mercredi, 10 février 2010
Identité : la France
Le débat sur l’identité nationale a fait long feu et prend l’eau de toutes parts à tel point que le président en parlera « après » les élections.
C’est sans doute préférable pour le parti majoritaire.
Pas surprenant que de nombreux députés de droite aient été plus qu’ennuyés aux entournures à l’occasion de ce débat : qu’est ce qu’être Français ? Pourquoi toi tu le serais et pas toi ?
Plus globalement, dimanche dernier a été diffusée une émission sur les dérapages, nombreux, qui découlent de ce « débat », je veux parler précisément de l’administration qui exécute les ordres et qui souhaite être filmée visages floutés car ils ont honte d’agir de la sorte. A présent si vous perdez votre carte d’identité, qu’il vous faut la refaire, e,t pour peu que vous ayez un lien de parenté avec un pays étranger, il faut vous fournissiez tous les certificats de filiation pour obtenir un droit « d’être français ».
Le cas d’Anne Sinclair est le plus populaire car le plus connu, mais la situation est grave.
Le documentaire montrait une femme d’origine africaine, très probablement, qui avait sa carte d’identité depuis des années, qui travaille en France, qui vit en France, qui a construit sa famille en France ; et bien en 2010 la donne a changé : documents à refaire ? Tout à prouver.
Ce « débat » a jeté l’humiliation sur les personnes concernées.
Ce « débat » est un jeu bien dangereux pour nos concitoyens.
Sarkozy a fini par le comprendre et a laissé le Premier Ministre monter au front pour annoncer… un drapeau tricolore dans les classes et un enseignement civique renforcé.
En terme journalistique on dit communément que ça fait « flop ».
14:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, gouvernement
mardi, 09 février 2010
Le Chapiteau fait le plein
Un cirque contemporain... Quand Isabelle Mazelin me « branche » sur cette idée au printemps 2009, je reste dubitatif. Un cirque avec des animaux ? Des clowns ? Rien de bien original me dis-je et je suis même surpris qu’elle me le propose comme idée 2010.
Puis le projet avance : je découvre la troupe Galapiat laquelle a connu un franc succès à Morlaix en 2009 également. Je comprends mieux le principe de « cirque contemporain »…
Après le cirque, c’est le chapiteau qui est annoncé, un chapiteau résidence, un chapiteau démonstration, un chapiteau théâtre… L’originalité prend forme.
Reste que je n’avais pas encore vu la troupe Galapiat.
Ce fut fait le week-end dernier pour la première, vendredi soir.
Du stress pour eux : c’est la première au Relecq-Kerhuon mais c’est aussi la première sous un chapiteau ! Il faut prendre ses marques, être en confiance.
Le résultat est beau et à l’instar de l’article du Télégramme de ce matin, le chapiteau a fait le plein entre vendredi, samedi et dimanche : plus de 600 entrées payantes. Ce n'est pas pour rien que Chérie FM, France Bleu, Le Télégramme et Ouest France s'y sont intéressés...
Je vous invite à venir vous en mettre plein les yeux pendant près de deux heures avant la fin du mois.
Musique, trapèze, hache, feu, tout y est.
11:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chapiteau d'hiver, galapiat, culture
lundi, 08 février 2010
Vivre sa ville
Quel succès ce rendez-vous hier matin ! Devenue un rituel depuis 2002, La Kerhorre a rassemblé plus de 600 personnes entre les participants au 7.5 Kms et ceux qui ont couru le 15 Kms.
J’avais promis au président de Courir à Kerhuon, l’année dernière, que je ferai le 15 Kms en 2010 : promesse tenue.
Il faut bien dissocier les amateurs des « pros », ces derniers étant là pour obtenir le résultat et non pas pour le plaisir de. Et pourtant…
Qu’ils viennent du Cap Sizun, de St Evarzec, de Morlaix ou d’ailleurs, j’espère qu’ils ne sont pas restés insensibles aux paysages qui s’offraient à eux. Très franchement il y a cette fierté, cette joie d’habiter cette ville lorsque vous descendez la Rue de Pen An Toul et que vous arrivez face à la mer, sur l’Elorn et là, hasard de l’heure vers 10h45, des Yoles de mer filent rapidement en direction de la rade sur une mer si calme qu’elles laissent un filet de mer sur plusieurs mètres. Elles devaient être au moins une dizaine.
Beauté du paysage tout le long de la côte.
Beauté altérée vers La Cale où nous sommes obligés de reprendre la voirie communale faute de pouvoir passer sur le… sentier littoral. Autre sujet.
Bref, beauté du cadre de vie : Camfrout, l’anse, Gambetta, le Bois de Sapins, Lossulien… ce genre de tableaux, lorsque vous courrez, qui vous fait frissonner tellement c’est beau.
Inutile de vous écrire qu’en cette fin de semaine c’est par des forces telluriques que j’ai puisé l’énergie nécessaire et tentant, le temps de cette course, de mettre de côté la bêtise humaine.
10:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sport, course, cak, athlétisme
jeudi, 04 février 2010
J'ai honte pour certains élus
Jacques Cousin, élu depuis plus de 20 ans dont un mandat ailleurs qu’en Bretagne, Ronan Tanguy, élu au Relecq-Kerhuon depuis 1989, Isabelle Mazelin élue depuis 1995 : ils n’ont jamais vécu un conseil municipal comme celui qui s’est tenu hier soir.
Me concernant je m’associe naturellement à ce constat. Elu depuis 2001 j’ai vu quelques conseils municipaux… j’ai vécu quelques débats musclés. Des débats politiques sur les budgets, sur les choix des élus de la majorité de l’époque mais jamais je n’ai participé de près ou de loin à des attaques publiques au sein du conseil en direction d’un élu, a fortiori le maire. Jamais le niveau n’a été aussi bas et aussi malsain qu’hier soir.
Une ambiance d’une rare violence dans les phrases.
Tout est parti de l’intervention d’un élu de l’opposition qui m’accuse publiquement « d’utiliser des manœuvres d’intimidation à l’encontre des parents d’élèves de l’école privée et des enseignants » ; allégations déjà très graves et totalement infondées.
Deuxième dérapage : la porte parole de l’opposition met en doute, sérieusement, la probité, l’intégrité du maire que je suis m’accusant de jouer je cite « le jeu de la bonne paye avec l’indemnité du maire, de conseiller régional cumulées au traitement que vous percevez dans le cadre de votre activité professionnelle (…)le jeu du Monopoly, vous achetez des immeubles, vous en vendez d’autres tel que dans le jeu vous le faites avec des deniers qui ne sont pas vôtres, qui ne sont pas propres, c'est-à-dire qu’ils ne vous appartiennent pas, le jeu de « j’arnaque » ». Que signifient ces propos ? Qu’est ce qui est sous entendu avec l’argent du contribuable ? Des achats privés avec des deniers publics ? Des ventes et reventes ? De l’argent volé ?
Ce conseil restera dans les annales et je le regrette amèrement. Débuté à 18h00 il s’est terminé 3 heures plus tard mais je reconnais m’être retenu de lever la séance auquel cas les élus repartaient tous à la maison…
Ce fonctionnement est un fonctionnement grave de notre démocratie mais fidèle aux fondamentaux de ce groupe : attaques personnelles, mensonges, arguments qui blessent.
J’ose espérer que la presse saura titrer et argumenter objectivement la séance d’hier soir, deux incidents de cette ampleur ne peuvent passer sous silence.
J’informe dès à présent les lecteurs que le groupe de la majorité d’un côté et le maire de l’autre sauront en tirer très rapidement les conséquences avec les suites inhérentes.
Et pour conclure, provisoirement, j’ai honte. Honte d’avoir ces élus dans mon conseil. Honte de l’image qu’ils ont offerts à la population présente, Honte de cette scène pathétique offerte aux services et à Monsieur le Trésorier général qui était également présent.
Ci dessus une partie d'une intervention en audio
11:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal
mercredi, 03 février 2010
Conseil municipal de ce soir : vote du budget
Le conseil municipal de Brest s’est déroulé hier, celui du Relecq-Kerhuon se tiendra ce soir à 18h00 à l’Hôtel de Ville.
Ce conseil est probablement le plus important dans l’acte citoyen puisqu’il s’agit de voter le budget primitif de la ville, c'est-à-dire les futures dépenses et recettes de la collectivité. Il permet également de savoir ce que les élus ont décidé pour l’année 2010 en matière d’investissements.
Sans scoop aucun puisque ce travail a été effectué en commissions municipales et qu’il est sous les feux de la rampe depuis le mois d’octobre, je proposerai au conseil municipal une capacité d’investissement à hauteur de 1,5 million d’euros : de quoi intervenir dans tous les domaines et permettre à la ville d’être aux avant-gardes.
Souvent avez-vous entendu ou lu dans la presse que les collectivités locales étaient les premiers investisseurs publics : c’est vrai, près de 75% des investissements sont réalisés par celles-ci : stades, salles de sports, de spectacles, écoles… Les collectivités locales réinjectent beaucoup d’argent dans les entreprises locales et permettent, dès lors, d’être un amortisseur non négligeable de la crise financière.
Par exemple Le Relecq-Kerhuon sur des chantiers tels que le Boulodrome ou la piste d’athlétisme permet, en plus, des autres villes, de donner du travail à des sociétés du bassin brestois.
Le gros dilemme des villes, mais aussi des départements, c’est que nous devons chaque jour répondre aussi bien, voire mieux, à la population mais avec des dotations qui baissent.
Un exemple concret posé par le bureau d’une association hier soir et relevé par son président : le conseil général ayant eu moins de dotations a baissé, par ricochet, celle versée à cette association de 13 000€. Pour l’équilibre et la gestion de cette association qui a du passer à la caisse ? La ville. Toujours la ville puisque dernier maillon.
Et cette situation est récurrente dans beaucoup de situations.
Ce soir, comme à Brest hier, je n’ai guère d’autres choix que de proposer une augmentation de 3% des impôts locaux ce qui, pour la population se traduira par une augmentation moyenne de 14€ par an par rapport à 2009. Vu la situation, vu les désengagements des uns et des autres, celui ou celle qui dit que l’on pourrait faire autrement est un naïf. Surtout lorsque l’on contient des dépenses de fonctionnement à la hauteur de celle de notre ville…
13:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget municipal, conseil municipal

