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lundi, 22 avril 2019

Pont Abert-Louppe : notre Notre-Dame à nous.

La semaine dernière, croyant ou non croyant, une majorité de français, d'européens et au delà, était abasourdie par la quasi destruction de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. En effet, cet édifice est, inévitablement, dans le coeur et les esprits des français pour des raisons toutes aussi diverses que justifiées : architecture, symbole, religion, souvenir, histoire... Comme tout un chacun j'ai pu aussi mesurer la solidarité naturelle qui s'est construite pour accompagner l'État dans sa reconstruction. Je ne rentrerai pas dans la polémique sur les millions qui, en 48h, ont été promis juste me permettrai-je une petite remarque : j'aimerais autant d'empressement des grandes fortunes de notre pays pour accompagner, par exemple, l'Agence Régionale de Sant (ARS) et les départements pour nos aînés avec les politiques d'accompagnement des personnes placées en EHPAD. Mais je digresse, je reviens à mon sujet...

En tan qu'élu local je sais fort bien l'attachement des habitants au patrimoine, surtout dans un territoire comme le notre qui a été sévèrement touché par la guerre 39-45 avec une ville comme Brest qui a été quasiment rasée de la carte. Chez nous le patrimoine a du sens! Je sais aussi, hélas, que le Gouvernement nous répète à l'envie qu'il n'y a plus de sous, que les caisses ne permettent pas d'entretenir correctement le patrimoine dont lui, et l'État, sont responsables. Alors fatalement les communes tentent de se battre avec les moyens qui sont les leurs : exemple local sur la ville du Relecq-Kerhuon; la Gare de Kerhuon, bâtiment de 1865, était destinée à la destruction. L'un des vestiges de l'arrivée du train à Brest, maison pleine de symboles notamment celui de l'ouverture de Brest au reste de la Bretagne et de la France. Nous n'avons obtenu aucun accompagnement au motif que ce n'était pas une priorité : il est certain qu'abattre est beaucoup plus aisé... Nonobstant les embûches nous avons réussi à la sauver, la réhabiliter et la voilà transformée en lieu de vie de danse et de résidence d'artistes.

Un autre sujet du patrimoine m'interpelle et je souhaiterais m'investir puissamment pour le sauver dans les décennies qui arrivent : le Pont Albert Louppe. En effet, ce dernier vieillit, comme pour tout, et le manque de crédits pour son entretien laisse à penser qu'il pourrait vivre des années compliquées. Sa rénovation complète (j'insiste bien sur "complète") coûterait 30 Millions d'Euros environ. Bien loin des 900 millions d'Euros comptabilisés pour Notre-Dame-de-Paris, mais bien trop pour les budgets de l'État (les plaisanciers le savent, chute de pierres, béton qui éclate etc...) Or ce Pont, construit entre 1926 et 1930, inauguré par le Président de la République Doumergue, est une pépite architecturale de notre Pays de Brest. Qui ne le connaît pas? Qui ne l'a pas déjà emprunté pour se balader, pour courir, pour faire du vélo ou pour prendre des photos depuis sa fermeture aux automobilistes en 1994? Or il y a urgence à financer ou en tous les cas, à prévoir les financements de son entretien. Le Ministère de la Culture l'a même labellisé "Patrimoine du XXème Siècle" remplacé depuis par le label "Architecture Contemporaine Remarquable". Hélas, ce dernier ne donne le droit à aucun financement particulier.

Nous ne sommes, quant à nous, que de passage. Mais notre mission est aussi de transmettre un patrimoine à ceux qui nous succéderont et je pense, objectivement, que dans 100 ans, nos enfants, petits enfants, seront heureux de constater qu'un bâtiment comme celui-là (et d'autres) a été entretenu pour encore en profiter.

Alors si l'État ne peut pas ou ne veut pas? L'on fait quoi? On le laisse et dans quelques dizaines d'années on l'abandonnera, pire, comme celui de Terenez, on le détruira? (ce dernier était atteint d'une maladie du béton). Je ne puis m'y résoudre. C'est pourquoi je vais solliciter, au moins à titre d'information, les mêmes qui se sont portés généreusement contributeurs pour la cathédrale de Paris, y compris le conseiller patrimoine du Président de la République. Nul doute qu'il seront touchés par cette architecture, ce point de vue et son  rôle de passerelle pour les modes actifs au dessus de l'Elorn. Et ainsi nous pourrons, je l'espère, construire un plan de financement pour sa sauvegarde. 

Que cela vous parle ou non, j'espère un plein et entier soutien de votre part!

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Pont Albert Louppe depuis la Plage des Sables Rouges au Relecq-Kerhuon.

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Construction du pont, arches en béton contraint. 1926.

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Coucher de soleil entre les deux ponts : Pont de l'Iroise (1994) et Pont Albert Louppe (1930)

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Anse de Camfrout avec la superbe vue architecturale des deux ponts.

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mardi, 19 mars 2019

PS-Place Publique : 1ère étape d'une alliance porteuse.

Dire c'est bien. Faire c'est mieux.

C'est ce à quoi s'est employé Olivier Faure, dûment habilité depuis décembre 2018 et mandat renouvelé en février dernier, pour sceller une alliance des forces de gauche la plus large pour ces élections européennes. Place Publique était à l'initiative depuis plusieurs mois (Libération, 6 novembre 2018) avec un objectif clairement affiché : faire taire les égos et tenter un rassemblement. Si tous les partis, excepté LFI, ont répondu présent pour discuter, seul le PS a poursuivi en ce sens afin d'approfondir les possibilités d'union. Je regrette que d'autres partis amis aient décidé de jouer une carte "solo" pour exister médiatiquement sans réelles chances de pouvoir placer ne serait-ce qu'un seul élu au parlement européen.

Car fondamentalement : serait-ce une honte, un abandon que de constater que seuls nous ne sommes pas assez forts pour espérer dépasser les 10%? Je ne le pense pas et c'est ce que l'on appelle l'humilité de reconnaître que nous ne sommes plus un parti hégémonique qui préemptait le débat à gauche depuis les années 80 : changement d'époque, changement de logiciel. Dès lors il est tout a fait justifié de s'ouvrir aux autres et d'élargir la base avec des personnes qui ne sont pas "cartés" dans un parti politique mais qui ont de réelles valeurs et de réelles expériences ( je pense notamment à Jean Jouzel, climatologue). Si le PS s'était enfermé, une fois de plus, sur un fonctionnement désuet nous n'aurions pas pu prendre un nouvel élan, gage de réflexions communes et de remue-méninges attendus.

Je crois sincèrement, encore et toujours, à la social-démocratie laquelle est en perte de vitesse un peu partout en Europe, je crois beaucoup , encore et toujours, en l'acceptation de l'économie de marché mais avec des cadres spécifiques et une puissance publique affirmée, loin du laisser-faire laisser-aller des libéraux. Entre temps, la prise de conscience sur l'élément climatique est devenue une réalité : tout le monde (ou presque) est pour à condition que ce soit juste. L'annonce d'un ISF "Vert" par Olivier Faure hier sur Europe 1 est une première étape. Et puis bon sang! Nous sommes en 2019! Celles et ceux qui sont prompts à donner des conseils sur ce qui serait bien et sur ce qui ne le serait pas sont ceux-là même qui siègent, naviguent dans ces eaux et actionnent  depuis 30 ans ou presque. L'audace c'est aussi de changer de façon de faire et je me moque du "mais avant on a toujours fait comme cela". Et bien précisément : et l'on termine à 5% dans les sondages. A méditer.

En attendant, je ne peux que vous convier Samedi 23 Mars prochain au Café de la Cale au Relecq-Kerhuon pour une rencontre avec le PS et Place Publique, et notamment Forough Salami, pour échanger et vous engager sur l'Europe.

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vendredi, 22 février 2019

Le grand oral

Dans une vie d'élu il y a des moments forts, importants et très enrichissants : c'est ce que je viens de "vivre" sur une période qui s'étire depuis le mois de novembre 2018 et qui doit trouver sa conclusion fin mars de cette année. Il s'agit du renouvellement de la Délégation de Service Public (DSP) des transports sur Brest métropole.

En effet, au conseil de février 2018 nous avions ouvert la séquence qui permettait aux différents candidats potentiels de déposer une offre jusqu'au début de l'automne dernier. La DSP actuelle arrivant à échéance au 1er Juillet 2019 le cadre réglementaire obligeait donc à lancer cette procédure afin de (re) partir sur une période s'étirant de 2019 à 2027 cette fois. Intéressant certes et copieux surtout puisque ce sont deux périodes d'auditions des candidats qui se sont déroulées en décembre puis cette semaine, lesquels ont proposé une première offre puis une seconde avant d'en déposer une ultime courant mars. Par contre, à ce stade, il n'y aura pas de troisième oral : tout sera consigné dans le dossier prévu à cet effet et à destination de la collectivité (Brest métropole).

Enrichissant ensuite car c'est quelque chose que je qualifie comme "une chance" de pouvoir vivre un renouvellement comme celui qui pèse plusieurs dizaines de millions d'euros : en effet, chaque candidat aura eu deux fois une journée entière pour présenter son offre, répondre aux questions, repréciser les choses si ces dernières n'étaient pas claires et défendre ses arguments pour tout notre réseau métropolitain. Rude expérience! De 9h00 le matin jusqu'à 12h30 puis de 13h45 jusqu'à près de 17h : il s'agit d'avoir le dynamisme nécessaire pour présenter au jury, que je préside, les propositions et évolutions imaginées par les uns et par les autres.

Objectivement, et je le dis pour tous les lecteurs, nous avons trois candidats sérieux, experts et extrêmement motivés pour notre territoire, chacun avec ses particularités mais toujours dans le sens et l'intérêt de la métropole et des usagers des transports en commun. La presse s'en était fait l'écho, il s'agit de Keolis (Groupe SNCF) de Transdev (Caisse des Dépôts) et de RATP Dev (Groupe RATP). Ainsi que je viens de l'écrire, une dernière offre à la métropole sera réalisée d'ici à la mi-mars suite à nos entretiens de cette semaine mêlant d'ailleurs aspects financiers, réseaux, techniques, social, concertation etc... A l'issue de quoi le jury décidera quel candidat peut-être retenu et proposé au vote des élus métropolitains à l'occasion du conseil de métropole du 26 avril prochain. La date de prise de fonction étant calée au 1er Juillet 2019. In fine, c'est le président de Brest métropole, comme dans chaque exécutif, qui arrêtera la décision finale avant proposition au conseil non sans avoir préalablement travaillé assidument avec les membres du jury qui auront eu la tache de suivre et de travailler ce renouvellement depuis 1 an à présent.

Il me semblait important de vous expliquer cette procédure, rarement connue de tous, mais si importante au regard des investissements portés, des passagers transportés : en 2017 par exemple ce sont plus de 26 millions de passagers sur l'ensemble de notre réseau Bibus, pour 2019 ce seront 3 174 000€ qui seront consacrés au renouvellement des bus sur un budget global déplacements de près de 52 millions d€

Et puis finalement, que vous les utilisiez ou pas, les bus, le tramway, le téléphérique, les vélos... ils font partie de votre environnement quotidien non?

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jeudi, 24 janvier 2019

Emission "L'Invité" sur Tebeo avec Hubert Coudurier

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samedi, 19 janvier 2019

Le grand débat national : ma position.

Le Télégramme de Brest a effectué un rapide aperçu des positions des différents Maires de la métropole concernant la tenue et l'organisation du Grand débat National voulu par le président de la République. Sans nous être concertés alors même que nos opinions politiques divergent, nous sommes arrivés à la même conclusion : ce n'est pas à nous d'organiser ce débat.

En effet, notre majorité municipale a travaillé sur ce sujet il n'y a pas plus tard que lundi dernier et a décidé à l'unanimité de ne pas se poser en "organisateur" de ce rendez-vous. Pour autant je suis républicain et j'ai décidé de mettre à disposition une salle pour la tenue de cette réunion. Cette information sera transmise auprès de Madame Anne Tagand, Sous-préfète des arrondissements de Châteaulin et de Morlaix afin qu'elle puisse organiser elle ou un/une délégué(e) le débat dans notre commune. En effet, par courrier en date du 16 Janvier dernier, Monsieur le Préfet a décidé de confier à Madame Tagand cette organisation et la concentration des informations. Il va de soi que ce sera à l'État, et au premier chef son représentant dans le département, d'organiser cette rencontre. Le Maire est le représentant de l'État dans un cadre bien limité : la sécurité, l'état-civil, les élections et les actes administratifs. Nous ne sommes pas les délégués du Gouvernement à qui l'on imposerait de faire : les lois de décentralisation sont passées par là!

Cependant quelques remarques sur ce débat dont les dés semblent déjà pipés (pour reprendre l'expression du président de la République) :

1. Lorsque l'on veut débattre on ne pose aucune exclusive et l'on débat de tout. Or, Emmanuel Macron, dans sa lettre, laisse penser que l'on ne reviendra pas sur la décision de l'ISF. 1ère erreur.

2. Benjamin Griveaux annonçait il y a peu que, peu importe les retours des "cahiers de doléances", le Gouvernement ne changerait pas de cap. 2ème erreur.

3. Dorénavant les Maires sont devenus les partenaires essentiels sur qui on compte et l'on découvre comment diriger de Paris sans nous est complexe. Réveil un peu tardif après les provocations de ce Gouvernement depuis près de 2 ans.

4. Dans sa lettre, la président demande de la "loyauté et de la transparence". Loyauté à qui? A quelqu'un en lui on ne croit pas? En une politique qui est mauvaise pour le pays? Soyons sérieux. 4ème erreur donc.

5. Dans sa lettre, il parle des institutions, des évolutions possibles mais le coeur du problème, à l'origine, est le pouvoir d'achat. Donc des décisions économiques et fiscales. Il n'en est pas question. 5ème erreur.

Assurément cette décision de grand débat est surtout un coup de communication en vue de tenter un rabibochage avec les français et par là même faire l'auto promotion des réformes voulues avec le regard fixé sur les Européennes de mai prochain. Compliqué enfin d'être objectif avec des marcheurs locaux qui ne cessent de critiquer l'action municipale avec des procédés parfois douteux, faisant d'ailleurs de la personne de certains élus, une motivation première. Donc que les choses soient claires : si débat il y a au Relecq-Kerhuon, il sera animé par une personne neutre, sans esprit partisan. Cela ne peut-être qu'un représentant de l'État et en l'occurence de la Préfecture. Sans cela il n'y aura pas de salles mises à disposition. 

NB : Le Relecq-Kerhuon n'a pas attendu les consignes : un cahier de doléances est ouvert depuis le mois de décembre.

NB 2 : Les Gilets Jaunes m'ont également contacté et ont souhaité avoir une salle pour tenir une réunion publique. Dans la mesure des disponibilités ce sera évidemment oui.

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