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lundi, 06 mai 2019

Raphaël Glucksmann à Brest

J-20 avant le premier et unique tour des élections européennes. 

20 jours pour échanger, pour discuter, pour persuader du bien fondé d'aller voter le 26 Mai prochain. En attendant, la tête de liste de "Envie d'Europe", Raphaël Glucksmann, sera à Brest demain après midi pour échanger avec le monde marin notamment celui d'Océanopolis, mais également les étudiants de l'UBO pour qui l'Europe est une évidence au quotidien, les douaniers pour qui le Brexit a des conséquences importantes et enfin une rencontre avec des demandeurs d'emploi en insertion dans les programmes financés par le Fonds Social Européen.

Accompagné de Forough Dadkah-Salami, candidate sur la liste, il sera également présent aux Ateliers des Capucins dès 15h00 pour une visite des lieux et les rencontres ci-dessus. Le PRG, Place Publique, Nouvelle-Donne et le PS seront bien entendu présents pour suivre notre tête de liste dans cette escale brestoise.

La Bretagne est une terre profondément européenne, elle le prouve pour chaque élection où le pourcentage de participation est bien plus élevé qu'ailleurs en France; une récente étude montrait que les bretonnes et les bretons étaient très attachés à l'Europe : c'est pourquoi Raphaël Glucksmann y passera deux fois avant le 26 Mai : à Brest demain et à Rennes pour un grand meeting le 14 Mai prochain.

Si vous souhaitez échanger avec lui, rendez-vous aux Capucins dès 15h00 demain après midi.

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vendredi, 26 avril 2019

Conseil de métropole du 26 avril 2019

Ce jour le conseil de métropole délibérera sur un important sujet : la délégation de service public du transport en commun de Brest métropole. En tant que vice-président chargé des transports et des mobilités, je vous invite à me retrouver en direct sur le site de www.brest.fr

En effet, Brest métropole innove : dorénavant tous les conseils seront retransmis en direct!

Cliquez sur le lien ci-dessus et suivez-nous à partir de 17h00.

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lundi, 22 avril 2019

Pont Abert-Louppe : notre Notre-Dame à nous.

La semaine dernière, croyant ou non croyant, une majorité de français, d'européens et au delà, était abasourdie par la quasi destruction de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. En effet, cet édifice est, inévitablement, dans le coeur et les esprits des français pour des raisons toutes aussi diverses que justifiées : architecture, symbole, religion, souvenir, histoire... Comme tout un chacun j'ai pu aussi mesurer la solidarité naturelle qui s'est construite pour accompagner l'État dans sa reconstruction. Je ne rentrerai pas dans la polémique sur les millions qui, en 48h, ont été promis juste me permettrai-je une petite remarque : j'aimerais autant d'empressement des grandes fortunes de notre pays pour accompagner, par exemple, l'Agence Régionale de Sant (ARS) et les départements pour nos aînés avec les politiques d'accompagnement des personnes placées en EHPAD. Mais je digresse, je reviens à mon sujet...

En tan qu'élu local je sais fort bien l'attachement des habitants au patrimoine, surtout dans un territoire comme le notre qui a été sévèrement touché par la guerre 39-45 avec une ville comme Brest qui a été quasiment rasée de la carte. Chez nous le patrimoine a du sens! Je sais aussi, hélas, que le Gouvernement nous répète à l'envie qu'il n'y a plus de sous, que les caisses ne permettent pas d'entretenir correctement le patrimoine dont lui, et l'État, sont responsables. Alors fatalement les communes tentent de se battre avec les moyens qui sont les leurs : exemple local sur la ville du Relecq-Kerhuon; la Gare de Kerhuon, bâtiment de 1865, était destinée à la destruction. L'un des vestiges de l'arrivée du train à Brest, maison pleine de symboles notamment celui de l'ouverture de Brest au reste de la Bretagne et de la France. Nous n'avons obtenu aucun accompagnement au motif que ce n'était pas une priorité : il est certain qu'abattre est beaucoup plus aisé... Nonobstant les embûches nous avons réussi à la sauver, la réhabiliter et la voilà transformée en lieu de vie de danse et de résidence d'artistes.

Un autre sujet du patrimoine m'interpelle et je souhaiterais m'investir puissamment pour le sauver dans les décennies qui arrivent : le Pont Albert Louppe. En effet, ce dernier vieillit, comme pour tout, et le manque de crédits pour son entretien laisse à penser qu'il pourrait vivre des années compliquées. Sa rénovation complète (j'insiste bien sur "complète") coûterait 30 Millions d'Euros environ. Bien loin des 900 millions d'Euros comptabilisés pour Notre-Dame-de-Paris, mais bien trop pour les budgets de l'État (les plaisanciers le savent, chute de pierres, béton qui éclate etc...) Or ce Pont, construit entre 1926 et 1930, inauguré par le Président de la République Doumergue, est une pépite architecturale de notre Pays de Brest. Qui ne le connaît pas? Qui ne l'a pas déjà emprunté pour se balader, pour courir, pour faire du vélo ou pour prendre des photos depuis sa fermeture aux automobilistes en 1994? Or il y a urgence à financer ou en tous les cas, à prévoir les financements de son entretien. Le Ministère de la Culture l'a même labellisé "Patrimoine du XXème Siècle" remplacé depuis par le label "Architecture Contemporaine Remarquable". Hélas, ce dernier ne donne le droit à aucun financement particulier.

Nous ne sommes, quant à nous, que de passage. Mais notre mission est aussi de transmettre un patrimoine à ceux qui nous succéderont et je pense, objectivement, que dans 100 ans, nos enfants, petits enfants, seront heureux de constater qu'un bâtiment comme celui-là (et d'autres) a été entretenu pour encore en profiter.

Alors si l'État ne peut pas ou ne veut pas? L'on fait quoi? On le laisse et dans quelques dizaines d'années on l'abandonnera, pire, comme celui de Terenez, on le détruira? (ce dernier était atteint d'une maladie du béton). Je ne puis m'y résoudre. C'est pourquoi je vais solliciter, au moins à titre d'information, les mêmes qui se sont portés généreusement contributeurs pour la cathédrale de Paris, y compris le conseiller patrimoine du Président de la République. Nul doute qu'il seront touchés par cette architecture, ce point de vue et son  rôle de passerelle pour les modes actifs au dessus de l'Elorn. Et ainsi nous pourrons, je l'espère, construire un plan de financement pour sa sauvegarde. 

Que cela vous parle ou non, j'espère un plein et entier soutien de votre part!

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Pont Albert Louppe depuis la Plage des Sables Rouges au Relecq-Kerhuon.

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Construction du pont, arches en béton contraint. 1926.

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Coucher de soleil entre les deux ponts : Pont de l'Iroise (1994) et Pont Albert Louppe (1930)

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Anse de Camfrout avec la superbe vue architecturale des deux ponts.

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mardi, 19 mars 2019

PS-Place Publique : 1ère étape d'une alliance porteuse.

Dire c'est bien. Faire c'est mieux.

C'est ce à quoi s'est employé Olivier Faure, dûment habilité depuis décembre 2018 et mandat renouvelé en février dernier, pour sceller une alliance des forces de gauche la plus large pour ces élections européennes. Place Publique était à l'initiative depuis plusieurs mois (Libération, 6 novembre 2018) avec un objectif clairement affiché : faire taire les égos et tenter un rassemblement. Si tous les partis, excepté LFI, ont répondu présent pour discuter, seul le PS a poursuivi en ce sens afin d'approfondir les possibilités d'union. Je regrette que d'autres partis amis aient décidé de jouer une carte "solo" pour exister médiatiquement sans réelles chances de pouvoir placer ne serait-ce qu'un seul élu au parlement européen.

Car fondamentalement : serait-ce une honte, un abandon que de constater que seuls nous ne sommes pas assez forts pour espérer dépasser les 10%? Je ne le pense pas et c'est ce que l'on appelle l'humilité de reconnaître que nous ne sommes plus un parti hégémonique qui préemptait le débat à gauche depuis les années 80 : changement d'époque, changement de logiciel. Dès lors il est tout a fait justifié de s'ouvrir aux autres et d'élargir la base avec des personnes qui ne sont pas "cartés" dans un parti politique mais qui ont de réelles valeurs et de réelles expériences ( je pense notamment à Jean Jouzel, climatologue). Si le PS s'était enfermé, une fois de plus, sur un fonctionnement désuet nous n'aurions pas pu prendre un nouvel élan, gage de réflexions communes et de remue-méninges attendus.

Je crois sincèrement, encore et toujours, à la social-démocratie laquelle est en perte de vitesse un peu partout en Europe, je crois beaucoup , encore et toujours, en l'acceptation de l'économie de marché mais avec des cadres spécifiques et une puissance publique affirmée, loin du laisser-faire laisser-aller des libéraux. Entre temps, la prise de conscience sur l'élément climatique est devenue une réalité : tout le monde (ou presque) est pour à condition que ce soit juste. L'annonce d'un ISF "Vert" par Olivier Faure hier sur Europe 1 est une première étape. Et puis bon sang! Nous sommes en 2019! Celles et ceux qui sont prompts à donner des conseils sur ce qui serait bien et sur ce qui ne le serait pas sont ceux-là même qui siègent, naviguent dans ces eaux et actionnent  depuis 30 ans ou presque. L'audace c'est aussi de changer de façon de faire et je me moque du "mais avant on a toujours fait comme cela". Et bien précisément : et l'on termine à 5% dans les sondages. A méditer.

En attendant, je ne peux que vous convier Samedi 23 Mars prochain au Café de la Cale au Relecq-Kerhuon pour une rencontre avec le PS et Place Publique, et notamment Forough Salami, pour échanger et vous engager sur l'Europe.

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vendredi, 22 février 2019

Le grand oral

Dans une vie d'élu il y a des moments forts, importants et très enrichissants : c'est ce que je viens de "vivre" sur une période qui s'étire depuis le mois de novembre 2018 et qui doit trouver sa conclusion fin mars de cette année. Il s'agit du renouvellement de la Délégation de Service Public (DSP) des transports sur Brest métropole.

En effet, au conseil de février 2018 nous avions ouvert la séquence qui permettait aux différents candidats potentiels de déposer une offre jusqu'au début de l'automne dernier. La DSP actuelle arrivant à échéance au 1er Juillet 2019 le cadre réglementaire obligeait donc à lancer cette procédure afin de (re) partir sur une période s'étirant de 2019 à 2027 cette fois. Intéressant certes et copieux surtout puisque ce sont deux périodes d'auditions des candidats qui se sont déroulées en décembre puis cette semaine, lesquels ont proposé une première offre puis une seconde avant d'en déposer une ultime courant mars. Par contre, à ce stade, il n'y aura pas de troisième oral : tout sera consigné dans le dossier prévu à cet effet et à destination de la collectivité (Brest métropole).

Enrichissant ensuite car c'est quelque chose que je qualifie comme "une chance" de pouvoir vivre un renouvellement comme celui qui pèse plusieurs dizaines de millions d'euros : en effet, chaque candidat aura eu deux fois une journée entière pour présenter son offre, répondre aux questions, repréciser les choses si ces dernières n'étaient pas claires et défendre ses arguments pour tout notre réseau métropolitain. Rude expérience! De 9h00 le matin jusqu'à 12h30 puis de 13h45 jusqu'à près de 17h : il s'agit d'avoir le dynamisme nécessaire pour présenter au jury, que je préside, les propositions et évolutions imaginées par les uns et par les autres.

Objectivement, et je le dis pour tous les lecteurs, nous avons trois candidats sérieux, experts et extrêmement motivés pour notre territoire, chacun avec ses particularités mais toujours dans le sens et l'intérêt de la métropole et des usagers des transports en commun. La presse s'en était fait l'écho, il s'agit de Keolis (Groupe SNCF) de Transdev (Caisse des Dépôts) et de RATP Dev (Groupe RATP). Ainsi que je viens de l'écrire, une dernière offre à la métropole sera réalisée d'ici à la mi-mars suite à nos entretiens de cette semaine mêlant d'ailleurs aspects financiers, réseaux, techniques, social, concertation etc... A l'issue de quoi le jury décidera quel candidat peut-être retenu et proposé au vote des élus métropolitains à l'occasion du conseil de métropole du 26 avril prochain. La date de prise de fonction étant calée au 1er Juillet 2019. In fine, c'est le président de Brest métropole, comme dans chaque exécutif, qui arrêtera la décision finale avant proposition au conseil non sans avoir préalablement travaillé assidument avec les membres du jury qui auront eu la tache de suivre et de travailler ce renouvellement depuis 1 an à présent.

Il me semblait important de vous expliquer cette procédure, rarement connue de tous, mais si importante au regard des investissements portés, des passagers transportés : en 2017 par exemple ce sont plus de 26 millions de passagers sur l'ensemble de notre réseau Bibus, pour 2019 ce seront 3 174 000€ qui seront consacrés au renouvellement des bus sur un budget global déplacements de près de 52 millions d€

Et puis finalement, que vous les utilisiez ou pas, les bus, le tramway, le téléphérique, les vélos... ils font partie de votre environnement quotidien non?

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