans chaque quartier et tous les mois : ces Groupes de Partenariat Opérationnel dans chaque mairie avec les forces de police, la mairie, le bailleur social, la sous-préfecture et le cas échéant des invités à venir s’exprimer : associations, groupe d’habitants. Ce qui a été le cas notamment aux 4 Moulins avec Marie-Pierre Creff ou bien encore à St Marc avec Gaëlle Morvan.
  • Le comité de pilotage du Contrat Local de Sécurité,
  • La cellule opérationnelle du CLS

Si nous allons mettre en place des actions précises, je vais y venir, le DLS pointe à l’endroit de la collectivité quelques recommandations :

  • Des actions encore plus fortes de prévention des conduites addictives.
  • Une vigilance accrue sur la santé mentale avec l’impact que cela peut avoir sur l’espace public, dans un quartier.
  • La prévention et la lutte contre les violences,
  • Une régulation des usages de l’espace public.

De ce DLS, ce que nous pouvons retenir, provisoirement :

  • Un recul sensible des violences physiques crapuleuses,
  • Une hausse des violences sexuelles : en France 14,5% des Femmes et 3,9% des hommes sont victimes de violences sexuelles. Brest n’y échappe pas.
  • Les violences physiques non crapuleuses représentent 60% du total des atteintes volontaires, dont près de 80% d’entre elles sont directement liées à la consommation excessive d’alcool.
  • Un fort recul des cambriolages
  • Un Centre-ville bien identifié comme étant le plus impacté par le trouble à la tranquillité publique. Le bureau de police Centre-ville concentre près de la moitié du total des atteintes aux biens enregistrés entre 2018 et 2020.
  • Une forte augmentation des trafics démantelés par la PN en 2020

Alors malgré une volonté d’être synthétique, désolé d’avoir été un peu long mais cela se justifie aussi par une réalité : voilà comment est notre ville à l’instant T en 2020 et début 2021. Il ne s’agit pas de gesticuler dans tous les sens en agitant des drapeaux de savoir à qui sera le plus sécuritaire pour notre ville. Il s’agit juste, ici, ce soir, d’être factuel et de dire ce qu’il en est. Les chiffres, les éléments, basiques et s’ils peuvent faire débats, ne peuvent être remis en cause.

Et chacune et chacun pourra là aussi de manière tout à fait objective admettre que notre ville n’est pas celle que certains d’entre vous décrivent. Oui il y a des problèmes, oui il y a des méfaits, oui il y a des comportements inadmissibles et répréhensibles.

Alors qu’allons-nous faire ?

  • Nous lançons les bases de notre future Brigade de Tranquillité Urbaine. Les premiers agents arriveront sur le terrain au cours du printemps 2022. Au nombre de 25 en 2025 ils auront cette mission d’être en permanence sur l’espace public pour intervenir et le cas échéant verbaliser si des incivilités se font jour. Les 10 premiers seront là en 2022. POur un budget de 1 200 000€ par an.
  • Ils auront un lieu d’accueil, un local qui permettra là aussi d’être identifié.
  • Nous augmentons le nombre d’agents de l’équipe de médiation urbaine pour passer à un total de 15 agents d’ici 2025 dont une équipe spécifiquement dédiée au secteur Liberté/Square Mathon bas Jaurès.
  • Nous travaillons assidument pour annoncer la création d’un lieu d’accueil pour toutes les personnes victimes de violences. Chacun sait que cette réponse est une réponse également extrêmement importante pour les femmes, les hommes qui sont des victimes et qui ne savent pas où aller, où se rendre, à qui parler, trouver les bons contacts afin de surmonter ces traumatismes qui peuvent durer des semaines et des mois. Une extrême vigilance et des actions ciblées seront faites pour les femmes victimes des violences ainsi que pour lutter contre les violences intra familiales ; préoccupation majeure de la majorité municipale.
  • Nous projetons les bases d’une future brigade des transports.
  • Nous signons une convention avec l’État laquelle prévoit les actions 100% municipales, je viens de les citer, mais également les actions qui relèveront de l’État, notamment les 15 caméras de vidéosurveillance dans des endroits qu’il restera à déterminer. Achat, pose, entretien, fonctionnement, lieu de visionnage étant de la seule responsabilité de l’État puisque ce dernier a décidé de les installer à Brest. De plus, une BAC de jour viendra doubler le travail intensif mené par la BAC de nuit sur Brest.

Sur la question des caméras précisément, il a souvent été dit, à tort, que Brest n’en était pas équipée : il y en a actuellement 128 sur les bâtiments publics et 580 sur le réseau de transport en commun. Pour la ville de Brest c’est environ 10 équipements à prévoir par an pour sécuriser les bâtiments avec un montant moyen de 15 000 euros par équipement ce qui comprend des caméras, des contrôles des accès, des renforcements des issues, des détections de présence etc… Concernant les caméras cela concerne les gymnases, les écoles, les terrains synthétiques notamment.

Cher.e. s collègues voilà les grandes lignes, nécessairement résumées, de notre politique en matière de tranquillité urbaine. Nous balayons le large spectre de tout ce qui touche de près ou de loin à la sécurité et à la tranquillité de nos concitoyens. Vous l’aurez noté, nous privilégions l’humain, la présence sur le terrain, la prévention et l’accompagnement.

Cette politique n’est pas une politique au rabais, loin s’en faut. Ce sont des budgets conséquents, notamment en fonctionnement, pour notre ville. Mais c’est aussi la preuve que nous agissons et que nous nous projetons sur du long terme. Dès lors je souhaite que nos oppositions, à l’occasion du budget, ne viennent pas morigéner notre majorité sur lesdites dépenses de fonctionnement, notamment en personnel, car ce serait un non-sens entre les postures publiques et les responsabilités qui nous incombent à toutes et tous.

Cette convention est un tout mais notre majorité passe à la vitesse supérieure pour répondre aux enjeux de demain.

Et pour celles et ceux qui pensent que nous n’en ferons pas assez, que ce sera insuffisant, que nous sommes tièdes, je conclurai en citant Jean de La Fontaine : « L’adversaire d’une vraie liberté est un désir excessif de sécurité »

Yohann Nédélec, Brest, 9 décembre 2021.

 

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dimanche, 07 novembre 2021

Être militant en 2021

Souvent c'est une indifférence polie. Parfois ce sont des regards un peu perdus. A l'évocation de l'engagement militant dans un parti politique il y a des réactions diverses mais il faut bien reconnaître que la plus fréquente consiste à ne présenter aucun intérêt pour ce que l'on a à dire. L'objectivité et l'honnêteté pratiquées sur ce Blog, n'en déplaisent à quelques un(e)s, m'obligent à l'écrire : être militant n'est pas chose aisée...

Tout d'abord je pense utile de faire la différence entre adhérent et militant. Ce n'est pas tout à fait la même chose même si pour le commun des mortels tout cela est identique. Adhérer, c'est adhérer à des valeurs, à une cause, que ce soit au sein d'une association ou d'un parti politique. Un adhérent n'est pas forcément quelqu'un d'actif dans le groupe que constitue son choix : en politique par exemple nombre d'adhérents cotisent pour des valeurs mais n'ont ni l'envie ou ni le temps de "militer" donc nous ne les voyons pas en réunion ou sur le terrain pour des actions dites, militantes. Et même si ces personnes sont discrètes, elles n'en sont pas moins importantes pour la vie de nos structures! En parallèle, il y a les "militants ", ces gens que vous croisez sur les marchés ou que vous voyez parfois s'échiner à coller des affiches sur les panneaux d'expression libre, ou bien encore à se déplacer pour des moments politiques importants. Je fais partie de cette "case". Je suis un adhérent-militant. Tout d'abord parce que j'aime cela et ensuite parce que je crois ne pas savoir faire autrement...

Pour autant, nous sommes de moins en moins nombreux. Et cela touche tous les partis. Chez certains il faut simplement cliquer sans verser de cotisations. Chez d'autres il n'y a pas de délai d'ancienneté pour participer à un vote, chez d'autres encore il faut passer devant les responsables locaux pour motiver son adhésion. Tout cela me semble d'un autre temps dans le sens où nous avons cruellement besoin de nouvelles ressources, de nouveaux talents, de nouvelles personnes qui acceptent de s'engager. Je pense utile qu'un nombre important d'habitants participe à la vie démocratique de notre pays en s'engageant politiquement, en étant élu ou pas d'ailleurs : là n'est pas le Saint Graal. 

Il faut en vouloir pour militer! Il faut y croire aussi! Contre vents et marées, contre la claque virtuelle sur les réseaux ou celle, plus réelle parfois, sur les marchés, contre la fatalité qui conduit aussi à avoir une grève des TGV le week-end de l'investiture socialiste de Anne Hidalgo à Lille! Qu'à cela ne tienne : on ne peut pas y aller en train? Regroupons nos forces et faisons du covoiturage : et nous voilà en route pour 1500 Km en à peine 24h entre Brest et Lille pour soutenir, gonfler les rangs, serrer les coudes et montrer à l'extérieur que nous y croyons et que week-end ou pas, le militantisme ce n'est pas à mi-temps.

Alors, certes, être militant en 2021 ce n'est pas simple : les partis politiques sont démonétisés, ne donnent pas une image d'ouverture (malgré la réelle motivation que nous employons à vous prouver le contraire!) les français n'y croient que peu et la méfiance à l'endroit des partis est immense :  ainsi, entre 2013 et 2021, LR passe de 23% de Français sympathisants à 8%, comme le PS qui évolue de 21% à 8%. (Source Fondation Jean Jaurès en date du 19/10/2021). Le travail est donc immense pour (re)conquérir le coeur des français en expliquant sans cesse l'intérêt d'une adhésion et d'un engagement militant. Les publications ici et là, sur ce blog comme sur mes réseaux sociaux, tentent de démontrer l'intérêt d'une telle démarche mais comme pour les syndicats ou comme pour le monde associatif, nous nous retrouvons en pénurie grandissante de nouveaux apports, de nouveaux viviers de réflexions. Car la comparaison avec le monde associatif, justement, peut être audacieuse mais elle est réelle : voilà de nombreuses années que lesdites associations, notamment sportives mais pas que, se trouvent face à des comportements de consommation plutôt que de "consommaction". Un club n'est pas une garderie et l'engagement vaut aussi pour des permanences, des présences terrain, des coups de main divers et variés; chacun constate que l'on s'en éloigne chaque fois un peu plus. La politique c'est identique : certains y viennent pour apporter une pierre à l'édifice et d'autres pour espérer une place ici et là et se faire élire. Après tout, pourquoi pas! Il nous faut de futur.e.s élu.e.s pour nous représenter...

Seuls 11% des salariés sont syndiqués en France (source Statista ) et, même si aucun chiffre "officiel" n'existe, l'engagement politique doit être largement inférieur à ce chiffre.

Cette note n'a d'autre objectif que de faire comprendre que le militantisme, il en faut. De droite, de gauche, pour des valeurs diverses et variées car ce sont, aussi, ces militants qui font avancer une cause et qui permettent d'avoir une information. Internet a, comme pour une multitude de sujets, révolutionné la façon de faire de la politique : finalement l'on trouve tout tout de suite sur Twitter ou sur d'autres canaux (avec les risques de désinformations induits) pour s'informer : plus besoin donc de militants puisque l'on trouve tout, tout seul. Peut-être. Mais il n'en demeure pas moins qu'être militant est une belle aventure qui vaut la peine d'être vécue quand on a des valeurs que l'on souhaite défendre. Cependant, et en mot de conclusion, le débat d'idées (et de valeurs) ne doit pas entraîner les insultes, les arrogances les plus crasses et le manque de respect.

(Moi : adhérent au PS depuis juin 1996 à jour de cotisation sans aucune faille ni manquement depuis cette date et ce malgré, parfois, en situation étudiante, des moments compliqués. Et militant depuis... la même date! Pourquoi adhérer? Car la base de mon engagement a été la lutte contre toute forme de discrimination : le racisme en étant le socle puis la plateforme social-démocrate qui a été toujours été mon choix.)

(Moments militants? : la campagne des législatives de 1997, de nuit à La Villette en car, puis à Nantes pour, toujours la même campagne. Les européennes de 1999. Meeting à Rennes pour Jospin au premier tour de la présidentielle puis la déroute de 2002 au second tour, un certain 21 avril où il a fallu s'organiser, préparer la mobilisation pour... Chirac)

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A Dijon, en 2003, au Congrès du PS. Avec François Cuillandre, Alain Queffelec, Jean-Claude Lessard. On distingue Annie Lonneux au second plan.

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Avec Pierre Mauroy, en 2005 à La Rochelle sur le stand de La Fondation Jean Jaurès.

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Une chambre d'étudiant louée à plusieurs : c'est aussi ça la vie militante ;-) 

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Convention PS en 2005, à Paris. Avec Forough Dadkah, Annie Lonneux, Annick Le Loch , Yveline Gourvennec, Nicolas Morvan, Maryvonne Blondin, François Marc, Franck Respriget, Jean-Jacques Urvoas et Marc Coatanea.

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Avec Jean-Pierre Porée et Romain Rollant au Mans en 2005.

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2005, délégation du Finistère au Mans.

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2006 : manifestation contre le CPE.

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En 2007, avec Bertrand Delanoé et Chantal Guittet.

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La Rochelle, Août 2008.

 

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dimanche, 24 octobre 2021

Que fait votre élu? (partie 2)

En date du 29 août 2021 j'éditais une note sur les missions qui m'occupent à la Mairie de Brest. Ainsi, j'évoquais la partie municipale en expliquant bien qu'il existait aussi une partie métropolitaine. Les intercommunalités jouent un rôle chaque fois plus important et, ici comme ailleurs, nombre de compétences jusque là dévolues aux villes, reviennent aux "interco" et, en l'espèce, à la métropole nous concernant. 

Souvent définie par son ancien nom "Brest métropole océane" (BMO!) et pour les plus anciens par le terme "CUB" (Communauté Urbaine de Brest), notre métropole a un rôle capital dans les politiques de proximité, de développement économique, d'urbanisme, de l'eau aussi mais également en termes de transitions : le plan climat ou bien encore la gestion durable des déchets ou bien l'énergie. Et, bien entendu, des transports en commun, politique que j'anime depuis le début de ce mandat (je l'avais déjà depuis le mois de janvier 2018)

Qui dit métropole dit 8 villes : Plouzané, Bohars, Guilers, Gouesnou, Guipavas, Le Relecq-Kerhuon, Plougastel-Daoulas et Brest. Les politiques qui s'y déclinent se font avec les Maires et les équipes municipales mais au nom de toute la métropole. Ce n'est pas toujours évident eu égard aux spécificités de chaque ville qui la compose mais un point d'honneur est mis à créer la plus grande proximité entre l'entité métropole et les villes : il en va de la cohérence et de la dynamique en pointe bretonne. Je rappelle que seules Rennes, Nantes et Brest ont le statut de métropole dans le grand ouest breton.

Alors? Concrètement quelles sont mes missions et sur quoi travaillons-nous à la métropole?

1. Le transport en commun : futur TCSP! TCSP signifiant Transport en Commun en Site Propre. Nous travaillons depuis plusieurs mois au lancement de ce nouveau projet qui mobilise beaucoup de temps, d'énergie et aussi de budget. C'est un projet structurant essentiel au développement et au rayonnement de la métropole au delà de ses seules limites géographiques. Bien entendu il y aura la seconde ligne de tramway qui partira de la Gare pour rejoindre le CHRU de La Cavale Blanche ainsi que le BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) qui partira lui aussi de la Gare mais en direction de Lambezellec (desservant Kerichen et La Croix-Rouge) A cela s'ajoutent les PEM (Pôles d'Echanges Multimodaux) sur les autres villes de la métropole afin de mettre en place des équipements permettant de stationner sa voiture ou son vélo et de prendre ce que l'on nomme un "chronobus". Ce dernier reliera ces PEM au centre-ville. C'est un projet global pour la métropole mais aussi pour les habitants de l'extérieur de notre périmètre et qui travaillent sur Brest. Je pense à des habitants de Lesneven, de Daoulas ou de plus loin qui, le matin, prennent leur voiture pour se rendre sur la Cité du Ponant : nous offrirons une alternative à la voiture jusqu'en coeur de ville. Nous avons réalisé une série de 18 rencontres jusqu'à vendredi  dernier pour la seconde phase de concertation visant à entrer dans la phase opérationnelle. Tout est ici . Ce projet suppose un nombre important de rencontres, d'échanges et de décisions pour avancer et respecter un calendrier serré : livraison de cette nouvelle phase de TCSP pour fin 2025 et mise en service pour le samedi 14 février 2026, belle date pleine de couleurs! En quelques chiffres : un peu plus de 10 Km de réseau en site propre (Tram+BHNS+modes doux), 192 millions d'euros de budget, une opportunité de 58 000 personnes sur la ligne de tram B (24 000 habitants, 15 500 emplois, 18 500 scolaires/étudiants) et environ 44 000 sur la ligne de BHNS (20 000 habitants, 12 700 emplois, 11 000 scolaires). Je considère que c'est une chance pour un élu, quel qu'il soit, de pouvoir porter ces "jolis bébés" pour l'avenir de tout notre territoire.

2. La politique mobilité douce : cette politique est une politique qui prend chaque année un peu plus d'importance. Les transitions, la prise en compte de la mutation écologique, la volonté de faire différemment et de se déplacer autrement impactent, et c'est heureux, nos politiques. Le Schéma Directeur Vélo en est un exemple mais le plan de déplacement piéton également et toutes les initiatives visant à développer ces politiques sont regardées avec attention. En décembre 2019 nous avons voté notre Schéma Directeur Vélo : que n'ai-je lu et entendu. "Ce n'est pas assez", "c'est pas un vrai schéma", "politique vélo au rabais" etc... Autant de messages qui se lisent et qui justifient d'inspirer fort. En effet, les mobilités douces sont pour moi, comme pour d'autres élu.e.s, et notamment Marion Maury, un sujet de première importance. Et j'en veux pour preuve le taux (4%) à atteindre en 2025 pour la part modale réservée au vélo. Certes, le premier ministre de l'époque, Monsieur Edouard Philippe, avait lancé que la France serait à 9% de part modale. Mais c'est faire fi des situations locales et de l'histoire des territoires : nous partons de loin, nous! Actuellement nous sommes à près de 2% (peut-être au delà) et en 2019 nous en étions à 1,5%. Atteindre les 4% en 2025 suppose un investissement de 2 millions d'euros, en complément des aménagements déjà prévus sur les 10 Km du tramway et du BHNS. Sécuriser, créer, baliser, diriger, relier, parquer, informer; autant d'actions qui font partie d'un schéma directeur. Nous ne devons pas voir la politique des mobilités douces uniquement par le prisme de la création pure mais penser à tous les à-côtés évoqués plus haut (notamment la question du stationnement sécurisé à l'abri des regards mais aussi des intempéries). Je rajoute un élément extrêmement important : une idée qui peut apparaître comme "originale" mais qui a fait ses preuves ailleurs, l'utilisation de ce dont nous sommes quasi entourés : la mer! Etude est actuellement planifiée pour 2022 afin de créer plusieurs liaisons entre différents points de notre métropole par bateau au sein de notre réseau Bibus. Nous avons souhaité cette année lancer ces bases de réflexions car, in fine, constituent une promesse électorale (N°94) de notre programme pour les municipales. J'espère pouvoir revenir vers vous courant 2022/2023 en apportant une vision sur le sujet.

3. Le stationnement : Monsieur Parcmètre c'est moi (aussi) et cela s'inscrit dans une politique très large des mobilités même si ce dernier item ne concerne que la seule ville de Brest avec le stationnement payant. Sacré sujet et sacré enjeu! Faut-il plus de stationnement pour les uns, moins pour les autres : toujours compliqué de satisfaire tout le monde, y compris avec l'aspect financier. Nous sommes face à des défis majeurs en termes de transitions y compris et surtout sur le stationnement. Parking en ouvrage? parking en enclos? parking sur voirie? Zone bleue? etc... Autant de sujets qui, là aussi, mobilisent beaucoup de temps surtout à la veille du renouvellement de la Délégation de Service Public (DSP) qui arrive à son terme en 2023. Actuellement c'est Q Park qui est notre délégataire. Plus globalement Brest possède près de 4800 places en zones dites "réglementées" hors lotissements, quartiers où vous pouvez stationner sur les aires prévues à cet effet. La loi mobilité durable de 2019 va impacter notre collectivité comme toutes les autres d'ailleurs : obligation nous est faite d'ici 2026 de supprimer une place de stationnement de part et d'autre des passages piétons pour, bien entendu, permettre une meilleure visibilité des automobilistes envers les piétons qui s'engagent, et inversement. Fatalement, ça va changer! Nous estimons à environ 10% de places qui vont disparaître ici et là : près de 500 places ce n'est pas rien (j'entends déjà hurler "c'est la faute de la Mairie" = non, nous appliquons la loi de décembre 2019). Mais cela va se faire dans le temps, et dans l'échange, pas du jour au lendemain et nous envisageons une place plus grande pour le stationnement vélo grâce à ces places libérées. Nous travaillons assidument aux rénovations ou remplacements des parkings actuels (je pense notamment à St Louis) : cela se construit sur du long terme car les investissements ne sont pas "petits". La gare, le port, les PEM évoqués plus haut, font partie intégrante de la réflexion globale de la politique du stationnement; y compris d'ailleurs sur le contrôle de ce dernier : payant et gênant. Je ne peux que fulminer quand la CNIL nous interdit d'utiliser notre véhicule LAPI ( Lecture Automatique des Plaques d'Immatriculation) pour contrôler le stationnement gênant mais nous autorise à l'utiliser pour contrôler le paiement. La réalité c'est que sur St Martin, Sanquer, dans une moindre mesure Recouvrance, les stationnements anarchistes qui empêchent les personnes à mobilités réduites de passer, mais également les parents avec leurs enfants, sont repartis de plus belle. Et nous ne pouvons l'accepter. Le législateur doit faire évoluer la loi en pareille situation. Et puis quand même : les 30 mn gratuites par jour : c'est nous et ça fonctionne très bien!

4. Le renouvellement des bus : si ce sujet est lié au TCSP et plus largement au transport en commun, il est de la responsabilité et de la compétence de Brest métropole d'acheter les bus et de les mettre à disposition de notre délégataire qui les exploite, en l'occurence RATP Dev depuis le 1er Juillet 2019. Là aussi nous voulons montrer l'exemple et tracer le chemin vertueux d'une transition en termes d'énergie. C'en est fini de la commande de bus thermiques depuis l'année dernière (des commandes engagées avant 2020) et place aux véhicules plus respectueux de l'environnement. A Nantes en octobre 2019 j'avais pu rencontrer les constructeurs et échanger avec eux sur les projets, les opportunités et les évolutions à attendre. Nos premiers bus électriques sont arrivés en avril et circulent sur notre réseau : plus propres et plus silencieux. Et si la technologie de l'électrique est bien avancée et que nous voulons prendre toute notre part à cette transition, nous regardons aussi vers le gaz et également vers l'hydrogène où, avec Tristan Foveau et Michel Gourtay, nous nous sommes mobilisés pour un appel à projet de la région Bretagne, très investie sur cette énergie. Je connais fort bien le débat : l'hydrogène ce n'est pas propre non plus car il faut de l'électricité pour le produire. Sauf que la traçabilité de l'électricité vert pour produire un hydrogène "vert" et non pas "gris" est une solution. Restent les débouchés sur cette énergie : le coût au kilogramme reste élevé et nous poursuivons nos investigations pour savoir qui, sur Brest ou aux alentours, pourrait être intéressé pour travailler avec nous et ainsi produire en baissant les coûts. Je salue le travail engagé par Philippe Bihan et ses équipes avec le BIOGNV dont la première pierre de la station de production a été posée en mai dernier. Nous travaillons ensemble pour les mobilités sur le réseau métropolitain alors autant saluer et féliciter les initiatives privées! Pour information le budget déplacement sur Brest métropole est le premier budget de dépenses : 68,5 millions d'euros soit 22% du budget, suivi par l'environnement et le cadre de vie avec 52,6 millions soit 17%.

5. Les grands projets : il y a un peu de tout dans cette délégation et, de facto, le spectre est assez large. La métamorphose d'Océanopolis, le Brest 2040 avec Paola Vigano, le plan guide Moulin-Blanc 2040, la Voie de Contournement Nord-Lambézellec (VNL) avec Sylvie Jestin, la Rade de Brest constituent les gros dossiers de cette mission. Ils représentent plusieurs millions d'euros en investissements pour le futur et ont pour objectif de tracer le sillon pour les décennies qui viennent en aménageant sur du long terme. Avec le Cabinet Studio de Paola Vigano par exemple, et avec Tifenn Quiger, nous projetons l'avenir de la Gare mais avec le lien Gare-Port : concrètement comment palier à la dénivellation en créant cet axe naturel pour relier ces deux entités essentielles pour la vie de notre ville et de notre métropole. Je l'ai dit sur ma partie "ville" : ma décision de voir disparaître les quelques 80 véhicules sur l'Avenue Salaun-Penquer est une première étape qui facilite grandement ce travail pour les projections. Le tramway va arriver à la Gare, le BHNS va arriver à la Gare; plus tard, je le souhaite un tram train arrivera à la Gare. Il faut donc tout repenser : stationnement, piéton, végétalisation, accès. Et cela fait partie des grands projets urbains des 20 ans à venir. Pour le plan guide du Moulin-Blanc c'est, enfin, passer aux actions concernant l'étendue qui part du Relecq-Kerhuon et du site de la Cantine, vers le port de Plaisance : vous l'aurez compris, pour les plus anciens, il s'agit de tout le secteur du Palaren dont la majeure partie se trouve sur la ville de Guipavas. C'est pourquoi un travail de longue haleine débute avec les deux autres villes que sont Guipavas et Le Relecq-Kerhuon pour engager le futur projet. Nous en sommes au début mais cela, plus tard, révolutionnera le belvédère sur la plage du Moulin Blanc, laissera la part belle aux mobilités douces, aux balades dans les meilleures conditions. 

Voilà, en quelques mots, quelques lignes, l'étendue de mes missions sur le volet métropolitain : vous constaterez que les sujets sont passionnants, chronophages et parfois très clivants! Mais c'est aussi en cela que l'on aime l'engagement. 

Encore une fois je pense intéressant d'espérer intéresser. Je pense que les quelques lecteurs qui s'attarderont à lire ces lignes apprendront un peu plus sur ce que fait un élu. Moi en l'occurence. Je mets de côté les pour et les contre sur tel ou tel projet, c'est la nature du débat et la démocratie qui s'exprime, juste que l'objectif sera atteint si quelques uns considèrent avoir appris quelque chose. J'en veux pour preuve un rendez-vous il ya 15 jours avec une riveraine de Brest-centre à l'Hôtel de Ville. C'est via mon Blog qu'elle a appris les projets en matière de tranquillité urbaine et c'est cela qui l'a décidé, notamment, à prendre rendez-vous. 

C'est que ça a, donc, son utilité.

Bonne lecture!

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dimanche, 29 août 2021

Que fait votre élu? (partie 1)

Les "vacances" sont terminées, ou presque. Après quelques jours de coupure et après avoir troqué mon costume d'élu pour l'uniforme de marin le temps de cet été entre l'Angleterre, l'Irlande et l'Espagne, voici une note qui était en gestation depuis le mois de mai dernier. Le calendrier électoral de juin ne m'a pas permis de l'éditer comme je l'aurais souhaité. Ce fut donc fait ce jour!

Il n'est pas toujours aisé de savoir comment et sur quoi travaille un élu, quel qu'il soit : municipal, départemental, régional ou même au niveau national (député.e, sénateur(ice) ). Il y a bien les bilans de mandats qui interviennent a mi parcours ou bien à l'issue du mandat. Il n'est donc pas totalement stupide de poser quelques lignes sur une situation factuelle de travail sur tel ou tel dossier. Globalement, on sait ce que fait un ou une Maire, un ou une président.e de collectivité, mais les adjoints? Les vice-présidents? Que font-ils?  J'ai donc souhaité rédiger ce petit texte pour vous expliquer ce que je fais, où j'en suis et quels sont les chantiers ouverts. Sachant pertinemment que, souvent, les "choses ne vont pas assez vite" pour le citoyen. Mais le temps municipal et métropolitain est parfois un temps long sur des dossiers stratégiques. Je me propose, sans filtre, de vous en livrer quelques éléments.

Tout d'abord rappeler quelque chose que tout le monde ne sait peut-être pas : j'ai une partie municipale, ville de Brest; et une partie métropolitaine, Brest métropole. A la ville je suis adjoint au Maire en charge du quartier de Brest-centre, de la tranquillité urbaine et de la politique de l'animal en ville, secondé sur ce dernier point par ma collègue Béatrice Lebel. A la métropole, je suis vice-président en charge des mobilités, des grands projets et de la Rade. Dans cette dernière délégation, les mobilités regroupent tout un pan entier visant à se mouvoir : le tramway, les bus, le téléphérique mais aussi le vélo, le piéton, la voiture et le stationnement (oui oui, le stationnement c'est aussi la même délégation). Là aussi je suis secondé par une conseillère déléguée, Marion Maury.

Le mandat ayant débuté début juillet 2020, l'équipe n'a pas chômé et plusieurs promesses électorales sont passées au stade de réalisations ou pré réalisations. Vous êtes prêts? Go!

Débutons par la partie Ville de Brest :

1. Tranquillité urbaine : c'est un sujet important lequel intéresse et, je le sais, préoccupe beaucoup de nos concitoyens. C'est un sujet complexe avec plusieurs entrées pour trouver des solutions aux problèmes et rendre une qualité de vie optimale aux personnes qui habitent la ville mais également aux personnes de passage. Entendons nous bien : ce sujet est un sujet ville, pas métropole et nous agissons sur le territoire municipal de la ville de Brest. Même si, sur certains points le CISPD (Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) intervient en collaboration avec les 7 autres villes de la métropole. D'ailleurs le Président Cuillandre délègue la présidence de manière tournante aux Maires des villes qui composent Brest métropole. Le sujet de la tranquillité urbaine a été ouvert dès l'été 2020. Une fois nommé à cette fonction j'ai très vite, en août-septembre, proposé une méthodologie pour appliquer nos engagements électoraux : création d'une brigade de tranquillité urbaine. Cette note a été présentée au Maire et à son cabinet pour validation et, je serais tenté d'écrire, pour action. Ce qui fut le cas en octobre/novembre avant que la seconde vague épidémique nous oblige à ajuster nos objectifs. Avec les services nous travaillons donc d'arrache pied pour que pour le premier trimestre 2022 les premiers agents rejoignent nos effectifs pour aller sur le terrain. Je rappelle que nos engagements en ce sens sont de 25 agents (statut fonction publique territoriale). Je n'irai pas plus dans le détail mais je sais que les questionnements existent : vous voici informés. Parallèlement à cela, et nous le verrons plus tard, j'ai souhaité un état des lieux de la sécurité sur Brest : concrètement où en sommes-nous? Il y a la presse qui relate, il y a des faits qui existent, mais où nous situons nous? Quelle est la réalité la plus proche possible par rapport au sentiment d'insécurité. Une série d'auditions a été mené et ce diagnostic local de la sécurité sera rendu le moment venu. Là encore, la seconde vague puis la 3ème vague, ont rendu la situation plus compliquée.

2. La piétonisation en centre-ville : cet item peut être assimilé au cadre de vie sur Brest-centre. L'exemple de la Place Guérin, à St Martin, peut être mis en exergue car il constitue la première étape des tests que nous pourrons mener sur Brest. Également vice-président aux mobilités comme je l'ai rappelé, il a été facile de s'auto saisir à la métropole pour mettre en place cette expérimentation. Plutôt que de demander aux autres collègues des Mairies de quartiers dans un premier temps (St Marc, Europe, Lambezellec, 4 Moulins et St Pierre) autant montrer l'exemple soi même pour espérer faire des petits. Depuis le 1er mai, l'expérimention est lancée et nous en tirerons les points positifs et négatifs. Juste qu'entre l'idée (septembre/octobre) et la concrétisation, il s'est passé 6 mois. Cela pour vous expliquer que de nombreux allers/retours et réunions seront nécessaires pour aboutir à une proposition. Une journée "contact" avec les habitants, riverains s'est déroulée le 6 Juillet dernier. De la même manière que pour St Martin où j'ai souhaité agir concrètement, je me suis rendu compte que subsistait depuis X années une tolérance (pas une autorisation donc) de stationnement anarchique Avenue Salaun-Penquer (entre la Gare et les rampes). Depuis ce printemps c'est de l'herbe, une aération naturelle, la nature en ville, de jolis plots en bois qui ont pris place au lieu des 80 voitures qui bouchaient cette entrée de ville majeur. Jettez-y un oeil prochainement, vous verrez la différence! (j'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet précis de Salaun-Penquer sur un autre post)

3. Le site de L'Avenir (St Martin) : là aussi, toujours dans mon quartier, et eu égard à la situation passée depuis quelques années j'ai proposé au Maire de tenter de renouer un lien avec les protagonistes du site de l'Avenir dont vous avez peut-être entendu parler. Ce n'est jamais simple, après de vives tensions, de reprendre contact pour éspérer sortir par le haut d'un point de blocage de taille en plein coeur de ville. Cela prend du temps mais l'objectif est bien d'arriver à construire un projet qui puisse convenir à toutes et tous (riverains, usagers, passants, associations etc..) Ainsi que j'avais pu le dire aux personnes engagées sur ce site : "pas d'a priori d'un côté, donc espoir qu'il n'y ait pas d'a priori de l'autre". Ce dossier me tient à coeur mais pas qu'à moi, je travaille avec mon collègue Gwendal Quiguer sur ce sujet. Main tendue, volonté de travailler en transparence. Le Télégramme (sur ce lien) était revenu justement sur ce sujet voici quelques semaines. Ouest France (sur ce lien) voilà quelques mois. Si tout le monde veut avancer, il n'y a pas de raison de ne pas avoir de "happy end" dans quelques mois, quelques années! 

4. La fourrière : en voilà également un sacré sujet! Important (vous l'aurez noté, comme tous les autres) car d'abord réglementaire pour notre ville mais avec la difficulté que nous devons, théoriquement, quitter le site du Minou pour fin octobre 2021. Dans les faits nous ne serons pas "mis à la porte" du jour au lendemain mais il faut impérativement que nous trouvions une solution. En effet, depuis 2015 le Conservatoire du Littoral est devenu propriétaire du site et souhaite, légitimement, le naturaliser. Cependant, force est de constater que le sujet passionne mais que dans les faits, personne ne se presse pour avoir un équipement comme celui-là à proximité de chez lui. De plus, une série d'obligations nous contraignent à trouver "le" site : le terrain doit-être situé à 100m minimum d'une habitation, au moins à 35m de forages, puits, sources ou berges de cours d'eau, au moins à 200m de zone de baignade et au moins à 500m en amont de piscicultures et des zones conchylicoles. Tout cela cumulé, beaucoup se sont cassés les dents pour trouver un terrain. Pour autant les rencontres, auditions se succèdent pour avoir une réponse que je souhaite, maintenant, la plus rapide. Des possibilités s'esquissent et nous avons bon espoir pour la suite, et, autant le dire, nous sommes très optimistes. A ce stade, il n'est pas encore question d'évoquer les lieux potentiels. Mais une chose est certaine : elle sera chez nous, sur Brest.

Cette première partie, municipale, n'est pas exhaustive bien entendu puisque d'autres dossiers sur lesquels je ne suis pas en responsabilité directe évoluent : avec mes collègues Tifenn Quiguer, vice-présidente à l'urbanisme ou bien encore Karelle Hermenier, Adjointe au Maire aux dynamiques commerciales; nous travaillons aussi sur des dossiers comme l'évolution de la Place de la Liberté (ses dalles fragilisées) ou bien encore sur le devenir des Halles St Louis et des projets de terrasses éphémères pour les restaurants et autres cafés. Avec Xavier Hamon, Adjoint au Maire à la salubrité publique nous avons conjointement travaillé sur le sujet des (fameux) étourneaux en centre ville qui ont fait des ravages assez époustouflants (jetez un oeil aux conifères sur le Cours d'Ajot vers la Sous Préfecture : quasi morts!). Et enfin avec Fortuné Pellicano sur les projets d'animations Place Guérin notamment mais pas que; au parc à Chaînes aussi. (Noël 2020 : Guérin était bien différente! Beaucoup plus lumineuse!)

Voilà, pour un premier jet, les sujets qui occupent une bonne partie de la semaine d'un adjoint au Maire même si, encore une fois, d'autres thèmes peuvent venir se superposer. Il y a les urgences, les classiques au long cours (conseil d'école par exemple ou bien les G.P.O (Groupe de Partenariat Opérationnel avec la police, les bailleurs, les mairies de quartiers et parfois des associations sollicitées pour échanger.) et le quotidien du quartier (demandes d'occupation de l'espace public, sujets sur la proximité, les rencontres avec les acteurs du quartier et là je pense spontanément à une rencontre récente avec le directeur de Passerelle pendant près de deux heures à échanger sur la politique en coeur de quartier). Et je n'oublie pas les rencontres avec les riverains, le samedi matin le plus souvent, quand ils me sollicitent. Il m'a semblé utile de vous livrer, 13 mois après l'élection, le coeur de mes missions au sein d'une équipe municipale. J'espère que cela aura été utile, peut-être que mes écrits vous feront réagir, ne vous en privez pas. Vos remarques sont toujours enrichissantes et puis finalement communiquer c'est aussi s'améliorer! 

Je poursuivrai par une une seconde partie, sur celle qui concerne les politiques métropolitaines et qui impactent Brest bien entendu mais aussi Plouzané, Guilers, Bohars, Gouesnou, Guipavas, Le Relecq-Kerhuon et Plougastel-Daoulas.

A votre disposition!

NB : Le quartier de Brest-centre c'est presque 24 000 habitants, il s'étire du nord de Kerfautras, longe le Bd Montaigne jusqu'à Albert Premier puis jusqu'aux portes du Pont de l'Harteloire (en contre-bas également), suit le Boulevard Jean Moulin jusqu'au Château de Brest, intègre la Marina du Château et une partie du Port de commerce jusqu'au rond point dit "du Bar du Gaz" (qui est en fait le Rond point Herman Melville). Nous remontons la rue Pierre Semard direction le Boulevard Gambetta, l'intégralité de la Rue Richelieu puis de l'Octroi, toute la partie gauche en remontant. Vous pouvez retrouver la Mairie de quartier sur la page Facebook dédiée : c'est ICI 

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dimanche, 24 janvier 2021

+ 26

Depuis quelque temps maintenant les partis politiques ne seraient plus dans l'air du temps et la pensée globale aurait pris le dessus. Je parle au conditionnel puisque je ne peux me baser que sur les éditos de journalistes bien informés et de politiques sachants.

Au PS, parti que je connais le mieux, forcément; nous fonctionnons avec des fédérations calquées sur nos départements : il y a autant de fédérations que de départements. A l'échelon national une direction, élue, fixe la ligne et il appartient aux 1ers et 1ères fédéraux/ales , en parallèle, de faire vivre les fédérations avec leurs adhérents.

Dans le Finistère le PS a longtemps été un terreau social-démocrate perméable aux idées de la "deuxième" gauche incarnée par Michel Rocard en son temps. Jean-Jacques Urvoas dans un article paru dans Le Télégramme l'expliquait parfaitement, lecture que je vous conseille. Cette inclination demeure encore et ceci explique, en partie, sa perméabilité aux idées progressistes modérées teintées d'une certaine tradition : la tradition de l'histoire, du catholicisme puissant en Bretagne mais aussi l'héritage de la tradition ouvrière qui a traversé les décennies depuis ce que certains ont appelé "l'exode rural".

Au meilleur des années qui ont porté la gauche et le PS au pouvoir, la fédération du Finistère a pu comptabiliser environ 1200 adhérents aux 4 coins du département avec des fiefs, chez Louis Le Pensec, à Brest avec la montée en puissance des années Le Blé puis Maille, du côté de Morlaix avec Marie Jacq et Marylise Lebranchu. Le centre Finistère et une frange littorale du côté de Douarnenez étant quant à eux plus "rouges" que "roses". 

Dans ce marasme social, sanitaire et économique et face à des hésitations voire des renoncements et autres contreordres, il est aussi important d'avoir une boussole, une base solide, quelques signes qui rassurent sur la structuration politique de notre pays, de notre territoire. J'ai été très heureux de constater que sur l'année 2020, sacrément amputée il faut le reconnaître, notre fédération a enregistré un + 26 primo adhérents. Qu'est-ce que ce terme? Cela signifie que ces 26 adhérents le sont pour la première fois et ne sont pas des adhérents qui se sont remis "à jour" depuis 2018 par exemple. Ce chiffre est intéressant car il peut témoigner (soyons prudents et humbles) d'une volonté d'accompagner un parti dont on a dit qu'il était mort et enterré en 2017 et qu'il a fallu relever ensuite : tâche qui se poursuit encore, il faut le souligner. Avec l'équipe fédérale, fidèle, motivée et claire dans sa tête, c'est le travail que nous nous astreignons à mener, y compris pendant cette période trouble.

+26 et ce chiffre concerne quasi exclusivement des jeunes adhérents allant de 20 à 35 ans. Là aussi c'est une nouveauté depuis 2017 où nous avions à ce moment, et depuis 2014-2015, perdu une quantité importante d'adhérents (loi travail, déchéance de nationalité, CICE). Ce + 26 peut paraître dérisoire. Ce n'est pas le cas.

Je pense également, mais une étude sera systématiquement faite de manière anonyme pour connaître les motivations des primo adhérents, que la clarté retrouvée depuis les atermoiements de 2017 y est pour quelque chose. Il s'agit de respecter les uns et les autres, les partis et autres structures politiques : les joutes électorales font partie de nos vies et il nous faut convaincre les électeurs avec un programme. Dans notre séquence 2016-2017 avec nombre de départs d'adhérents socialistes vers le parti devenu parti présidentiel, il aura fallu, là aussi, être clair. Ne pas nager dans l'ambiguïté dont le seul objectif serait de gagner une élection : on voit le résultat. A force de penser tout et son contraire on termine par s'effondrer à grand renfort de grands écarts trop fréquents et, finalement, dangereux. L'interview de Pascal Perrineau dans Ouest-France d'hier est assez éclairante à ce sujet. La clarté donc : je peux imaginer que c'est là l'une des clés de reconquête en y adjoignant la capacité de travail et de réflexion pour l'avenir : ce que nous faisons en Finistère mais également au niveau régional (Culture, jeunesse, santé, les services publics, hier sur le revenu universel avec Boris Vallaud et Nathalie sarrabezolles, prochainement sur l'aménagement du territoire). Un parti est là pour réfléchir et apporter des réponses lesquelles seront tranchées par les électeurs le moment venu, privilégiant le "nous" au "je". Parfois il arrive que des élus cherchent à avoir le vote militant, pour tenter de poursuivre, puis vouloir s'en affranchir par la suite en toute liberté ne pensant plus ne rien devoir à celles et ceux qui ont oeuvré. Fort heureusement cela est une exception et non pas la règle! Mais ces attitudes peuvent choquer voire faire fuir également des adhérents et militants qui, le moment venu, seraient de fidèles lieutenants pour battre la campagne avec des réseaux associatifs, culturels, sociaux, économiques non négligeables.

La clarification, le respect des engagements, le travail et les idées; c'est ce qui me semble nécessaire pour la pérennité des chiffres évoqués plus haut. Sans cela les partis, quels qu'ils soient, sont voués à végéter au gré des alternances démocratiques.

En Finistère nous sommes 812. Peut-être 813 ou 814 après la lecture de cette petite note sur ce Blog. Car l'idée est bien de vous accueillir et de faire un bout de chemin ensemble pour préparer les régionales, départementales puis évidemment la présidentielle de 2022 et les législatives à suivre! De bons et gros moments pour celui ou celle qui le souhaite! Et puis chez nous, en Finistère, avec la direction actuelle dont j'ai l'honneur d'être l'animateur, les choses sont précises et connues : pas de compromissions, pas de passage en force, pas de couleuvres mais bien avant toute chose l'expression militante. Et cela est une richesse qu'il faut savoir mesurer et que chaque élu issu de nos rangs doit mesurer. Depuis 2018 c'est un lourd et long travail qui est mené avec l'équipe fédérale : personne ne viendra casser cette dynamique. Nous en sommes les garants.

Peut-être hésitez vous, peut-être êtes vous prêts; dans les deux cas je suis et nous sommes à votre disposition pour échanger. Après tout, c'est peut-être le moment?

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09:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | | |