vendredi, 20 novembre 2009

Attention Travaux

415297panneau%20travaux.jpgEn ce vendredi pluvieux et venteux j’ai souhaité faire une note sur les travaux qui jalonnent notre territoire depuis début septembre : ceux là même qui occasionnent, probablement, quelques désagréments pour vous habitants mais aussi pour celles et ceux qui sont de passage.

 

Il est exact de dire que « tout arrive en même temps » ou presque : la Rue de Keriguel dont les travaux étaient une priorité absolue suite aux inondations du 30 Août 2008. J’avais exigé auprès des services assainissement et travaux que cet accès soit adapté en terme de dimensionnement des réseaux : la chose est ainsi faite mais les travaux reprendront courant 2010 pour, cette fois, la réfection globale avec aménagement de sécurité.

 

La Rue Vincent Jézéquel et l’enfouissement des réseaux, le giratoire de l’angle Kerscao/Danton, la Corniche qui se dote de renforcements dans sa falaise afin d’endiguer son affaissement, le passage à niveau depuis cette semaine : je sais, ça fait beaucoup et vous êtes nombreux à me poser la question du « quand ça va s’arrêter ».

 

La réponse que je peux formuler c’est que tous ces travaux sont nécessaires pour soit la sécurité, soit l’embellissement, soit l’accessibilité ou bien encore, et pas des moindres, pour l’écologie urbaine. Un peu partout donc il y en a pour quelques semaines encore.

 

Je vous invite à bien lire les arrêtés dans le bulletin d’informations édité chaque semaine : il y est riche d’informations.

 

Je me souviens d’une période, en 1993-94 où la ville subissait aussi de nombreux coups de pioches un peu partout ; le résultat n’est pas si désagréable ; il y a juste quelques moments à patienter… sauf que, je le conçois, quitter Le Relecq-Kerhuon en travaux pour arriver à Brest en travaux ; finalement ça en fait beaucoup de travaux.

 

Mais, si ça peut vous rassurer : tout cela est pour vous, votre sécurité et votre bien être.

13:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : travaux

jeudi, 19 novembre 2009

Congrès (et sport) : suite et fin

IMG_0912.jpgA bien y réfléchir je trouve peu fidèles les commentaires et articles relatant la journée d’hier eu égard aux prétendus propos rassurants du Premier Ministre : soit la presse (pas toute je le reconnais) est partisane soit je n’ai pas participé au même rendez-vous.

Ce matin, à l’occasion du désormais traditionnel petit déjeuner des maires du Finistère, les élus n’avaient pas la même analyse ni le même sentiment sur ce qui était écrit de part et d’autre ; pire, dans un sondage publié dans Le Figaro, 60% des maires interrogés à l’issue de la rencontre pensent que les finances locales ne vont pas s’améliorer en 2010. Comprend qui veut.

Passés les commentaires et échanges j’ai arpenté les allées du salon dénichant auprès des professionnels conseils, prix, projets à l’étude pour notre budget 2010 : écologie, écoles, économie d’énergie… vaste programme pour cette journée qui mêlait rencontres et participation aux ateliers : taxe professionnelle, maintien ou pas de la dotation de solidarité urbaine, comment anticiper une baisse des droits de mutations, FCTVA entre autres.

En fin d’après midi je me suis laissé tenter par une expérience hors paire : participer en direct, grâce à Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, aux débats sur le projet de loi rejeté une première fois par le conseil constitutionnel, sur la récidive criminelle; à l’Assemblée Nationale.

Riche expérience que de suivre un argumentaire du Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie puis ceux des amendements proposés par l’opposition parlementaire. J’aurais l’occasion de revenir sur ce sujet important dont le clivage gauche/droite est une réalité sur l’aspect réglementaire et/ou législatif dans le cadre des récidives visant des personnes dont la pathologie est avérée ou pas. Sujet national important dont j’ai eu la chance de suivre les travaux pendant près de deux heures perché sur les balcons de l’hémicycle.

Vers 23h00 Paris vivait un moment de liesse populaire Place de la Concorde et rue de Rivoli sans compter les métros : l’Algérie gagnait sur l’Egypte. On pouvait croire que la France l’emportait à quelques kilomètres du cœur parisien face aux Irlandais : ce soir, même les politiques avaient les yeux rivés sur les écrans de télévision. La France se qualifie donc pour le grand saut en Afrique du Sud en 2010 : déjà les retours de St Denis se font entendre…

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Bernard Rioual (Maire de Plouzané), Renaud Sarrabezolles (Adjoint Le Relecq-Kerhuon), Jean-Jacques Urvoas (Député de la 1ère circonscription), Alain Queffelec (Maire de Guipavas) et Raymond Soria (Adjoint Guipavas).
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Réception des maires et des élus du Finistère à la questure de l'Assemblée Nationale. Réception offerte par les députés Marylise Lebranchu, Annick Le Loc'h,Patricia Adam et Jean-Jacques Urvoas pour le PS, Jacques Le Guen pour l'UMP; ainsi que par les sénateurs Maryvonne Blondin, Jean-Luc Fichet et François Marc pour le PS et Philippe Paul pour l'UMP.

mardi, 17 novembre 2009

Dormez tranquille mes petits... le Gouvernement veille

IMG_0917.JPGBeaucoup de monde, beaucoup d’élus, un temps calme, presque serein. Ce n’est pas véritablement l’ambiance qui règne dans les travées du congrès des Maires, chacun allant de son commentaire à propos de la déconvenue du président et des projets de réforme territoriale.

 

Nicolas Sarkozy sait qu’aujourd’hui il n’aurait pas bien été accueilli. Il le sait et il ne vient pas prétextant un voyage en Arabie Saoudite comme si ce dernier n’était pas prévu depuis déjà plusieurs semaines…

 

Les élus ont certes des défauts, comme tout le monde, mais pas ceux d’être au front et sur le terrain. Je ne pense pas spécifiquement à ma personne lorsque j’écris cela mais aussi et surtout à mes collègues des petites et très petites communes de France où les moyens sont limités, les investissements réduits à peau de chagrin, des services publics en mal de fermetures.

 

Le président est, par essence, le « chef » de cette pyramide ; il doit donc venir nous rencontrer. C’est lui-même qui expliquait il y a un an être « le maire de tous les maires de France ».

 

Alors fatalement, si j’ai plaisir à rencontrer mes homologues du Finistère, à échanger avec nos députés et sénateurs, j’ai aussi un sentiment d’amertume de ne pas écouter la parole présidentielle en ce mardi de novembre.

 

Reste que les contacts sont là et que les quelques 12 000 édiles (1000 de plus qu'en 2008) ayant fait le déplacement ont tous comme mot d’ordre : boucler le budget 2010 en tentant de conserver nos acquis. Je précise bien « tentant » car c’est une lutte sans merci tout au long de la journée pour se faire entendre et aboutir à une issue favorable.

 

Dire que tout s'est déroulé sans encombre serait mentir : un auditorium plein pour écouter François Fillon venir nous expliquer qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir et que le Gouvernement veille sur tout... et sur les élus.

 

Très franchement, et vous le constaterez par vous même via la presse de demain ou via les dépêches AFP, les congressistes n'ont que très modérement apprécié le discours qui a consisté à nous endormir avec une longue litanie de mesures tantôt sur Internet, sur le haut débit, sur les villes rurales, sur la reprise économique... mais en évitant soigneusement de répondre directement aux élus.

 

Et pourtant! On a tant à entendre! Et ce n'est pas l'escouade de ministres installés sur le côté de la scène qui aura permis au Premier ministre de rassurer les maires.

 

Déception et esquive. Voilà les deux mots qui me viennent à l'esprit après 1 heure de parole du Premier ministre. Car concrètement, "ils" ne changent rien et restent droit dans leur botte.

 

L'ironie voulait qu'en toile de fond, sur un écran géant était indiqué "le maire, force de proximité". Il faut croire que tout le monde ne sait pas lire.

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lundi, 16 novembre 2009

Des bases à modifier!

Femina_08_Homegate_Locative_250.jpgSans revenir sur le sujet de l’augmentation ou de la baisse des impôts je dois avouer que j’ai pu apprécier, à certains moments, la présentation qui en a été faite par l’émission Capital d’hier soir.

 

En effet traiter de la taxe d’habitation sans parler des bases et des valeurs locatives revient à ne rien traiter du tout.

 

Si j’aborde ce sujet qui, au demeurant n’est pas si courant dans la bouche des élus quels qu’ils soient, c’est parce que cette émission a, je le souhaite, mis en lumière l’aberration criante d’un système qui a atteint ses limites et qui se concrétise par des inégalités entre des secteurs et des habitations lesquelles, pour être tout à fait exact, défavorisent les habitants habitant des dans logements « modestes » construits à neuf dans les années 1970.

 

Comme le précise également le reportage, celles et ceux qui ont la chance d’habiter dans une bâtisse du 19ème siècle, pour peu qu’elle soit rénovée, seront assujettis de la même manière à une valeur bien inférieure à ce qu’elle représente.

 

Pas facile de s’y retrouver mais surtout voilà des années, y compris lorsque j’étais dans l’opposition, que je réclame une révision des valeurs locatives afin de rétablir la réalité des choses et permettre « un retour à la normale ». Car finalement ce sont les plus modestes qui sont les plus taxés à l'heure actuelle.

 

Cependant, je ne reviendrai pas sur le cas de Metz Métropole avec ses 40 vices présidents. Sachez cependant que si cela peut paraître incongru il faut tout de même noter que cette collectivité, comme les autres, applique la loi qui a été votée par le législateur de l’époque : en clair, rien d’illégal mais l’incompréhension est vite arrivée.

 

Tirer à boulets rouges sur les élus est, à mon sens, une erreur.

vendredi, 13 novembre 2009

Un congrès tendu. Sans lui.

sarko3.jpgLa grogne monte. Celle des élus, de toutes tendances a fortiori.

La période est classique : le mois de décembre approche, la loi de finances débute timidement et le gouvernement envoie des ballons sondes dans l’opinion pour prendre la température.

Que ce soit à la région ou en réunion des maires à la communauté urbaine le discours est le même : y’en a marre.

Le « y’en a marre » est général : pour les dotations, pour les subventions, pour les fonds de compensation. Le dernier maillage de tout cet enchevêtrement étant la ville, la pilule, même à moitié vide, est difficile à avaler.

S’en est presque usant d’écrire la même chose une année sur l’autre, même si je ne suis maire que depuis 1 an et demi… La réalité, cette réalité qui peut avoir comme conséquence de baisser les bras devant un Etat tout puissant qui impose sa vision, ses choix sans que les collectivités n’aient à dire quoi que ce soit, est pesante.

Regardez JP Raffarin souhaitant mener la fronde contre la réforme de la Taxe professionnelle : il bombe le torse, fait mine d’être mécontent et finalement s’accroupira devant le président qui lui dira de rentrer dans les rangs. Pour votre information, sur un territoire comme Bmo, la TP pour 2009 équivaut à près d’1 million d’euros (pour la part B)… si le gouvernement la supprime ? On remplace par quoi ? Serais-je accusé comme mes collègues d’augmenter les impôts pour faire face aux dépenses ?

Il est trop tôt pour le dire : le congrès des maires de France n’a pas encore eu lieu. Il risque d’être agité puisque j’apprends aujourd’hui que Nicolas Sarkozy, qui vient habituellement prononcer son discours, annule sa venue au profit d’une réunion plus « intime », à l’Elysée avec 700 maires…